ELECTRE , ITYS
IK^ICTRE.
feiT des lieux où je suis , trop sur de me déplaire. Fils d^Égisthe , oses-tu mettre» un pied téméraire ?*
ITYS
Madame , pardonnez à Tinnocente erreur Qtn TOUS offre un amant guidé par sa douleur. D'un amour malheureux la triste inquiétude Me faisait de la nuit chercher la solitude.
Pardonnez si Tamoui* tourne vers vous mes pas : îtjs TOUS souhaitait , mais ne vous cherchait pas.
Dans rétat on je suis , toujours triste , quels charmes Peurent aroir des yeux presque éteints dans les larmes ? Fils du tyran cruel qui fait tons mes malheurs , Porte ailleurs ton amour, et respecte mes pleurs.
ITYS
Ah ! ne ita^enTiez pas cet amour, inhumaine ! Ma tendresse ne sert que trop bien votre haine. Bi Tamour cependant peut désarmer un cour.
t9o ELECTRE.
Quel amour fut jamais moioa digne de rigneur ? A peine je root TÎs , que moii tme ép«r4uf Se livra sans réterre an poîion ^ui me tue.
Depuis dix ans entiers que je br^le pour tous , Qn*ai-je fait qui n'ait dû fléchir totre courroux ? De Totre illnstre sang conserrant ce q«i reste , J*ai de mille complots 's^nTi les jours d*Oreste : Moins attentif an soin de reiller sur ses jours , Déjà plus d*une main en e4t tranché le cours. Plus accablé que tous du sort qui tous opprime , Mon amour malheurenit fait encor tout mon crime. Enfin , pour Toua forcer à tous donner à moi , Vous saTCs si jamais j'exigeai rien du roi.
Il prétend qu'aTec tous nn noud sacré m*nnisse ; Ne m*en impntea point la cruelle injustice :
Au prix de tout mon aang je Toudràis être ù vouf , Si c'était Totre aTen qui me fit Totre époux. Ah! par pitié pour tous « princesse infortunée , Payes l'amour d'Itys par un tendre hjménée :
Puisqu'il faut l'acheTer ou descendre au tomb^an^. Laissez-en à mes feni: allumer le flambeau.
Régnes donc aTCc moi I c'est trop toua en défendre: C'est un sceptre qu'un j our ISgisthe veut T0uar«n4rp«
Ce sceptre «st-il à moi , pour pne le destiner ? Ce sceptre est-il à lui , pour te l'oser donner ? C'est en Tain qu'en esf laTe il traite une priuce#sf . Jusqu'à le redouter que le traître m'abaisse ! Qu'il fasse que cep ((tn, dapt il «'««t tant promit.
Wfm
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ACTEI, SCENE III. 1^1
Soient moins honteux ponr moi queThymen de son fils.
Cesse de te flattef d*ttne espérance vaine :
Ta rertu ne te sert qa*à redoubler ma haine.
Égisthe ne prétend te faire mon ëpoui ,
Que pour mettre sa tête à couvert de mes coups ;
Mais sais-tu que l'hymen dont la pompe s*appréte
Ke se peut achever qu'aux dépens de sa tête ?
A ces conditions je souscris à tes vœux;,
Ma main sera le prix d'un coup li généreux.
Electre n'attend point cet effort de la tienne ;
Je connais ta vertu : rends justice à la mienne.
Crois-moi , loin d'écouter ta tendresse pour moi ,
De Clytemnestre ici crains l'exemple pour toi.
Romps toi-même un hymen où l'on veut me contraindre ;
Les femmes de mon sang ne sont que trop à craindre.
Malheureux , de tes vœux quel peut être l'espoir?
Hélas I quand je ponfrais, rebelle à mon devoir,
Brûler un jour pour toi de feux illégitimes ,
Ma vertu t'eu ferait bientôt lés plus grands crimes.
Je te haïrai moins , fils d'un prince odieux :
Ne sois point , s'il se peut , plus coupable à mes yeux ;
Ne me peins plus l'ardeur dont ton ame est éprise.
Que peux-tu souhaiter ? Itys » qu'il te suffise
Qu'Electre , tout entière à son inimitié ,
Ne fait point tes malheurs sans en avoir pitié.
Mais Clytemnestre vient : ciel! quel dessein l'amène f
Te sers-tu contre moi du pouvoir de la reine ?
t9t ÉI^ËCTRE.