‹ Œuvres de BourdaloueChapitre 153 sur 225 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Deux choses, chrétiens, sont indispensahlement nécessaires pour avoir part à l'indulgence du Jubilé : être en état de grâce avec Dieu, voilà la disposition habituelle; et accomplir les œuvres prescrites par le vicaire de Jésus-Christ , voilà la disposition actuelle. Mettons l'une et l'autre dans tout son jour, et donnez à ceci, s'il vous platt, une attention particulière.

Je dis d'abord qu'il faut être en état de grâce avec Dieu; car l'indulgence, et surtout la plus signalée de toutes les indulgences , est une faveur qui ne s'accorde qu'aux justes et aux amis de Dieu. L'Église invite les pécheurs à y participer; mais elle n'y admet que les pécheurs convertis et réconciliés ; elle en exclut les endurcis et les impénitents. Si vous êtes de ce nombre, ce n'est point pour vous qu'elle ouvre ses trésors. Tandis que vous vivez dans ce triste état, tandis que vous êtes ennemi de Dieu et enfant de colère , il n'y a point de Jubilé pour vous. Dieu est le mattre de ses dons , pour les répandre sur qui il veut et aux conditions qu'il veut; or, la première condition , pour proGter de celui-ci , est que vous soyez revêtu de la grâce sanctifiante, et du caractère de ses enfants bien-aimés. De là je tire trois conséquences que vous devez bien remarquer, parce qu'elles sont essentielles. Première conséquence : puisqu'il faut être en état de grâce, il faut donc renoncer à tout péché; car la grâce et le péché ne peuvent convenir. Renoncement absolu, sincère, efficace, et tel qu'il doit être pour mettre le pécheur en disposition de trouver grâce devant Dieu; sans cela, rien de plus inutile que l'indulgence, ou plutôt, sans cela nulle indulgence. Dieu peut bien remettre le péché, sans en remettre toute la peine; mais il ne remet jamais la peine du péché, tandis que le péché subsiste ; or, il subsiste tandis que le pécheur n'y renonce pas, ou n'y a pas renoncé. Seconde conséquence : puisqu'il faut renoncer à tout péché , il suffit donc d'avoir la conscience chargée d'un seul péché mortel, pour être incapable de gagner l'indulgence du Jubilé ; je dis plus , et j'ajoute qu'il suffit d'être devant Dieu coupable d'un seul péché véniel, à quoi Ton est encore secrètement at* taché, pour ne la pouvoir gagner dans toute son

BOVADÀLOOB. — T. H. %

étendue; car au moins ne la peut-on gagner par rapport à ce péché véniel dont la tache n'est pas effacée. Tel est l'ordre de Dieu plein d'équité; il ne se relâche de ses droits, quant à la peine du péché , qu'à mesure et à proportion que nous en détestons l'offense. Troisième conséquence : il faut donc être vraiment contrit et pénitent ; car c'est en termes exprès ce que porte la bulle, f^ere contrUis et pœ* nit&nUbus; mais indépendamment de la bulle, la chose est évidente par toutes les règles du bon sens et de la raison , beaucoup plus de la religion et du droit divin. Or, sur cela chacun doit s'éprouver soi-même, pour reconnaître s'il est en état de prétendre à la grâce du Jubilé; et par là l'on doit foire le discernement de ceux qui le gagnent , d'avec ceux qui ne le gagnent pas. > ,

En effet, on verra pendant ce saint temps un nombre infini de chrétiens qui , pour avoir part à l'indulgencedu Jubilé, paraîtront touchés de contrition, en donneront des marques publiques, pratiqueront les œuvres de la pénitence jusqu'à certain point, assiégeront en foule les tribunaux, confesseront leurs péchés, se frapperont la poitrine , verseront même des larmes ; mais dans cette foule et sous ces dehors spécieux, y aura-t-il beaucoup de vrais pénitents? Vous le savez, mon Dieu, vous à qui rien n'est caché, et qui pénétrez jusque dans le fond des cœurs; vous savez si le nombre des vrais pénitents répondra à l'abondance de vos miséricordes. Ce que je sais, c'est que vos miséricordes, quoique abondantes , sont, même dans ce temps de salut, limitées et uniquement réservées à ceux dont la contrition est sincère et solide; ce que je sais, c'est que la fausse pénitence ne doit espérer de vous, dans aucun temps, ni grâce, ni rémission : les vrais pénitents» ce sont ceux qui ne se contentent pas de pleurer le péché , mais qui en retranchent la cause, mais qui en quittent l'occasion, mais qui en réparent les pernicieux effets, mais qui en font cesser le scandale , mais qui en cherchent les remèdes , maii qui s'y assujettissent de bonne foi : voilà les preuves d'une contrition non suspecte, et voilà, sans en rien excepter, les dispositions absolument requises pour l'indulgence dont je parie. Or, combien peu s'acquitteront fidèlement, pleinement, exactement de tous ces devoirs ; et par une suite nécessaire, combien seront trompés et se tromperont eux-mêmes, dans la vaine confiance dont ils se laisseront flatter, d'avoir reçu le bienfait du Seigneur, et d'avoir [Mrii pour cela toutes les mesures convenables?

De là même concluons encore , mes chers auditeurs, qu'il n'est donc pas vrai que l'indulgence, ni par conséquent le Jubilé, anéantisse la pénitence, ainsi que les hérétiques nous l'ont reproché : car, bien loin d'anéantir la pénitence , le Jubilé la sup> pose conune la première et la plus essentielle de

POUR L'OUVBRTCIRE DU JUBILE

toutes les conditions; et Ton ne peut dire non plus ^e le Jubilé soit un relâchement de la pénitence, puisque c'est au contraire le plus engageant et le plus pressant de tous les motifis dont se sert l'Église pour exciter les pécheurs à faire de dignes fruits de pénitence;, et certes , à quiconque raisonnera juste dans les principes de la doctrine cathoKqoe, le Jubilé bien entendu et ilndulgence bien conçue ne ^vent inspirer que Tesprit de pénitence : car qn*y a*t4l de plus propre à me faire prendre les foies de la pénitence et de la parfaite pénitence, que d'envisager ce que l'Église me propose, et ce que Dieu me promet, si je suis assez heureux pour y entrer ; savoir, l'entière rémission des peines dues à mei péchés, si je les déteste, si j'en détache mon cœur, en un mot, si ma pénitence a toutes les qualités qu'elle doit avoir, pour me retteUreen grâce avec mon Dieu P Persuadé qu'une telle pénitence est le seul moyen pour obtenir cette rémission, quels efforts ne fais-je pas et quelles victoires ne 8ui»je pas déterminé à remporter sur nK>i-méme, pour surmonter toutes les difficultés qui pourraient s'opposer à ma conversion ? On dit , J'en serai quitte pour peu de chose , et il ne m'en coéiera que de faire ce qui est prescrit par la bulle : ainsi parle une flme peu éclairée, qui ne connaît pas la grâce de Dieu]; ainsi pense une âme mondaine, qui cherche à se consoler dans le désordre de sa vie tiède et lâ- ^e, qu'elle veut toujours soutenir. L'une et l'autre se fait de l'indulgence on prétexte à son impénltence : mais d'où vknt l'impénitence de l'une et de l'autre ? est-ce du Jubiié même? non , sans doute; mais des feinsses conséquences qu'elles tirent l'une et l'autre de l'indulgence et du Jubilé.

En suivant les maximes catholiques , je n'ai garde de tomber en de pareilles erreurs : car, m'attachant à ces paroles qui en sooit U solide préservatif, P^ere pœniimHhm elCùtUriUSy je veux dire à la nécessité d'^re Traiment contrit et pénitent, bien loin de croire que j'en serai quitte pour peu de chose , en fusant ee qui est ordonltié , je comprends^ que le Jubilé m'engage à (se qu'il y a dans la religion de plus difficile, de ph» héroïque et de plus grand , qui est une vraie conteirsioù: je comprends ^ue, pour me disposer à là grâce dti Jubilé, il n'y a point de Tiolenoe que je ne doive me faire, point de passion que je né doive sacrifier, point d'attache que je ne doive rompre , point de commercé dangereux que je ne doive mMnterdire : pourquoi? parce que tout cela est de Tessence d*une conversion véritable et chrétienne. En suivant les maximes catholiques, eomnie je dois compter pour rien tout ce qui est d'ailleurs ordonné, si l'on en isépare cette vraie conversion, aussi puis-je, sans présomption, me fromettre de la bonté de Dieu que tout le reste.

agréable , et de m'aider à apaiser sa justice , si cette vraie conversion en est le fondement. A quoi sert le Jubiié , dit un dirétien lâche ,' si Ton n'en est pas moins obligé à fiadre pénitence? et moi jeréponds : Il me sertà m'acqùitter pleinement envers Dieu des dettes dont, malgré tonte ma pénitence, je pourrais encore lui être redevable r car, par la même raison qu'après avoir fait tout ce qm m'est commandé , je dois toujours noe regarder comme un serviteur inutile; aussi , quelque exacte et quelque fervente que puisse être ma pénitence, je dois encore me considérer comme un pécheur qui est en reste avec Dieu ; et c'est alors que l'indulgence fti'est profitable, c'est alors que le Jubilé supplée à mon impuissance, et met le comble à ma justification. En suivant les maximes catholiques , je ne me ^ens point porté au relâchement de la pénitence; car, ne pouvant jamais être assuré si ma pénitence a été véritable, et si j'ai participé à l'indulgence du Jubilé , parce que je ne puis jamais savoir si je suis digne d'amour ou de haine, ma seule ressource, dans cette a£Qigeante incertitude , est de continuer toujours à faire pénitence , comme s'il n'y avait point eu pour moi d'indulgence.

Cest bien plutôt dans les principes des hérésiarques et dans leurs dogmes scandaleux, que l'on découvre le relâchement visible , et même l'anéantissement total de la pénitence : car n'est-ce pas la détruire et l'anéantir, que de la faire consister comme ils ont prétendu dans un simple acte de foi par où le pécheur se croit justifié , et s'assure en effet de l'être, sans en avoir d'autre témoignage que celui qu'il s'en rend au fond de son cœur? N'estce pas anéantir la pénitence, que de la réduire par là à l'exercice le plus aisé et le plus commode , à un exercice qui ne mortifie en rien , qui n'assujettit à rien , et qui ne coûte rien davantage que de se consoler dans la créance bien ou mal fondée que nos péchés nous sont remis? n'est-ce pas anéantir ta pénitence que de la dépouiller, comme ont fait les auteurs du schisme, de toutes les œuvres humiliantes, laborieuses et pénibles, en abolissant la confession, en supprimant toute l'austérité de la satisfaction, en d^riant les macérations du corps, en faisant cesser l'obligation du jeûne , en déchargeant le pécheur de tout cela , en lui rendant tout cela odieux, en n'exigeant autre chose de lui sinon qu'il croie, sans hésiter, que malgré ses péchés il est revêtu de la justice de Jésus-Christ, et par là lui accordant plus qu'il ne pourrait, selon nous, espérer de l'indulgence et de la pénitence jointes ensemble, puisque, indépendamment de l'une et de l'autre, on l'assure qu'il ne doit plus rien à la justice de Dieu ? mais surtout n'est-ce pas anéantir la pénitence, et renverser toutes les idées que TÉcriture nous en

quoique peu de chose, ne laissera pas de lui être J donne, de dhre, comme les hérésiarques , que quand

POUR L'OUVERTURE DU JUHILÉ

le pécheur esi une fois justifié, il ne peut plus perdre la grâce; que, quelque crime ensuite qu'il conHnette , ses crimes ne lui sont plus imputés? La rémission des peines, que Dieu accorde parTindul* gence à un pécheur contrit et humilié, a-t-elle rien qui approche de ce relâchement, et fut-U jamaia une indulgence, si je puis ainsi parler , plus monstrueuse que celle-là et plus chimérique ?

Cependant, pour recevoir l'indulgence du Juhflé, 8uffît*il d'être en état de grâce? I^on, chrétiens, mais je dis qu'il faut encore aoeomplhr les cwfres ordonnées par la bulle; les aecomphr réellement : rinteatidn et la volonté , quoique sincères, ne suffiraient pas ; les accomplir toutes ,. une seule omise , c>st assez pour nous priver de tout droit à Tindul* genee; k& accomplir au temptf marqué, afin que, jointes ensemble, elles en aient phis de loroe et plus de vertu ; les accomplir en esprit de pénitence , pinsque , par une espèce de compensation , elle nous doivent tenir lieu d'une plus ample et plus sévère pénitence.

Mais quelles sont ces œuvres ? Souffrez , mes frères, que^ pour votre instruction , j'en fasse kâ un détail abrégé : elles se réduisent à six.

En premier lieu, commencer les oenvres prescrites par la confession, afin qne tontlereM, étant £ait en état de grâce, en smt phis méritoire, plus satisfactoire, plus saint, plus digne de Dieu; et faire cette confession avec le même soin, la même ferveur vque si c'était la demi^de la vie, puisque l'effet du Jubilé doit être de nous mettre eh état d'aller jouir sans délai de la possession de Dfieu, si la mort tout à coup nous enlevait.

£n second Jieu , foire des aumônes , pour tépandre sur les membipes rivaofts de Jésus-Ctarist lea tri*^ buts que la pénitraoe inapose à la charité. La bulle ne déterminepoint la quantité deces auménes^ parée qu'elle suppose que v«u& les febez^efaiieiin à pvoportion de votre pmwmr:, maa encore phia duttun à proportion duiuembre de vos péchés doot vous' at^ tendez la rémission^'Gar , selon la parole duS^ravemr, celui àquionteopiet pluftdoitplus aimer » et par coih séquent plus donner.

£n troisième heu, jedner, si la bulle l'onrakiDDe; el ipiand elle ne Tordomierait pas , jeûner pour être plus en disposition de iécUr Dieu. Qui sait, dit k prophète, exhortant le peuple de Dieu à ratttineiM» et au jethie, qui sait si le Seigneur ne setommem pas vers tousî et si , toudié de vos jeûnes, fl ne TOUS pardonnera pas?

En quatrième Heu, visiter les églises assignées, pour honorer les martjrs dont les roques y sont en dépêt. Ces glorieux martyrs ont satisfait à Dieu , et lesurphtsi de leurs satisÛKstions, qui ne leui^ a pas été néeessaire potàc bm^mAnes, faiteneoire Une partie du trésor qui nous est i^qué par le Jnbâé.

En cinqmème lieu, prier avec toute l'Église, et conformément aux intentions du vicaine de Jésus* Christ. L'union des fidèles avec leur chef est un des plus efficaces et des plus excellents SM^eiis pour ob« tenir de Dteu miséricorde.

i^ifin, conclure par la commumon, en Tertu de laquelle Jésus-Christ lui-même vient dans nous, demeure en nous, demande grâce pour nous» Quel sujet n'avons-nous pas de l'espérer, aidé d'un si puissant intercesseur?

. Ah i chrétiens , admirons la bonté de notre Dieu , qm veut bien , à de telles conditions , ae retâcher d^ tous ses droits; et reconnaissons qu'il n'appartient qu'au Père des miséricordes d'en user de la sdrto envers des criminels qu'il pourrait abandonner à toute la rigoeinr de sa justice* Non, il n'appartient qu'à lui : les hommes, pour de légères offenses, exigent les plus rigoureuses et les plus longues satisfactions; et le monde même y^est tellement accoutumé, qu'on ne s'en étonfte point ,' qu'on se soumet sans hésiter à toutes les répu^tlons que peut demander un maître dont on a encouru la disgrâce , qu'on s'estime encore heureux de s'insinuer tout de nouveau , de se rapprocher , et de rentrer en faveur auprès de lui. Condbîeu y a-t-il pour cela de temps à attendre? combien y a-t-il d'hitrignes à former, et d'interiiesseurv à em(4e9^r? et toutefois, de quoi souvent s'agit^ii ,* et qn^ est cette £iute qui coûte tant derepènthns et de pehiê6?pett4tie une parole indiscrète et peu respectueuse; pelit^tre un service mal rendu, et une négltgenee. Vollii , pécheurs, par une utile comparaison , ce qui vous dioit ft^re go^ ter votre bonheur , d'avoir à traiter maintenant avee un Dieu qui vous remet tout , et qui demande si peà pour uneuboKtioB si parfaite* Tel m'écoute, ^, depuis des dix et des vingt années , a vécu dans le crime ; c'est un libertin qui , par état et p» 'proM4 siott, s'est portée toutes les impiétéB; <feBt un voluptueux' qui, donnné par la {dus honteuse pask sion, a vicSli dans la débauche : quel confié de dettes i «t que féra^Ml pour les aequittar ? A tout autre tribunal que' celui de Dieu , U n'y aurait plus d'espérance, plus de retour^ plus de rémission; maïs au tribunal de la divine miséricorde, il peut, s'iTle veut , se décharger du ferdeau et de tout le fardeau qui Faoeid)le; Om , mon cher auditeur , eussiez-vous été jusque présent l'homme le plus ri)andonné à vos passions , et le nombre de vos péchés , pour me servir de cette figure dû prophète , passât-il le nombre des dieveur de votre tête,' ou celui des grains de sable qu'étale la mer sur ses rivages, il ne s'agit maintenant^ pour en être quitte devant Dieu, et vraiment quitte, et pleinement quitte , et irrévocablemeuf quitte; Il n'est, dis-je, question, supposé ter^lMtîrsItteèM de votre ooéur, que de quelques Jours eonsacHs au jeûne;, que de qudques heures

sa.

POUR L'OUVERTURE DU JURILÉ

SOO

employées à la prière , que de quelques œuvres de la charité et de la piété chrétienne. Êtes-vous assez ennemi de vous-mêmes pour perdre volontairement la plus grande de toutes les ^es , lorsqu'elle vous est si libéralement accordée , lorsqu'elle vous est phitôt donnée que vendue, lorsque vous avez tant à craindre qu'elle ne vous soit enlevée pour jamais , et que , n'ayant pas été pour vous, par votre endurcissement , une grâce de rémission , elle ne devienne contre vous un titre de condamnation? êtes- vous, ou assez peu instruit , ou assez peu touché du malheur d'un homme livré à la justice divine et à ses redoutables châtiments, pour ne travailler pas à les prévenir et à vous en préserver? Mais saint Paul , saisi lui-même de frayeur, tout apAtre qu'il était, ne vous dit-il pas que c'est une chose terrible que de tomber dans les mains du Dieu yiY9Jxt? Horrendum est inddere in manus Dei vivenUs. {Hehr.j 10.) Achevons , et pour dernière instruction, voyons ce que doit opérer dans nous l'indulgence du Jubilé, et quels fruits nous en devons retirer : tfest la troisième partie.

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