ACTE Y, SCÈNE III
Et tu n'iras paa loin pour rejmndre ^ perfide , Les traîtres qu'en ces iietix arme ton psurricide. Prince indigne du jour^ voilà donc les effets Que dans ton âme ingrate ont produits mes bienfaits I A peine le destin te redonne à ton père , Que ton cœur aussitôt en prend le caractère ; Et plus ingrat que lui ,. puisqu'il me devoit moins. L'attentat le plus noir est le prix de mes soins. Va , pour le prix des tiens , retrouver tes complices | Va périr avec eux dans l'horreur des supplices.
PLISTHENE.
Pourquoi me supposer un indigne forfait ?
Est-ce pour vos pareils que le prétexte est fait ? Vos reproches honteux n'ont rien qui me surprenne , Et je ne sais que trop ée que peut votre haine. Aurois-je prétendu , né d'un sang odieux , Vous être plus sacré que n'ont été les dieux ? A travers les détours de votre âme parjure , J'entrevois des horreurs dont frémit la nature. Dans la juste fureur dont mon cœur est épris.... Mais non , je me souviens que je fus votre fils. Malgré vos cruautés , et malgré ma colère , Je crois encore ici m'adresser à mon père.
Quoique trop assuré de ne point l'attendrir , Je sens bien que du moins je ne dois poini l'aigrir , . Dans l'espoir que ma mort pourra vous satisfaire , Que vous épargnerez votre malheureux frère.
Le crime supposé qu'on m'impute aujourd'hui , Tout, jusqu'à son départ, est un secret pour lui. Sur la foi d'une paix si saintement jurée ,
11 se croit sans penlentre les mains (f Atrëe : J'ai pénétré moi seul au fond de votre cœur; Et mon malheureux père est enoor dans l'erreur: Je ne vous parle point d'une jetme princesse ; A la faire périr rien ne vous intéresse.
ATREE.
Va , tu prétends en vain t'éclaircir de leur sort ; Meurs dans ce doute affreux plus cruel que la mort : De leur sort aux enfers va chercher qui t'instruise. Où l'on doit l'immoler , gardes , qu'on le conduise ; Versez à ma fureur ce sang abandonné > Et songez à remplir l'ordre que j'ai donné.