‹ Œuvres de CrébillonChapitre 106 sur 158 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

. SCÈNE PÎREMIÈRE.

ELECTRE, seule.

X iMorî* du crime affreux que poiiFsuit ma Téogeance O nuit , dont tant de fois j'ai troublé le silence, InseusiMe témoin de mes rives douleurs , Electre ne vient plus te confier des pleurs : Son cœur, las de nourrir un désespoir timide , Se livre enfin sans crainte au tï-anspoi-t qui le guidé. Favorisez, gr^inds dieux, up si juste courroux: Electre vous implore , et s'abandonne à vous. Pour punir les forfaits d'une race funeste J'«i compté trop long-temps sur le retour d*Oreste: C'est former des projets et des vœu s superflus ; Mon frère malheureux, sans dout^, ue vit plus. Et vous, mâues sanglaos du plus graud roi dn monde. Triste et cruei objet de ma douleur profoade,

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tS6 ELECTRE.

Mon père » s'il eit rrai qne sur lef sombres bords Les malheurs des vivans puissent toucher les morts, Ah ! combien doit frémir ton o«|bre infortunée Des maux où ta famille est encor destinée I C'était peu qne les tiens, altérés de ton sang, ' Eussent osé porter le coutieau dans ton flanc , Qu'à la face des dieux le meurtre de mon père Fût, pour comble d'Iitorreuri , le crime de ma mère; C'est peu qu'en d'autres mams la perfide ait remis Le sceptre qu'après toi derait porter ton fils , Et que dans mesy-malheurs Égisthe qui me brare. Sans respect, sans pitié, traite Éliectre epesclaye: Pour m'accabler encor, son fils audacieux, Itys , jusqu'à ta fille ose lever les yeux.

Des dieux et des mortels Electre abandonnée Doit, œ jour, à son sort«*«nir p«»r rhyméoé«. Si ta mort , m'inspirant un c^nruge nouveaa » n'en étei9t par mes v^W h conpuble tfavabieau. Mais qui peut reteiyr le oovrroR^ qui m'anime ? Cly temnestre osa bien s'armer ponr un grand crime. Imitons sa fureur par de plus voiles €Pops ; AUoQs à ces autels , où m'attend .son ^ponj: , Immoler arec lui l'amant qui nous outrage c C'est là le moindre effort digne de nion courage, le le dois.... D'où rient donc que^e^ne le ùm pas? Ah ! si c'était l'amour qui me rettnt le bras ! Pardonne, Agamemnon ; pardonne, ombre trop chère: MoB ceBur n'a point brûlé d^une flamme adoUève; Ta fille , de concert ATec tes assassins ,

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