ACTE III, SCÈ-NE I
Tout vo»^ livre à l'envi h fier Jcjoç^^éç :
Par un arrêt <tes diisux sa tête est cpndamnéç ; L'oracle la dem^nd^ , et ce funeste jour Vî^ le punir des p»4ujt que Voii# fit sou retour. Si vous youle«; yousriuieme , achevant sa disgrâce , Hâter le coup affreu^f^ dont le ciel le mwace , Répandez} le sef rf t fjai yofls ^ d^oilé f Et qu'Égésippe en vaiu ne l'ait point révélé. Bu prince yptip^p^ ami tou)oi|rs 6dèle , Vous voyez à quel priï il vous marque son zèle : Inûte^r^lc, madame, et qu'un sang odieux Par vw wins aujourd'hui se répande en ces Jieux. De l'intérêt des dieux faites votre vengeance , Et d'un peuple expirant faites^n la défense j Montrez4ui son salut dans ce terrible arrêt : Lui, vous, le$ dieux enfin, n'avez qu'un intérêt,... D'où vient que je vous vois interdite et tremblante ? CraigneaHTOus d'«Kciter le» plaintes dldamante?
iRlxiïiîE,
Hélas ! si près des maux oèi je le vais plonger. Un seul moment pour lui ne puis^je m'afiliger ? Que veUx-tu ? je frémis du spectacle barbare Que mon juste coui^rouit en ee9 lieux lui prépare : Je sens trop, par les pleurs que je verse aujourd'hui , Quelle est l'horreur du coup qui va tomber sur lui. Tu sai$ que pour le roi son amour ew e^itrême.
Il ne vou^ rest^ plus. que d'aimer le roi même- Qu'entend^ ? Oe yos^ pleura importunant les dieux , Vos plainj/es çliaque jpur fpn^ r^t^ntir ces lieux;
Et quand le cid prononce an gré de votre envie. Vous n'osez plus poufsuivre une odieuse vie î Songez , puisque les dieux' vous louvrent leurs secrets^ Qu'ils vous chargent par là dwsdin de leurs décrets. Et qu'auriez-voua donc fait, si >; trompant TOtre attente, L'oracle eût demandé la «êtecVIddmante, Puisque vous balancée), v.» >
A quoi bon ces transports ?
Je conçois bien , sanë loi, do plus nobles efforts. Malgré tout mon amour , mon devoir est le même : Mais peut-on isan^ tfemMer opprimer' ce qu'on aime ? Un je ne sais quel soin me saisit malgré moi , Et mon propre courroux redouble mon effroi.
Ne crains rien cependant ; mais laisse sans contrainte  des cœurs malheureux le secours de la plainte. Je n'ai point «uoâonibé pour avoir combattu , Et tes raisons ici nefont point rùa vertu.
Égésippe en ces lieux se fait long^témps attendre.