‹ Œuvres de CrébillonChapitre 119 sur 158 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

IPHIANASSE , IQLLITE.

MiLXTE » pl4t au ciel qu'en proie à ti^nt d'ennuJb , Un songe seul eût part à l'état où je suis !

Plût au ciel que le sort, dont I9 rigueur mWtragey M'eût faii que «leniueer 1

Mademe , quel Uxtga%t !

Quel nelbeor de vos jours a troublé la douceur^ Et la con*tluite paix que goûtait votre cosur ?

•oo ELECTRE.

IPHlAirA.SftK.

Tes aoins n*ont pas toujours conduit Iphianasse; Et ce calme si doux a bien changé de face.

Quelques joai^ malheureux , écoulés sans te voir. D'un cœur qui s^ouvre à toi font tout le désespoir,

IfSLITE.

jL finir nos malheurs , quoi! lorsque tout conspire , Qu'un roi jeune et puissant à TOtre hymen aspire , Votre cœur désolé se consnme en regrets !

Quels sont ros déplaisirs I ou quels sont vos souhaits ! Corinthe , arec la paix» tous demande pour reine : Ce grand jour doit former une si belle chaîne.

I^HIAKASSE.

Plût aux dieux que ce jour, qui te parait si beau ^ Dût des miens à tes yeux éteindre le flambeau ! ' Mais lorsque tu sauras mes mortelles alarmes , ?ï 'irrite point mes mau^ , et fais grâce à mes larmes. Il te souvient encor de ces temps où, sans toi , lions sortîmes d*Àrgos à la suite du roi.

Tout semblait menacer le trône de Mycènes , , Tout cédait aux deux rois de Corinthe et d* Athènes. Pour retarder du moins un si cruel malheur.

Mon frère sans succès fit briller sa râleur; Égisthe fut défait , et trop heureux encore De pouvoir se jeter dans les murs d'Épidaure. Tu sais tout ce qu'alors fit pour nous ce héros Qu'Itys avait sauvé de la fureur des flots.

Peins-toi le dieu terrible adoré dans la Thrace : Il en avait du moins et les traits et l'audace.

tTBesssssfmsamimiKmmmmmmmmBmmmmmmKmmimf^

ACTEI, SCENE X. lôi

Quels exploits ! Pion, jamais arec plus de valeur Un mortel n*a fait Voir ce que peut un grand cœur. ^e le vis ; et le mien , illustrant sa victoire , Vaincu, quoiqu'eu secret, mit le comble à sa gloire, lieureuse si mon ame, eu proie à tant d'ardeur, ,Dn crime de ses feux faisait tout son malheur 1 Itfais hier je revis ce vainqueur redoutable A peine s'honorer d'un accueil favorable.

Se mon coupable amour l'art déguisant la voix » En vain sur sa valeur je le louai cent fois $ En vain , de mon amour flattant la violence , Je fls parler mes yeux et ma reconnaissance : 11 soupire , Mélite ; inquiet et distrait , Son coeur paraît frappé d'un déplaisir secret. Sans doute il aime ailleurs; et, loin de se contraindre.... Que dis-je ? malheureuse ! est-ce à moi de m'en plaindre ? Esclave d'un haut rang, victime du devoir.

De mon indigne amour quel peut être l'espoir ? Ai«je donc oublié tout ce qui nous sépare ?

lY'importe : détournons l'hymen qu'on me prépare ; Je ne puis y souscrire. Allons trouver le roi : faisons tout pour l'amour, s'il nefait rien pour moi.

riV DU FR^MICR ACTB.

.%/»^%<%<%/»%/%ll»%<<x%<»^%^l^<j^v%<^%>%<*»^»<>»^»^>%<^^<*»%^^^^^t«^»l

Page 1