‹ Œuvres de CrébillonChapitre 70 sur 158 · TUEE · texte numérisé non relu

TUEE

Puisque la mer vous laisse une libre retraite ,

Ordonnez , et bientôt vous serez satisfaite;

Disposez de ma flotte avec autorité.

Un vaisseau suffit-il pour votre sûreté ?

Prête à sortir des lieux qui sont sous ma puissance,

Où TOUS conduîra-t-il ?

THÉODA.MIE.

« Seigueur, c'est à Byzance

Que je prétends bieùtôt , au pied de nos autels, ï)n prix de vos bienfaits charger les immortels. ,

ATBÉI*

Mais Bp.ance , Madame , est ce votre patrie ?

TBKODÀMIE.

Ifott; J'ai re^u le jour non loin de la phrygie.

is8 ATRÉE ET THYfiSTE.

Par quel «traoge sort , si loin de cec climats , Vous retrouTCE-Toas donc dans mes nouveaux états ? Ce Taisseau que les vents jetèrent dans TEubëe Sortait'il de Byzaoce, on du port de Pirëe ?

En vous sauvant des flots , mon fils (je m'en souviens) Ife trouva sur ces bords que des Athéniens.

THÉODA.MIK.

Peut-être , comme nous le jouet de Torage , Ils furent comme noas poussés sur ce rivage : Mais ceux qu*en ce palais a sauvés votre fils Ne sont point nés , Seigneur, parmi vos ennemis.

▲TRES

Mais , Madame , parmi cette troupe étrangère , Plisthène sur ces bords rencontra votre père ; Bédaigne-t-il un roi qui devient son appui ?

D*où vient que devant moi vous paraissez sans lui?

THÉODAMIE.

Mon père infortuné , sans amis , sans patrie , Traîne à regret, Seigneur, une importune vie, Et n'est point en état de paraître à vos yeux.

ATRix.

Gardes , faites venir l'étranger en ces li<nx. ( Quelques gardes sortent. )

THÉODAMIK.

On doit des malheureux respecter la misère.

ATRÉE

Je veux de ses malheurs consoler votre père ; Je ce veux rien de plus... Mais quel est yotre effroi ?

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