‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 171 sur 287 · ACTE V, SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIL

Étoit près d éprouver un trop juste courroux ,

Votre main redoutable alloit trancher sa vie :

Dans ce fatal instant la reine l'a saisie.

Vous, sans considérer qui pouvoit retenir

Une main que les dieux armoient pour le punir^

Vous avez d'un seul/Coup, qu'ils conduisoient peut-être,

Fait couler tout le sang dont ils vous firent naître.

ORESTE

Sort, ne m'as-tu tiré de l'abîme des flpts Que pour me replonger dans ce gouffre de maux. Pour me faire attenter sur les jours de ma mère !... Elle vient : quel objet! ou fuirai-je?

ELECTRE

Âh, mon fi*ère!

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