‹ Œuvres de CrébillonChapitre 145 sur 158 · ACTE IV , SCENE II. a · texte numérisé non relu

ACTE IV , SCENE II. a

Et p«at-étre, sans vous, moins sensible à yos maux , EnTtr»is-j« le sort qu'il troara dans les flots.

ÉLECTRB.

Sç pebt-il qu*en regret votre cœur se consnme ?

Ah! Seigneur, laissez-moi jouir sans amertume

Du plaisir de revoir uii frère tant aimé^

Quel entretien pour moi ! Que mon cœur est charmé!

J'oublie, en vous voyant, qu'ailleurs peut-être on m'aime ;

J'oublie auprès de vous jusques à l'amant même.

Surmontez , comme moi , ce penchant trop flatteur.

Qui semble malgré vous entraîner votre cœur.

Quel que soit votre amour, les traits d'Ipbianasse

N'ont rien de si charmant que la vertu n'efface.

ORESTS.

La vertu sur mon cœur n'a que trop de pouvoir , Ma sœur; et mon nom seul suffit à mon devoir. Tfen, ne redoutez rien du feu qui me possède. On vient : séparons-nous.

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