SCÈNE V
IDOMÉNÉË, SOPHRONYME.
IDOMENES.
Tu vois sur nos destins ce que le ciel prononce : En redoutois-je à tort lafuneste réponse ?
Il demande mon fils ; je n'en puis plus douter. Ni de mon trépas même un instant me flatter.
Mânes de mes sujets , qui des bords du Cocyte Plaignez encor celui qui vous y précipite , Pardonnez : tout mon sang , prêt, à vous secourir. Adroit coulé , si seul il me falloit mourir; Mais le ciel irrité veut que mon fils périsse. Et mon cœur ne veut pas que ma main obéisse.
Moi , je verrois mon fils sur l'autel étendu ! Tout son sang couleroit par mes mains répandu! I. 6
Non, il ne monrra point*... je ne puis m'y résoudre.
Ciel, n'attends rien de qm n'attend qu'Hun coup de foudre.