BOYLE
On ignorait encore en Angleterre eu 1666 les expériences de Descartes et de Pascal sur la pesanteur. Boyle, dans un livre imprimé alors, appelle la pesanteur un paradoxe hydrostatique.
Lorsque les principaux membres de la Société royale de Londres demandèrent à l’ambassadeur d’Espagne la permission d’aller faire des expériences
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sur le pic de Ténérifïe, il fit chasser de chez lui ces fous qui prétendaient peser l’air.
Boyle était à la têts de ces philosophes. Né en 1626 d’une famille riche et illustrée, il refusa plus d’une fois la dignité de pair. Il avait de grandes idées sur l’art de rendre les hommes meilleurs et plus heureux.
La cour corrompue et voluptueuse de Charles 11, la cour bigote de Jacques TI, devaient regarder ses idées et surtout scs intentions comme des rêves; le philosophe qui aurait voulu être utile, et que l’accueil honorable qu’il recevait ne pouvait flatter, n’allait que très-rarement chez les princes. L’orgueil avec lequel des ministres, savants dans le seul art de l’intrigue, se permettaient d’apprécier les connaissances humaines et de les déprimer, était ce que Boyle trouvait à la cour de plus ridicule.
Il ne voulut pas être ecclésiastique, malgré sa grande piété ; il trouvait que ce qui ôtait tout crédit aux prêtres sur ce qui n’est point peuple, c’est l’idée qu’ils sont payés pour dire ce qu’ils disent, et il pensa que les exhortations d’un laïque devaient avoir plus de poids.
Il trouva la machine pneumatique en même temps que Otto de Guericke, et il en fit un usage beaucoup plus heureux.
Presque tout ce que l’on sait sur les effets de l’air comprimé ou raréfié est dû à Boyle. Aussi le vide de la machine pneumatique a-t-il retenu le nom de vide de Boyle. On doit à Boyle d’avoir prouvé par l’expérience que tous les corps qui