‹ Œuvres de BourdaloueChapitre 155 sur 225 · SO · texte numérisé non relu

SO

POUR L'OUVERTURE DU JUBILE

^t-elle déjà à la raeine de Tarbre; hfitons-nous d'aceomplir le dessein de Dieu , qui ne peut être que notre sanctification. Ah ! qn^il ne nous arrive pas , comme à Finfortunée Jérusalem, d'ajouter à nos autres ^sordres celui de ne pas connaître le temps où Dieu nous visite, et par là de mettre le comble à notre réprobation. Dieu nous visite par ses cfaâti« ments éwôu les t^nps de calamité et de misère , et il nous -visite par ses consolations dans le temps du Jubilé. Mdheur à nous, si nous ne connaissons pas 00 si saint temps; et encore plus malheureux si , le connaissant , nous ne nous en servons pas ! Car voilà ee qui acheva la mine de cette ville criminelle , lors-

que Jésus-Christ lui dit, en pleurant : Eo quod non cognoveris tempus visUationis tu3S, (Luc, 19.) II n'attribua pas sa destruction future à tous les autres crimes qu'elle avait commis , ni même à celui qu'elle allait commettre en le crucifiant; mais à celui dont elle s'était rendue coupable , en ne discernant pas le temps où Dieu l'avait recherchée et appelée. Détournez de nous. Seigneur, une malédiction si terrible; édairez-nous , touchez-nous , aidez-nous vous-même à faire un saint usage d'un temps si précieux ; préparez-y nos cœurs par votre grâce , et que ce Jubilé soit vraiment pour nous le temps du salut , où nous conduise, etc.

VIN DES MYSTBBBS.

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