‹ Œuvres de BourdaloueChapitre 214 sur 225 · Dans sa perfocfion. Perfection de teor fol : arrivés à · texte numérisé non relu

Dans sa perfocfion. Perfection de teor fol : arrivés à

ANALYSES DES SEEÎMONS.

BelbléeiDy fls trooreûl Jésus-Christ dans une étableet dans one crèche ; et , malgré Tétat misérable où il est , ils le reeomiaissent pour lear sooverain. PerfectîoD de leur foi : non contents de Thonorer comme le soayerain monarque du monde , Os Tadorent comme leur Dieu. Perfection de leur loi : ils lui font des offrandes mystérieuses qui eiprimenf sa divinité, son humanité , sa souTeraineté; car Toilà ce que ^gnifient Fencens , la myrrhe , et l'or qu'ils lui présentent. C'est ainsi que des étrangers Tinrent chercher Jésos^nirist dans la Judée » tandis que les Juife, aa mOioi de qui n était né, le renonçaient : et qui sait si IMeu ne nous enlèTera pas à iKNi84nêmes le talent de la foi dont nous nepnâlODf pas, pour le transporter à des hiAdèles?

Deuxième paetib. Idée de Vayeugle sagesse des réprou- Tés et des impies , dans la conduite d*Hérode qui persécute Jésus-Christ. Cette fausse sagesse 1 . est ennemie de Dieu , Toilà son désordre; et 2. Dieu est son ennemi» Toûà son malheur. Nous Toyons Tun et l'autre dans ^rode.

1., Sagesse ennemie de Dieu, qui Fattaque et qui s'élèTe contre lui. Quenefit pofaitHérode pour perÂre Jésus-Christ ? Or, tout ce qu'O fit, ce Ait une finisse poétique qui le lui inspira : et combien y a-t-il encore de ces sages mondains aussi impies qu'Hérode, aussi opposés à Jésus-Christ, aussi intéressés et aussi hypocrites?

2. Sagesse dont Dieu est ennemi, et quH r^roure. Que fait de sa part Jésus-Christ naissant pour confondre la politique d'Hérode? 1. Il la trouble : Hérode est combattu de mQle soupçons et de mille frayeurs ; et rien, ijoute saint Chrysostôme, n'est {Ans capable de troubler la paix d'un mondain que la pensée (toai Diea paoTre et humble. 2. n la rend odieuse : Hérode , en Tonlant satisfaire son ambition , est dereno l'horreur du genre humain : et qu'y a-Ml encore maintenant de plus odieux qu'un nxmdain qui sacrifie tout à sa fortune et à son intérêt? 3. Il la rend Talne et inutUe : Hérode a beau fidre massacrer tous les enfants qui sont aux enTirons de Bethléem , Jésus-Christ échappe à sa fureur; et le mondahi, aTec sa prétendue sagesse, a beau Touloir se rendre heorenx , il ne l'est jamais. 4. H la Mi même serrir malgré die aux desseins de Dieu : Hérode Teut éteindre le nom du nouTeau roi dlsraél qui Tient de naître; et par les mesures quil prend , il contribue, an contraire , à le faire connaître daTantage. Combien de fois l'impie a*t-il TU de la sorte, par one secrète disposition de la ProTidenee, retomber sur lui son impiété même ? Renonçons donc ponrjamaisà la sagessedu monde, qui est une sagesse réprouvée , et suiron^i la sainte sagesse de l'ÉTangOe, pour aller à Dieu et pour le trouTer.

I* son LA PASSION DB JÉ8D8-CHRUT.

SoiET. Off il était suivi d'une grande multitude de peuple , et de femmes qui se frappaient lapoitrine et qui pleuraient Et Jésus se tournant vers elles , leur dit : Filles de Jérusalem , ne pleurez point sur : moi , mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants.

Au lieu de pleurer Jésus-Christ, pleurond ce qui a fiiit pleurer Jésos</lirist ; c'est ainsi que nous sanctifierons aujourd'hui nos larmes , et que nous nous les rendrons salutaires.

DiTisiOM. Passion de Jésus<rhrist causée par le péché , première partie; renouTelée par le péché, deuxième partie;

. rendue inutile par le péché, troisième partie. Voâà ce qui méritetoutes nos larmes. •

Prebièrb partie. Passion de Jésus-Christ causée par le péché : car cette passion est la pénitence publique du péché , et nous devons ici considérer Jésus-Christ comme un Dieu pénitent Or, la pénitence renferme deux choses , la contrition et la satisflM^n. Ainsi, nous allons Toir, I. Jésus- Christ dans le jardin, contrit et ressentant toute l'amertume du péché; 2. Jésus-Christ au CalTaire, expirant et portant sur son corps toute la peine du péché.

1 . Jésus^hrist dans le jardin , contrit et ressentant toute Famertumedu péché. C'est là qu'il s'attriste, qu'il est saisi de firayenr, qu'A est accablé d'ennui, qu*il pleure : pourquoi? pour les péchés de tous les hommes , dont son Père l'a chargé , selon la parole du prophète. Est-ce ainsi que nous pleurons nous-mêmes nos péchés? nous les ehTisageons avec des sentiments tout contraires ; ou , si nous en conceTons quelque douleur, ce n'est qu'une contrition languissante, une contrition superficielle, une contrition imaginaire, qui nous rend encore plus coupables deTanf Dieu.

2. Jésus-Christ au Calvaire , expirant et portant sur son corps toute la peine du péché. Cela nous étonne : mais notre erreur est de considérer Jésus-Christ, parce qu'il est en soi infiniment saint et le Saint des saints : et nous ne prenons pas garde qu'A ne parut au CalTah« que comme la TicUme du péché, et qu'en cet état il n'y aTait point de supplice qui ne lui (Ù% dû. Aussi estce dans cette Tue que le Père étemel prononce contre lui un arrêt demort Car, ditsaint Pierre, c'est par un ordre exprès de Dieu qu'O a été liTré,. et les Juif^ n'ont été que les exécuteurs de la sentence portée dans le del. Dieu ne se contente pas de le frapper; il semble TOulofa'le réprouver en le délaissant. Ce délaissement est en quelque sorte la peine du dam, qu'A fiiUatt que Jésus-Christ éprouvât pour noua tous , comme dit saint Paul. Toilà ce que le péché a coûté à un Dieu; mais n'estce pas le plusdéplorable renversement, que nous, pécheurs, nous nous épargnions , tandis que le juste iUt une si sévère pénitence?

Deuxièib paktib. Passion de Jésus-Christ renouvelée par le péché. Que Toyons-nous dans cette passion? 1. un Dieu tràhi et abandonné par de lâches disciples; 2. un Dieu morteHemeut persécuté par des pontifes et des prêtre» hypocrites ; 3. un Dieu raillé et moqué dans le palais d'Hérode par des courtisans impies ; 4. un Dieu mis en parallèle avec Barabbas , et à qui Barabbas est préféré par un peuple aveugle et inconstant ; 5. un Dieu exposé aux insultes , et traité de roi chimérique par une troupe de f)iux adorateurs ; 6. un Dieu crucifié par d'hnpitoyables bourreaux. Or voilà ce qui se renouvelle tous les jours dans le christianisme.

1. Un Dieu trahi et abandonné par de lâches disciples. Combien de chrétiens Fabandonnent de la sorte?

2. Un Dieu mortellement persécuté par des pontifes et des prêtres hypocrites. Ne voit-on pas encore de mauvai» prêtres qui le persécutent par une vie scandaleuse ? ennemis de Jésu»<}hrist encore plus dangereux , lorsqu'ils se cou-^ vrentdu voile de l'hypocrisie.

3. Un Dieu raillé et moqué dans le palais d'Hérode par des courtisans impies. Conmient est-il traité dans les cours des princes , et même des princes chrétiens? comment sa doctrine, ses maximes, et la Tertu y sont-elles regardées?

ANALYSES DES SEBMONS.

4. Ud Dieo mis CD piriDèla ATee Banbfaat , «( à qui Barabbas esl préféré par on peuple ayeogle et inconstant Combien de fois lui avons-nous préféré nous-mêmes une passion honteuse et un plaisir crinâinel?

5. Un Dieu exposé aux insultes et traité de roi chimérique par une troupe de &ux adorateurs. N*aOons-nous pas rinsuller Jusqu'à ses autels , en présence de son sacrement et dans la célébration des divins mystères?

6. Un Dieu crucifié par d'impitoyables bourreaux* Ke le crucifions-nous pas parnospédiés?

Troisième pabtie. Passion de Jésus-Christ rendue inutile par le péché. Cest selon la pensée d'Amould de Chartres, de quoi II se plaignit sur la croix , en disant à son Père : jlfon Dieu, pourquoi m*€U>ez-vow délaissé? U fut ton* ché delà plus vive douleur à la vue de tant de réprouvés pour qui ses soufnrances ne seraient de nul effet.

Encore si le péché nous rendait sa passion seulement Inutile : mais au moment qu'elle nous devient inutile , elle nous est préjudiciable; car c'est un titre de condamnation contre nous. Que faisons-nous donc quand nous consentons à un péché contre lequel notre conscience réclame? Sans y penser et sans le vouloir expressément , nous prononçons contre nous le même arrêt de mort que les Jui& prononcèrent contre eux-mêmes devant Pilate, lorsqu'ils lui dirent : Que son sang retombe sur nous. Entrons dans le sentiment de saint Bernard ; In me, non super me ; Ah I Seigneur, que votre saqg tombe dans nooi pour me sanctifia, et non sur moi pour me réprouver.

n* son Là Pitswi BB sàum^asaua.

Sonnr. (Test aujourd'hui leJugenuMtdn monÊeî^nr maintenant que le prksm dm momdevù étreehassé: et qnamd on mramraHevé de la terre, f attirerai tsmi à moi. Ce qvtil disait pour marquer de quel genre de mort il devait mourir.

IiC Jugement du monde, danala passion de Jétos-Christ, c'est le mystère que nous avons à considérer.

DmsioH. Jésus-Christ jugé par le noonde, première paitie. Le monde jugé par Jésus-Christ , deuxième partie.

Pbehièbb pAnviB. Jésus -Christ jugé par le noonde :

1. au tribunal de Caïphe, qui (ht le tribunal de la passion ;

2. au tribunal d*Hérode , qui fut le tribunal du libertinage ;

3. au tribunal de Pilate, qui fut le tribunal de la politique.

1 . Au tribunal de Caiphe, qui fht le tribunal de la passion : pourquoi? I. parce que ce fut la passion seule qui présida à ce premier jugement; car ce furent les ennemis de Jésus- Christ , les pontifes , les scribes , les pharisiens , qui , contre toutes les lois de l'équité, se déclarèrent alors ses juges;

2. parce que, dans ce premier jugement , on n'observa point d'autres procédures que celles que la passion suggéra ; savoir, la violence, l'imposture, la calomnie; 3. parce que la passion seule exécuta ce jugement si hiique. A peine le grand prêtre a-t-il prononcé que Jésus-Clirist est digne de mort , que ses juges mêmes se mettent à l'insulter et à Toutrager. Us font phis : ils persuadent au peuple de demander à Pilate qu'il délivre Barabbas, plutôt que Jésus-Christ. Tel est encore tous les jours le Jugement du monde, jugement de passion.

2. Au tribunal d*Hérode, qui fut le tribunal du libertinage; car ce fut là que Jésus-Christ fut méprisé, comme il Test encore présentement de tant d'impies. Quatre caractères de rimpiété. 1. Curiosité : Hérode, homme sans reli-

gion, ayant entendu parler des miracles de Jé«iis-CliiiiC» vouhit lui en voir faire quelqu'un. 2. Ignorance : Jésat- Christ, sans Cure ancon des miracles qu'Hérode attrndait , en fait d'autres qui sont des miracles d'humilité , de patience, de douceur; mais Hérode ne les coanait point 3. M^ris des choses de Dieu : Hérode ne Iroavant potat dans Jésos-Christ de quoi contenter sa curiosité» U le méprise. 4. Esprit railleur '.Hérode, par dérision, lUt ooaviir Jésus-Chrisi d'une robe blanche , et le renvoie ooinoMLiia fou. Idée parfaite du libertinage.

3. Au tribunal de Pilate, qui fut le tribunal de le politique. 1. Politique timide et^blepour les btérèU de Diea: Pilate devait user d'autorité pour maintenir le bon droit de Jésus-Christ; mais il n'ose le ûdre. 2. Politique zélée pour les intérêts du monde; dès qu'il entend parier de César el du r^>port que cette cause pouvait avoir avec la personne de ce prince , il témoigne de l'empressement et de Tardeiv. 3. Politique subtile et artificieuse pour accorder les intér^s deDieu avec ceux du monde; il condamne Jésus-Christ à âne sanglante flagellation, espérant par là d'une part lui sauTer la vie, et d'autre part satisfaire les Juifs. 4. Politique déterminée à tout pour son intérêt propre : pressé par les Jnife qui le menacent de l'empereur, il consent à tout ce qa^li demandent, et leur abandonne Jésus^^hrist. Peinture abrégée , mais oien naturelle , de la politique du siècle.

DcDxiàM£ PÂBHB. Le monde jugé par Jésus-Christ I^es mêmes signes qui paraîtront au jugement dernier, paroren à la mort de Jésus-Christ. Le ciel s'éclipsa, la terre trembla, les morts renusoltèrent, ponr marquer que le Fils de DJeai^ dès ce moment-là même, commençût à juger le noonde* Cest anssi pour cela qu'il fut proclamé roi sur la croix z Jésus Nazarenus rex , comme il est qualifié de roi dans la description du jugement universel. Et dans ce jugement universel, que ferait-U autre chose que ce qu'il faisait en publiant au naonde son Évangile , et en prononçant contre les mondains ces fomeux anathèmest Vœ vobis ! Malheur à vous I Or, c'est sur la croix , reprend saint Jérdme , qa'il les a fulminés solennellement et authentiquement,non par ses paroles, mais par son exemple: Malheur à vous , ri» chesl malheur à vous qui cherchez votre consolation en ce monde! etc.

Trois circonstances essentielles servit de preuveà cette vérité. 1. Au jugement dernier, le signe de la croix paraîtra dans le dèl. Or, tout ce qu'elle aura alors de plus terrible et de plus convaincant contre les pécheurs , ne l'a-t-elle pas dès aujourdlmt? 2. Selon le témoignage de saint Jean , le désespoir des danmés sera de voir le Dieu qu'ils auront outragé et crucifié. Or, dès ce jour, les r^rouvés du siècle et les mondains n'ont-ils pasàsoutenir cette vue et lesremords qu'dle excite dans leurs cœurs? 3. bes prophètes nous spprennoat que le jour du jugement doit être shigulièrement , et par excellence ; le jour des vengeances du Seigneur. Or, il est d'alHenrs évident que jamais Dieu n'a bien commencé à se venger que dans la passion de Jesus-Christ, et psr la passion de Jésos-Christ. 0*0(1 fl s'ensuit, selon la parole disais , que le Jour de la rédemption est le jour de la vengeance , et par conséquent celui du jugement du monde.

Voulez-vous quelques effets particuliers de ce jugement. Les voici. JésuaCbrist meurt en réprouvant les uns , et en sauvant les autres; en réprouvant Judas, les Juib, on crimbel crucifié à ses côtés, jugement de rigueur ; et, en sauvant un autre criminel pénitent, en convertlssanl des

ANALYSES DES SERMONS

€S«Dtfls et pliisieiirs même de ceox qui l'ont crucifié, Ju* gement de CiTear. TAchons à mériter Doos-mèmes on jagement &Torable.

m* SUR LA PÂ86I01f DB JÉSOS-CBRIST.

SojR. Cesthtiqui aporté no$péeké$en ton corps sur la crois, q/fn que, étant morts pour le péché, nous vivions pour la Justice.

n s'agît de conceToir aajoard'hni combien Diea a en horreur le péché, et combien nons dcTons le haïr noosmémes.

Dinsiov. Le péché a fait mourir Jésas-Christ , première partie; et Jésas-Christ a ftlt mourir le péché, deuxième partie.

pREnÈftE PARTIE. Lc péché a fait mourir Jésus-Christ Six sortes de péchés ont contribué à cette mort : l'on qui a confire la mort du FQs de Dieu , Fautre qui Ta trahi et Tendu, un autre qui l'a accusé, un autre qui Ta abandonné , un autre qui l'a condamné, enfin un dernier qui a exécuté rarrftt porté contre lui.

1. Le péché qui a conspiré la mort de Jésus-Christ, c'est Fenyie des scribes et des pharisiens. En?ie, 1. formée en cabale; 2. animée d'une maligne émulation; 3. colorée du prétexte de la piété ; 4. yiolente et emportée jusqu'à la fureur. Tels sont les caractères ordinah'es et les désordres de ren?ie , surtout à la cour.

2. Le péché qui a trahi et vendu Jésus-Christ, c'est Fa** Tance de Judas. AYarice , t . la plus inAme dans son entreprise; 2. la plus ayeugle dans son commerce; 3. la plus endurcie dans sa résolution; 4. la plus désespérée dans son issue. Voilà les effets que produit tous les Jours dans nous une insatiable conYoibse. Combien de gens disent comme Judas et dans le même sens que Judas : Qtce vouleii-vous me donner?

3. Le péché qui a accusé Jésas-Christ, c'est la calomnie des témoins qui déposèrent contre lui. Calomnie, 1. hardie à avancer les plus grossières impostures ; 2. faible pour les soutemr; 3. artificieuse pour séduire et corrompre les esprits. Nous ne voudrions pas communément être les auteurs de la calomnie, mais nous autorisons les calomniateurs en les Ousant parler, en les excitant , en les écoutant avec plaisir, eu leur applaudissant; péché très-commun aux grands. Du reste, conduite admirable de Jésus<;hrist , qui ne répond rien et qui se tait.

4. Le péché qui a abandonné Jésus-Christ, c'est l'inconstance et la légèreté da peuple joif. Inconstance , 1. la plus subite dans son changement; 2. la plus outrée dans les extrémités à laquelle elle se porte. Les Juifs , six jours après avoir proclamé le Fils de Dieu roi d'Israël, poursuivent sa UKMt jusqu'à lui préférer un insigne voleur. Voilà le monde, voilà sef légèretés et ses perfidies; voilà nos hiconstances crlmhieUes dans le service de Dieo.

5. Le péché qui a condamné Jésus-Christ, c'est la pohtique de PUate.il livre le Fils de Dieu aux Juifs : pourquoi? parce qu'il craint César, dont il est menacé. Rendons aux maîtres qui nous gou?ement tous les hommages qui leur sont dus ; mais que ce ne soit jamais aux dépens de Diea ni de notre conscience.

6. Le péché qui a exécuté l'arrêt porté contre Jésus- Christ, c'est la cruauté de ses bourreaux. Us le déchirent de coups par une sanglante flagellation, ik le comblent

pfaies. Examinons bien notre conduite, et nous trouverons que nous avons mille fois ainsi traité ce roi de gloire.

Deuxième partie. Jésus-Christ a fait noourir le péché !♦ dans le corps de l'homme, 2. dans Fespritde l'hommel 3. dans la volonté de Fhomme, 4. dans les passions de Fhomme.

1. Dans le corps de l'homme, en nous inspirant, par son exemple , la mortification contre la sensualité et la mollesse. Il n'y a qu'à présenter à un sensuel ce Dieu pénitent dans l'état où Pilate le fit voir aux Juifs, en leur disant : Voilà Vhomme. A la vue de ce corps meurtri et ensanglanté, qui ne se confondra pas de ses délicatesses ?

2. Dans l'esprit de ThoDune, en nous inspirant, par son exemple , Fhunulité contre Foigueil. Il veut être rassasié, comme dit le prophète, d'outrages et d'afironU. Après cela, un chrétien peut-il chercher à s'élever ?

3. Dans la volonté de Fhomme, en nous inspirant, par son exemple, la soumission contre Famour de l'indépendance. C'est par obéissance à son Père qu'il meurt : car, dît safait Paul, il s'est fait obéissant jusqu'à la mort. D'où nous apprenons deux choses : i. la nécessité de l'obéissance, puisque c'est par elle que s'accomplit aujourd'hui notre sahit; 2. la mesure de Fobéissance, qui doit s'étendre à tout, puisque un Dieu obéit jusqu'à donner sa Tie et à mourir sur une croix.

4. Dans les passions de l'homme, surtout dans la plus violente de toutes, qui est la vengeance, en nous apprenant, par son exemple, à pardonner : il prie pour ses bourreaux. ITa-t-il donc pas bien droit de nous fidre cette loi : Aiime% vos ennemis.

Voilà le péché détruit : mais, hélas t combien de fois Favons-nous ressuscité , et combien de fois Fallons-nous fah« revivre? Le péché est l'ennemi de Dieu, cfest mon propre ennemi, cela nesufiit-il pas pour me le îske détester?

!** SUE Là BÉBDBBBCn<m bl JtoS»CHRlfir.

SoJET. Vange dit aux femmes : Ne craignes point, vous cherchez Jésus de Nazareth qui a étierue\fU: U est ressuscité, il n'est plus ici; voici le lieu oà om ravait mis.

Sainte et merveffleose lésnrreotlon, qoi doit servir de fondement àla foi et à l'espérance chrétiennes.

DivisioR. Le Fils de Dieo , dit saint Augustin , nous pré* sente tout à la fois, dans sa résonrection, et un grand miracle, et un grand exemple. Miracle de la résurrection de Jésus-Christ , preore incontestable de sa divinité ; c'est par là <(h'il confirme notre fol : première partie. Exemple de la résurrection de Jésos^Jhrist , gage assuré de notre iéeurreclfonfàtore; c'est par là qu'Hanime notre espérance : deuxième partie.

Prem lùRB PARTii. iOracle de la résurrection de Jésus- Christ, preuve faicontestable de sa divinité. Pourquoi la révélation de la divinité de Jésas-Christ était-elle sortoat attachée à sa résorrection? 1. parce que sa résurrection était la preuve que cet Honme-Dieu devait expressément donner aux Julfo pour leur foire connaître sa divinité'; 2. parce que cette preuve était en effet la plus naturelle et la plus convaincante de sa divfaiité; 3. parce que, de tous les miracles de Jésus- Christ foits par la vertu de sa divinité, il n'y en a point en de si avé^ que la résurrection

^q>probres, ils lui mettent sur la tête ane cooronne d'é- I de son corps; 4. parce que c'est celai de tous quia le plus

ANALYSES DES SERMONS

gervi à la propagation de la foi et à rëtabUesement de TÉ- TangOe, dont la substance et le capital est de croire ea Jésoa-Christ , et de conlester sa dirûiité*

1. La résorrection de Jésus^/hrist était la preaTe que cet Homme-Dieu derait expressément donner aux Juiû pour leur faire connaître sa diTinité. Car, pendant sa fie » il leur afait toujours donné cette preurepréférablement à toote autre : marque évidente, dit saint Clirysostdoie > que, dans le dessdn de Dieu, la résorrection de Jésus* Christ ayait été ordonnée comme le signe de sa filiation dirtne. De là dépendait la foi de tout le reste : qu'eussent dit les Juift et ses propfes disciples, s'il ne fikt pas res* suscité , après avoir prédit tant de fois qu'il ressusciterait ?

2. La résurrection de JésosOluist était en efiet la preuve la plus naturelle et la plus convaincante de sa divinité; car quel miracle, que de se ressusciter soi-même?

3. La résnrrecflGn de Jésas<}Mst est, de tous les mi* racles, le pins avéré. Les Julfe mêmes oontriboèrent à le confirmer, en demandant à Pllate qu'il mit des gardes autour du sépulcre ; car on ne peut pas dbe que ses disciples aient enlevé son corps : les gardes Fauraîent-ils permis? De plus, à quel dessein ses disciples auraient-ils enlevé son corps , et pourquoi se seraient-Os tant intéressés pour un homme dont Os eussent reconnu l'imposture , si tout ce qu'il leur avait dit de sa résurrection sefitt trouvé feux?

4. La résurrection de Jésus-Christ est, de tous les miracles, celui qui a le phis servi à la propagation de la foi et à rétablissement de rÉvangile, dont la suMance et le capital est de croire en Jésus-Christ et de confesser sa dlvtaûté. Avec quel zèle les apôtres ont41s publié par toute la terre cette résurrection du FDs de Dieu , et qui ne sait pas quel a été le succès de leur prédicatioD? Disons donc à Jésus-Christ, comme samt Thomas : Vents êtes mon Seigneur et mon Dieu. Servons-nous de la foi de sa résurrection et de sa divinité pour vaincre le monde : car, disait saint Jean : Quel est celui qui triomphe du monde, sinon celui qui croit que Jésus-Christ est Dieu?

Deuxième partie. Exemple de la résurrection de Jésus- Christ , gage assuré de notre résurrection Ibture. Nous trouvons tout à la fois dans cette résurrection , 1 . le principe, 2. le motif, 3. le modèle de la nôtre.*

1. Le principe par où Dieu peut nous ressusciter : car la résurrection miraculeuse de Jésus-Christ est l'effet d'une force souveraine et toute-puissante. Or, s'il a pu , par sa tonte^uissance, se ressusciter lui-même, pourquoi ne pourra-t-il pas nous ressusciter? Ainsi raisonnaient samt Paul et le saint homme Job.

2. Le motif qui engage Dieu à nous ressusciUT : car il est naturel que les membres soient unis au chef, et quand k chef se ressuscite lui-même, n'est-ce pas une suite, qu'il doit ressusciter ses membres avec lui? Or, notre chef, c'est Jésud<;hrist , et nous sommes tous les membres de Jédus<3hri6t

3. Le modèle sur lequel Dieu Tent nous ressusciter. Car, selon le témoignage de saint Paul , quand Dieu ressuscitera nos corps, ce sera pour les conformer au divin exemplaire qui nous est proposé dans la résurrection de Jésus- Christ, en sorte que nous aurons, pour ainsi parler, la même incorruptibilité, la même impassibilité, la même immortalité , la même clarté , etc.

Les grandes vérités! Malheur au libertin qui ne les croit paS| malheur au chrétien qui ks croit| et qui vit comme

s'a ne les croyait pas! mais heureux le fid^ qm ,

content de les croire, en ûdi la rtgle de sa vie et en tire de puissanU motifs pour animer sa ferveur! Compliment au roi.

Page 1