DES SENS ÈW GÉNÉRAL
Que c'est l'âme qui sent et non le corps. ,34
5o8 TABLE •
Qu'elle sent en tant qu'elle esi^datîs le^oerveau, et non en
tant qu'elle anime les autres membres. 34
Que c'est par FentreRiise des nerfs qu'elle sent. ibid.
Que la substance intérieure de ces nerfs est composée de
plusieurs petits filets fort déliés. ' 35
Que ce sont les mêmes nerfs qui servent aux sens et aux
mouvements. 36
Que ce^sont les esprits animaux contenus dans les peaux
de ces nerfs qui meuvent les membres. ibid.
Que c'est leur, substance intérieure qui sert aux sens. 37
Gomment se fait le sentiment par l'aide des nerfs. ibid.
Que les idées que les sens extérieurs envoient en la îask" . taisie ne sont point des images des objets , ou du moins
qu'elles n'ont point besoin de leur ressembler. ibid.
Que les divers mouvements des petits filets de cbaque nerf
suffisent pour causer divers sentiments. 39
DES IMAGES QUI SE FORMENT SUR LE FOND DE l'cEIL.
Comparaison de ces images avec celles qu'on voit en une chambre obscure. 41
Explication de ces images en l'œil d'un animal mort. 42
Qu'on doit rendre la figure de cet œil un peu plus longue lorsque les objets sont fort proches que lorsqu'ils sont plus éloignés. 43
Qu'il entre en cet œil plusieurs rayons de chaque point de l'objet. ibid.
Que tous ceux qui viennent d'un même point se doivent assembler au fond de cet œil environ le même point y et qu'il faut disposer sa figure à cet effet. ibid.
Que ceux de divers points s*y doivent assembler en divers points. 44
Gomment les couleurs se voient au travers d'un papier blanc qui* est sur le fond de cet œil. ibid.
Que les images qui s'y forment ont la ressemblance des objets. ibid.
Conunent la grandeur de la prunelle sert à la perfection de ces images. 4^
Conunent y sert la réfraction qui se fait dans l'œil, et comment elle y nuiroit étanf: plu» grande ou plus petite qu'elle n'est. 46
Comment la noirceur djes parties intérieures de cet œil et l'obscurité de la chambre où se voient ces images y sert aussi. ibid.
Pourquoi elles ne sont jamais si parfaites en leurs extré-^ mités qu'au milieu. 47
Comment on doit entendre ce qui se dit que visiojitper €ixem. ibid.
Que la grandeur de la prunelle rendant les couleurs plus vives rend les figures moins distinctes , et ainsi ne doit être que médiocre. 48
Que les objets qui sont à côté de celui à la distance duquel l'œil est disposé , en étant beaucoup plus éloignés ou plus proches , s'y représentent beaucoup moins dis-tinctement quC's'ils en étoient presque à pareille distance, ibid.
Que ces images sont renversées. ibid.
Que leurs figures sont changées et raccourcies à raison de la distance ou situation des objets. ibid.
Que ces images sont plus parfaites en l'œil d'un animal vivant qu'en' celui d'un mort, et en celui d'un homme qu'en celui d'un bœuf 4(^
Que celles qui paroissent par le moyen d'une lentille de verre dans une chambre obscure s'y forment tout de
5lC TABi;£
même que dans roetl, et qu'en j peut faire Fexpé* rience de plusieurs choses qui confirment ce qui est id eiLpIîqué. , 49
Comment ces images passent de Toak dans le cerreau. 5a
DE LA VISIOW.
Que la vision ne se fait point par le moyen des images qui passent des yeux dans le cerveau, mais par le moyen des mouvements qui les composent 54
Que c'est par la force de ces mouvements qu'on sent la lumière. 55
Et par leurs autres vaiiétés qu'on sent les couleurs. ibtéL
Comment se sentent les sons, les goûts, et le ehatouillement et la douleur. ^ ibài.
Pourquoi les coups qu'on reçoit dans l'œil font voir di~ verses lumières, et ceux qu'on reçoit contre les oreillei font ouir des sons , et ainsi une même force cause divers sentiments en divers organes. «frû/.
Pourquoi , tenant les yeux fermés un peu après avoûr regardé le soleil , il semble qu'on voie diverses oouleurs. 56
Pourquoi il paroît quelquefois des couleurs dans les corps qui ne s<»it que transparents» comme l'arc^-en-ciei paroît dans la pluie. Udd.
Que le sentiment qu'on a de la lumi^e est plus ou moins fort selon que l'objet est plus ou moins proche. ibài.
Et selon que la prunelle est plus ou moins grande. 57
Et selon que l'image qui se peint dans le fond de l'œil est plus ou çioins petite. ibùi.
Commen|: la multitude des petits filets du nerf optique sert à rendre la vision distincte. iftû/.
DE LA DIOPTRIQUE. 5ll
Pourquoi les prairies étanl: peintes de diverses couleurs
ne paroissent de loin qu^ d'une seule. 58
Pourquoi tous les corps se voient mokis distinctement de
loin que pr^s. Sg
Comment la grandeur de l'image sert à rendre la- vision
plus distincte. ibid.
Comment on connoît vers quel c6té est l'objet qu'on re*
garde, ou celui qu'on montre du doigt sans le toucher, ibùi- Pourquoi le renversement de l'image qui se fait dans l'œil
n'empêche pas que les objets ne paroissent droits. 60
Pourquoi ce qu'on voit des deux yeux ou qu'on touche
des deux mains ne paroît pas double pour cela. ihid.
Comment les mouvements qui changent la figure de l'ooil
servent à faire voir la distance des objets. 61
Qu'encore que nous ignorions ces mouvements , nous ne
laissons pas de connoître ce qu'ils désignent. ibid.
Comment le rapport des deux yeux sert aussi à faire voir
la distance. ibid.
Comment on peut voir la distance avec un œil seul en lui
faisant changer de place. 62
Comment la distinction ou confusion de la figure et la débi-* lité oula force de la lumière sert aussi à voir la distance, ibid.
Que la connoissance qu'on a eue auparavant des objets
qu'on regarde sert à mieux connoitre leur distance. 63 Comment la situation jde ces objets y sert aussi. ibid.
Comment on voit la grandeur de chaque objet. ibid.
Comment on voit sa figure. 64
Pourquoi souvent les frénétiques ou ceux qui dorment
pensent voir ce qu'ils ne voient point. ibid.
Pourquoi on voit quelquefois les objets doubles. 65
Comment l'attouchement fait aussi quelquefois juger qu'un objet soit double. ibtd.
5ia TABLE
Pourquoi ceux qui ont la jaunisse ou bien qui regardent au travers d'un verre jaune jugent que tout ce qu'ils voient en a la couleur. 66
Quel est le lieu où Ton voit l'objet au travers d'un verre plat dont les superficies ne sont pas parallèles. ' ibid.
£t celui où on le voit au travers d'un verre concave. ibid,
£t pourquoi l'objet paroît alors plus petit qrt'il n'est. ibid.
Quel est le lieu où il paroît au travers d'un verre convexe, et pourquoi il y paroît quelquefois plus grand et ^plus éloigné qu'if n'est, et * quelquefois plus p^t et plus proche, et avec cela renversé. 67
Quel est le lieu des images qu'on voit dans les miroirs tant plats que convexes ou concaves, et pourquoi elles y paroissent droites ou renversées , et plus grandes ou plus petites, et plus proches ou plus éloignées que ne sont les objets. , ibid.
Pourquoi nous nous trompons aisément en jugeaiit de la distance. ibid.
Comment on peut prouver que nous n'avons point coutume d'imaginer de distance plus grande que de cent ou deux cents pieds. ibid.
Pourquoi le soleil et la lune semblent plus grands étant proches de l'horizon qu'en étant éloignés. 68
Que k.^andeur apparente des objets ne doit point se
mesurer par celle de l'angle de la vision. ibid.
Pourquoi les objets blancs et lumineux paroissent plus
proches et plus grands Iqu'ils ne sont. ibid.
Pourquoi tous les corps fort petits ou fort éloignés pa-'
roissent ronds. 70
Comment se font les éloignements dans les tableaux de perspective. ibid.
t)E LA BIOPTRIQUE. 5l5
DES MOTEirS DE PERFECTIONNER LA VISION.
Qu'il n'y a qtie quatre choses <jui sont requises pour rendre la vision toute parfaite. 7 a
Comment la nature a pourvu à la première de ces choses , et ce qui reste à Fart à y ajouter. 74
Quelle différence il y a entre les yeux des jeunes gens et ceux des vieillards. • 75
Gomment il faut pourvoir à ce que la nature a omis aux yeux de ceux qui ont la vue courte, et comment à ce qu'elle a omis aux yeux des vieillards. 76
Qu'entre plusieurs verres qui peuvent servir à cet effet il faut choisir les plus aisés à tailler, et avec cela ceux qui font 1« mieux que les rayons qui viennent de divers points semblent venir d'autant d'autres divers points. ibid, ■
Qu'il tf est pas besoin de choisir en ceci autrement qu'à peu près, et pourquoi. 77
Que la grandeur des images ne dépend que de fa distance des objets, du Ken où se croisent les rayons qui entrent dans l'œil, et de leur réfraction. 78
Que la réfraction n'est pas ici fort considérable , ni la distance des objets accessibles, et comment on doit faire lorsqu'ils sont inaccessibles. 80
£tr quoi consiste l'invention des lunettes à puce composées d'un seul verre, et quel est leur effet. ibid,
Cmnment on peut augmenter les images en faisant que les rayons se croisent fort loin de Toeil par le moyen d'un tuyau plein d'eau. 81
5l4 TABLE
Que plus ce tuyau est long, plus il augmente Timage, et qu'il fait le même que si la nature avoit fait l'œil d'autant plus long. 82
Que la prunelle de l'œil nuit au lieu de servir lorsqu'on se sert d*un tel tuyau. fbid.
Que ni les réfractions du verre qui contient l'eau dans ce tuyau , ni celles des peaux qui enveloppent les humeurs de l'œil ne sont considérables. ibid.
Comment on peut faire le même par le moyen d'un tuyau séparé de l'œil que par un qui lui est joint. 83
£n quoi consiste l'invention des lunettes d'approche. 85
Comment on peut empêcher que la force des rayons qui entrent dans l'œil ne soit trop grande. ibid.
Comment on la peut augmenter lorsqu'elle est trop foible et que les objets sont accessibles. 86
Et comment , lorsqu'ils sont inaccessibles et qu'on se sert de lunettes d'approche. 87
De combien on peut faire l'ouverture de ces lunettes plus grande que n'est la prunelle, et pourquoi on la doit faire plus grande. 88
Que pour les objets accessibles on n'a point besoin d'augmenter ainsi l'ouverture du tuyau. ibid.
Que pour diminuer la force des rayons, lorsqu'on se sert de lunettes , il vaut mieux étrécir leur ouverture que la couvrir d'un verre coloré. ibid.
Que pour rétrécir il vaut mieux couvrir les extrémités du verre par dehors que par dedans. 8g
A quoi il est utile de voir plusieurs objets en même temps, et ce qu'on doit faire pour n'en avoir pas besoin. ibid.
Qu'on peut acquérir par exercice la facilité de voir les • objets proches ou éloignés. 90
D'où vient que les gymnosophistes ont pu regarder le soleil sans gâter leur vue. 91
DE LA DIOPTRIQUE. 5l5
DES FIGURES QUE DOIVEITT AVOIR LES CORPS TRANSPA- RENTS POUR DÉTOURNER LES RATONS PAR RÉFRAC- TION EN TOUTES LES FAÇONS QUI SERVENT A LA VUE.
Quelle est la nature de Tellipse et comment on la doit décrire. 9a
Démonstration de la propriété de l'ellipse touchant les réfractions. 93
Gomment , sans employer d'autres lignes que des cercles ou des ellipses, on peut faire que les rayons parallèles s'assemblent en un point , ou que ceux qui viennent d'un point se rendent parallèles. 98
Comment on peut faire que les rayons parallèles d'un côté du verre soient écartés de l'autre comme s'ils venoient tous d'un même point. 99
Comment on peut faire qu'étant parallèles des deux côtés ils soient resserrés en un moindre espace de l'un que de l'autre. ibid.
Comment on peut faire le même en faisant outre cela que les rayons soient renversés. 100
Comment on peut faire que tous les rayons qui viennent
d'un point s'assemblent en un autre point. ibid.
£t que tous ceux qui viennent d'un point s'écartent comme
s'ils venoient d'un autre point. loi
£t que tous ceux qui sont écartés comme s'ils tendoient vers un même point s'écartent derechef comme s'ils venoient d'un même point. ibid.
La nature de l'hyperbole et la façon de la décrire. ibid. Démonstration de la propriété de l'hyperbole touchant les
réfractions. 104
5t6 TAliLB
Comment, sans employer que des hyperboles et des lignes droites , on peut faire des verres qui changent les rayons en toutes les mêmes façons que ceux qui sont composés d'ellipses et de cercles. 107
Que bien qu'il y ait plusieurs autres figures qui puissent causer les mêmes effets, il n'y en a point de plus pro<près pour les lunettes que les précédentes. 109
Que celles qui ne sont composées que d'hyperboles et de
lignes droites sont les plus aisées à tracer. ibid.
Que quelque figure qu'ail le verre il ne peut faire ej^actement que les rayons venant de divers points s'asse^n* blent en autant d'autres divers points. 112
Que ceux qui sont composés d'hyperboles sont les meilleurs de tQiis à cet effet 1 1 3 Que les rayons qui viennent de divers points s'écartent plus aprè3i avoir traversé un verre hyperbolique qu'après en avoir traversé un elliptique. ikid. Que d'autant que l'elliptique est plus épais, d'autant ils
s'écartent moins en la traversant xi4
Que tant épais; qu'il puisse être il ne peut rendre l'image que peignent ces rayons que d'un quart ou d'un tiers plus petite que ue fait l'hyperbolique. ibid.
Que cette inégalité est d'autant plus grande que la réfraction du verre est plu& grande, ibid.
Qu'w ne peut donner au verre aucune figure qui rende celte image plus grande que celle de l'hyperbole» ni qui la rende plus petite que celle de l'ellipse. Ufid, Comment il faut entendre que les rayons venant de divers points se croisent sur la première superficie , qui a la force de faire qu'ils se rassemblent en autant d'au- ^s divers points. ibid^ Que les vejrres elliptiques ont plus de force pour bràler que les hyperboliques. 116
Comment il faut mesurer la force des miroirs ou verres brûlants. ^ ti6
Qu'on n'en peut faire ancun qui brûle en ligne droite à l'infini. • 117
Que les plus petits verres ou miroirs assemblent autant dé rayons pour Êrûler en l'espace où ils les assemblent que font les plus grands qui ont des fignres semblables à ces plus petits en un espace pareil. ihid.
Que ces plus grands n'ont autre avantage que de les as^ sembler en un espace plus grand et plus éloigné. £t ainsi qu'on peut faire des miroirs ou verres très petits qui ne laissent pas de brûler avec beaucoup de force, ibàd.
Qu'un miroir ardent 4ont le diamètre n'excède point la centième partie de la distance à laquelle il assemble les rayons ne peut faire qu'ils brûlent Ou échauffent davantage que ceux qui viennent directement do soleil, ibid.
Que les verres elliptiques peuvent recevoir plus de rayons d'un même point pour les rendre après parallèles, que ceux d'aucune antre figure. 118
Que souvent les verres hyperboliques sont préférables aux elliptiques^ à cause qu'on peut faire avec un seul ce à quoi il en faudroit employer deux. 119