SCÈNE VIIL
DARIUS, ARTAXERCE, AMESTRIS, TISSAPHERNE, gardes.
TISSAPUERPiE, aux gardes.
Vos soins sont superflus:
Barbares, laissez-moi; je ne me coimois plus.... Que vois-je? Darius! Ah ! prince magnanime , Que j'ai craint de vous voir succomber sous le crime ! Quoi! vous vivez encor !jnes vœux sont satisfaits : he ciel, sans m'effrayer , peut frapper désormais. Je ne craignois , seigneur, que de voir l'imposture Triompher aujourd'hui d'une vertu si pure; Mais puisque vous vivez ,> quel que soit mon forfait,
444 XÉRXÊS.
Je vais en ce momenit l'âvcuer sans i^egi^t.
C'est Artaban et moi dont la fureur impie
Du malheureux Xerxès vient de trancher la vie.
Séduit par les projets d'un odieux ami,
Contre la. majesté par l'ingrat affermi.
Sur quelque vain espoir aux. forfaits enhardie
Ma ^ain a seule ici servi sa perfidie.
Il prétendolt régner, et vous perdre tous deux :
Mais , craignant de ma part des remords dangereux.
Il en a cru devoir prévenir l'injustice ,
Et le trs^tre n'a fait que hâter. son supp^lio^^
Je viens de l'immoler aun mânes de moû roi.
ARTAXERCE
Peiîîses-tu par sa mort t'acquitter envers moi ?...
TISSAPHERNE
Je ne^ais si son sang pourra vous satisfaire ; Mais je puis sans péril braver votre colère.
Dans l'état où je suis je ne crains que les dieux.
(On l'emporte.) * ARTAXERCE.
Que je dois désormais te paroître odieux !
Ah ! mon cher Darius., par quels soins , quels hommage.
Pourrai- je dans toa ccBur réparer tant d'outrages?
DARIUS. . »-
Seigneur, vous le pouvez : reftdez-moi le seul bien Qui puis^ désarmer un cœup comme le Mieti.
ARtAjtERCiE.
Si sur le moindre espoir je pouvois y prétendre. Ce bien n'est pas celui que je voudrois te rendre ;