‹ Œuvres de BourdaloueChapitre 173 sur 225 · FÊTE · texte numérisé non relu

FÊTE

lAttre les Madiànitdt «nflés de leur tictoira, piMir Mivrer k« Hébreux set eompatriotes de Foppre^ non, et pour être enfin le dief, le eondocteor et le eenreraln de son peuple. Mais qui suie^, dit ce seint eapitaine, surpris du choix que Die« firisalt de lai pour une si hanté entreprise; et comment es^ce. Seigneur, que vous atex }M les yeux sur moi? Je suis de ta dernière des douze tribus, qui est celle de Mnnssès ; dans la tribu de Manassès ma fiEumlle est la moindre de toutes; et moi, Je suis le plus petit de la maison de mon père : par oà donc pomrrai-je sauter Israël? in quo fUbetabo I$raêlf eece famiha mea it^rma est in M(mas$e, eê tgo fiUfUmui in domo paM$ mei. ( Jttd., 6. } Va, lui répondit le Sôgneor, ne sois point en peine : Je me Joindrai à toi : Je rélèrerai , et te ferai grand. Cette promesse s'accomplit , et tous satee à quel point de grandeur Gédéon partint , et combieii son nom lot redouté des ennemis du peuple de Dieu, et filmeux dans toute la terré. If est-ce pas là , chrétiens , rimage la plus naturelle et la [rius parfaite de rincomparable François de Paule ; et ne semble-t-il pas que le Saint-Esprit, sous ces traits , ait prétendu nous le marquer par avance, et nous le fiire C0n-> naître ? Dieu le destinait à des commissions impor*> tantes : à fonder dans TÉglfee un nouvel ordre; à combattre le monde , le démon et la diair , ces dan* gereux ennemis de notre salut : et sur cela , quel était le sentiment de ce saint instituteur ? Le même que celui de Gédéon. Eh quoi! mon Dieu, s*éeriaftil , vous me connaissez ; Je suis le plus petit des hommes , et le moyen que dans mon extrtoe fàU blesse. Je sois en état de seconder vos tues sur moi , et de les remplir? Ego minimu9 in domapa^ tris mei. Je le sais, répond le Seigneur ; mais c>st pour cela même que Je t'exalterai , et que Je te comblerai de gloire. Arrêtons-nous là, mes diers auditeurs , puisque c'est ta plus Juste idée de Téloge que J'entreprends. Faire le pan^rique de François de Paule, c'est faire le panégyrique de riramilité; ou foire le panégyrique de l'humilité , c'est faire celui de François de Paule. Toutes ses vertus se sont comme abîmées dans celle-là : sa foi merveilleuse , sa charité ardente et zélée , son austérité de vie , et sa mortification. Mais avant que de vous expliquer mon dessein, implorons le secours du ciel , et demandons-le par l'intercession de la plus humble des vierges. Ave, Maria.

Quoique rhumîtité soit de toutes les vertus la plus pacifique, la plus soumise et la plus modeste, souvent néanmoins, si je puis ainsi m'exprimer , elle voudrait, aussi bien que l'orgueil , résister à Dieu, et combattre contre Dieu. L'Écriture-Sainte, au livre de la Genèse, nous représente un combat qui se passa dès le commencement du monde entre Dieu

et les homoMt , et dont l'oifueîl des boouttes fin le seul principe r des hommes entreprirent de ^élevcc

migré Dieu mime , et Dieu , ma^ETé eux , entrqirit de tes bumOier. L'orgueil des géants s'arma d'inso-» lenee et de présomption contre la toute-puissance de Dieu, et la toutoi^uissaAoe de Dieu s'arma de ftwdfescueUerorgneil des géants. Mais,chrétieBs, J'ai è vras proposer aîjeordlni on eorabat bien dff* férenl, et noa moins saint que Fautre éuit <^mi* nel; cnr qooiqoe oe seic ne eombaft entre Diea et iTwimHe, ilaœladepropreetdtMerveilleax, ^e, Uen Mn de Séparer l'homme de Dieu^ il Punit étrot*^ temeni à Diee, et rentreUedt dans une paix éternelle «vee Dieu. Ce combat, mes chas auditeurs, c'est celui de Phumilité de François de Paule , cou* tre la libéralité et ia magnificence divine. Dieu vent exalta François ; et François , autant qui lui est permis, s'oppose à son exaltation. François vent s'abaisser et s'anéantir; et IMeu, pour le relever, le tire de l'obscurité où il veut vivre , et s'oppose à son anéantisseRient. Yoilà tout mon sujet, conce» ves-le bien, parce qoe ce sera tout le fond et tout le partage de ee discours. Saint François de Paule a employé tous les efforta de son humilité pour se faire petit dans le monde, c'est fai première partie; et Dieu a employé tous fes trésors de sa magnifia ceneepour le fiure grand, c'est la seconde. Le Sauveur des hommes avait dit dans son Évangile , que œloi qui s'homilienùt serait exalté , Qtd se httmilic^ verU, eamUMtur ( Matth., 38 ); et il fallait que cet oracle se vérifiât : or, Je prétends qu'il n'a Jamais été plus authentiquement vérifié, ni dans un ekemple plus ilinstre , ^e dans la personne du saint fondateur que nous honorons en ce Jour ; et pour vous en convaincre. Je vous ferai voir d'une paît François de Paule qui sliumilie, et Dieu de Fautre qé glorifie François de Paule. A ppllquez-vous , dvétiens : B y aura là également et de quoi satl»fiiire à votre dévotion , et de qud servir à votre instruction. -

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