‹ Œuvres de DescartesChapitre 85 sur 90 · DES NUES · texte numérisé non relu

DES NUES

Quelle différence il y a entre les nues, les vapeurs et les brouillards. 212

Que les nues ne sont compoisées que de gouttes d'eau ou de parcelles de glace. ibid.

Pourquoi les nues ne sont pas transparentes. 21 3

Comment les vapeurs se changent en gouttes d'eau dans les nues. ibid.

Pourquoi ces gouttes sont exactement rondes. ibid.

Que c'est qui rend ces gouttes grosses ou petites. 21 5

Comment les vapeurs se changent en parcelles déplace dans les nues. 216

D'où vient que ces parcelles de glace sont quelquefois rondes et transparentes , quelquefois longues et déliées , et quelquefois rondes et blanches. ibid.

D'où vient que ces dernières sont couvertes de petits poils , et que c'est qui les rend plus grosses ou plus petites, et ces poils plus forts et plus courts, ou plus déliés et plus longs. 2x7

Que le froid seul ne suffit pas pour convertir les vapeurs en eau ou en glace. ^ ibid.

5â8 TABLÉ

Quelles sont les causes qui assemblent les vapeurs en nues. 218

Quelles sont les causes qui les assemblent en brouillards. îbid.

D'où vient qu'il y a plus de brouillards au printemps qu'aux autres saisons ^ et plus aux lieux marécageux ou maritimes que loin des eaux ou Icôn de la terre. îbid.

Que les plus grands brouillards ou les plus grandes nues se font par l'opposition de deux ou plusieurs vents. 219

Que les gouttes d'eau ou parcelles de glace qui composent les broiiillards ne peuvent être que très petites. ibid.

Qu'il ne peut y avoir deVent où sont les brouillards ^ qu'il ne les dissipe promptement. Ubid.

Qu'il y a souvent plusieurs nues l'une sur l'autre , et plus aux pays de montagnes qu'ailleurs. . 220

Que les hautes nues ne sont ordinairement composées que de parcelles de glace. ibid.

Que les vents pressent et polissent les superficies des nues et les rendent plates. -. 22 1

Que ces superficies étant plates , les petits pelotons de glace qui les composent s'y arrangent en t^^ sorte que chacun en a six autres qui l'environnent. ibid.

Comment deux vents prenant leur cours l'un plus haut que l'autre polissent les superficies du dessous et du dessus des nues. 222

Que les superficies du circuit des nues ne se polissent point pour cela et, sont ordinairement fort irrégulières. 228

Comment il s'assemble souvent au-dessous des nues plusieurs feuilles ou superficies composées de parcelles de glace 9 chacune desquelles est environnée de six autres. îbid.

Que souvent ces feuilles ou superficies se meuvent sépa^ rément l'une de l'autre. 224

Qu'il peut y avoir des nues qui ne soient composées que de telles feuilles. îbid.

Que les gouttes d'eau peuvent aussi s'arranger dans

DES TdÉTiOKlËS. 629

tes nues en même façoti que les pafeelles de glace. ^124 Comment quelquefois le circuit des plus grandes nues s'arrondit , et même peut se couvrir d'une superficie de glace assez épaisse , sans que sa pesanteur les fasse tomber. aa5

DE LA VEîGE , i>E LA PLUIE ^ ET DE LA CRÊLE.

Comment les nues se soutiennent en Tair. aa6

Comment la chaleur, qui a coutume de raréfier les autres

corps, condense les nues. 1^37

Comment les parcelles de glace qui composent les nues

s'entassent en divers flocons. ibid.

Commet ces flocons se grossissent et tombent en neige ,

ou en pluie 9 ou en grêle. ^ 228

Pourquoi la grêle est quelquefois toute transparente et

toute ronde. 229

Ou seulement un peu plus plate d'un côté que d'autre, ibid. Comment se fait la plus grosse grêle, qui est d'ordinaire

cornue et irrégulière. ibid:

Pourquoi on sent quelquefois i^us de chaleur qu'à l'ordinaire dans les maisons* ibid.

Pourquoi la plus grosse grêle étant transparente en sa

superficie est toute blanche et composée de neige au

dedans. 2S0

D'où vietft que cette grosse grêle ne tombe guère que l'été, ibid. Comment se fait la grêle qui est blandie comme du sucre, ibid. Pourquoi ses grains sont quelquefois assez ronds et plus

durs en leurs superficies que vers leurs centres. ibid.

Pourquoif ils sont quelquefob pointus et ont la figure

d'une pyramide ou d'un pain de sucre. .281

53o TABLE

Comment les petites parties de la neige prennent la figure des roues ou étoiles qui ont chacune six pointes. 23i

D'où vient qu'il tombe aussi quelquefois de petits grains de grêle tout transparents ^ qui ont autour de soi six pointes toutes blanches. ibid.

D'où vient qu'il tombe aussi de petites lames transparentes qui sont hexagones. 282

Et d'autres qui semblent des roses ou des roues d'horloge qui ont seulement six dents arrondies en demi-eercle. 284

Pourquoi quelques unes de ces roues pnt un petit point blanc au milieu. 2^^

D'où vient qu'elles sont quelquefois jointes deux à deux " par un essieu ou une petite colonne de glace, et d'où vient que l'une de celles qui sont ainsi jointes est quel-, quefois plus grande que l'autre. 289

Pourquoi il tombe quelquefois de petites étoiles de glace qui ont douze rayons. . ibid.

Pourquoi il en tombe aussi , bien que fort rarement, qui en ont huit. 241

Pourquoi les unes de ces étoiles sont blanches et les autres transparentes, et les rayons des unes sont courts et ronds en forme de dents, les autres longs et pointus, et souvent divisés en plusieurs branches qui représentent des plumes, ou des feuilles de. fougère, ou des fleurs de lis. 242

Comment ces étoiles de glace descendent des nues. 244

Pourquoi , lorsqu'elles tombent en temps calme, elles ont ^XNitume d'être suivies de plus de neige, mais que ce n'est pas le même quand il fait vent. ibid.

Comment la pluie descend des nues, et que c'est qui rend ses gouttes grosses ou menues. 245

D'où vient qu'il commence quelquefois à pleuvoir avant même que l'air soit couvert de nues. 246

DES MÉTÉORES. 53l

Comment les brouillards tombent en rosée ou gelée blanche, et que c'est que le serein. ^46

D'où viennent la manne et les autres tels sucs , et pourquoi quelques uns s'attachent à certains corps plutôt -qu'à d'autres. ^ ^47

Pourquoi, si les brouillards tombent le matin et que la rosée ne tombe point, c'est signe de pluie. Wid.

Pourquoi, si le soleil luit au matin lorsqu'il y a des nues en l'air, c'est aussi signe de pluie. ^tfi

Po\irquoi tous les signes de pluie sont incertains. ibid,

DES TEMPÊTES , DE LA FOUDRE , ET DE TOUS LES AUTRES FEUX QUI s'allument EN l'aIR.

Comment les nues en s'abaissant peuvent causer des

vents fort impétueux. aSo

D'où vient que les fortes pluies sont souvent précédées

par un tel vent. ibid.

Pourquoi les hirondelles volent fort bas avant la pluie, ibid. D'où vient qu'on voit quelquefois tournoyer les cendres

ou les fétus au coin du feu dans les cheminées. 25 1

Comment se font< les tempêtes nommées des travades. ibid. Comment s'engendrent ces feux qui s'attachent aux mâts

des navires sur la fin d^s grandes tempêtes. 253

Pourquoi les anciens voyant deux de ces feux les pre-

noient pour un bon augure, et en voyant un ou trois

pour \in mauvais. ibid.

Pourquoi on en voit maintenant quelquefois jusqu'à quatre

ou cinq sur un même vaisseau. a 54

Quelle est la cause du tonnerre. ibid.

Pourquoi il tonne plus rarement ThiTer que l'été. a 55

Pourquoi, lorsque après un vent septentrional on sent une chaleur moite et étouffante , c'est signe de tonnerre. Und,

Pourquoi le bruit du tonnerre est fort grand, et d'où viennent toutes les différences qu'on y remarque. • a 56

£n quoi consistent les différences des éclairs , des tourbillons et de La foudre, et comment s'engendrent les éclairs. Udd,

Pourquoi il éclaire quelquefois sans qu'il tonne ni qu'on voie des nues en l'air , et pourquoi il tonne quelquefois sans qu'il éclaire. ibid.

Comment s'engendrent les tourbillons. 25^

Conmient s'engendre la foudre. a 58

D'où vient que la foudre peut brûler les habits sans nuire au corps , ou au contraire fondre Fépée sans gâter fe fourreau, et choses semblables. ibid.

Comment la matière de la foudre se peut convertir en une pierre.. ibid^

Pourquoi elle tombe plutôt sur les pointes des tours ou des rochers que sur les lieux bas. aSgt

Pourquoi chaque coup de tonnerre est souventsuivi d'une ondée de pluie, et pourquoi le tonnerre se passe lorsque cette pluie vient fort abondante. Md:

Pourquoi le bruit des cloches ou des canons diminue la force du tonnerre. a6o

Comment s'engendrent les étoiles ou boules de feu qui tombent quelquefois du ciel san& tonnerre ni pluie, ibid.

Comment il peut quelquefois pleuvoir du lait, du sang, du fer, des pierres, on choses semblable^. ibid.

Comment s'engendrent les étoiles de feu qui semblent traverser le ciel, et les ardents qui errent proche de la terre, et les feux qui s'attachent aux crins des chevaux ou aux pointes des piques. ^^i

Pourquoi ces feux ont peu de force , et pourquoi , au contraire 9 celui de la foudre en a beaucoup. 262

Que les feux qui s'engendrent au bas de Tair peuvent durer assez long-temps, mais que ceux qui s'engendrent plus haut se doivent éteindre fort promptement, et que, par conséquent , ni les comètes ni les chevrons qui semblent de feu, ne sont point de tels feux. îhid.

Comment on peut voir des lumières et des mouvements dans les nues,. qui représentent des combats, et soient pris par le peuple pour des prodiges. a63

Comment on peut aussi voir le soleil pendant la nuit. 264

DE l'arc -EN-CIEL.

Que ce n'est point dans les vapeurs ni dans les nues , mais seulement dans les gouttes de la pluie que se forme l'arc-en-ciel. 26 5

Comment on peut considérer ce qui le cause dans une fiole de verre toute ronde et pleine d'eau. 266

Que l'intérieur est causé par des rayons qui parviennent à l'œil après deux réfractions et une réflexion, et l'extérieur par des rayons qui n'y parviennent qu'après deux réfractions et deux réflexions, ce qui le rend plus foible que l'autre. ^68

Comment , par le moyen d'un prisme ou triangle de cristal, on voit les mêmes couleurs qu'en l'arc-en-ciel. 1169

Que ni la figure des corps transparents, ni la réflexion des rayons, ni la pluralité de leurs réfractions , ne servent point à la production de ces couleurs. ibid.

Que ri«i n'y sert qu'une réfraction , et la lumière et l'ombre qui limite cette lumière. 270

D'où vient la diversité qui est entre /ses couleurs. 270

En quoi consiste la nature du rouge et celle du jaune qu'on voit par le moyen de ce prisme de cristal, et en quoi celle du vert et celle du bleu. 271

Comment il se mêle de l'incarnat avec ce bleu, qui en compose du violet. 278

En quoi consiste la nature des couleurs que font paroître les autres objets , et qu'il n'y en a point de fausses. 274

Comment sont produites celles de l'àrc-en-ciel, et comment il s'y trouve de l'ombre qui limite la lumière. 275

Pourquoi le demi-diamètre de l'arc intérieur ne doit point être plus grand que de quarante-deux degrés, ni celui de l'extérieur plus petit que de cinquante-un. 276

Pourquoi le premier est plus limité en sa superficie extérieure qu'en l'intérieure , et le second tout au contraire, ibid.

Comment tout ceci se démontre exactement par le calcul. 277

Que l'eau étant chaude , sa réfraction est un peu moindre , et qu'elle cause l'arc intérieur un peu plus grand, et l'extérieur plus petit que lorsqu'elle est froide. 280

Comment on démontre que la réfraction de l'eau à l'air est à peu près comme cent quatre-vingt-sept à deux cent cinquante, et que le demi-diamètre de l'arc-enciel ne peut être de quarante-cinq degrés. ibid.

Pourquoi c'est la partie extérieure de Tare intérieur qui est rouge, et l'intérieure de l'extérieur. a8i

Comment il peut arriver que cet arc ne soit pas exactement rond. ibid.

Comment il peut paroitre renversé. "^ ibid.

Comment il en peut paroître trois l'un sur l'autre. 282

Comment on peut faire paroître des signes dans le ciel qui semblent des prodiges, 283

DE LA COULEUR DES NUES, ET DES CERCLES OU COUROimES qu'on voit QUELQUEFOIS AUTOUR DES ASTRES.

Ce que c'est qui fait paroître les nues blanches ou noires. !&85

PDur<j[uoi ni le verre pilé, ni la neige, ni les nues un peu épaisses , ne sont transparentes. a86

Quels sont proprement les corps blancs, et pourquoi Técume, le verre pilé, la neige, et les nues sont blanches. • ibid.

Pourquoi, l'air étant fort serein, le ciel paroît bleu; et pourquoi il paroît blanc quand Tair est rempli de vapeurs. ^ ibid.

Pourquoi Feau de la mer paroît bleue aux lieux où elle est fort claire et fort profonde. 287

Pourquoi souvent, lorsque le soleil se couche ou se lève, le ciel partit rouge. ibid^

Pourquoi, le matin, cette rougeur du ciel présage des vents ou de la pluie, et, le soir, elle présage le beau temps. 288

Comment se forment les couronnes autour des astres, ibid. ,

Qu'elles peuvent être de plusieurs grandeurs, et que c'est qui les rend grandes ou petites. 289

Pourquoi, étant colorées, elles sont rouges en dedans et bleues en dehors. 290

Pourquoi il en paroît quelquefois deux l'une autour de l'autre, et dont Fintérieure est la mieux peinte. 291

Pourquoi elles ne paroissent point autour des astres qui sont fort bas vers l'horizon. ibid\

Pourquoi leurs couleurs ne sont pas si vives que celles de l'arc-en-ciel , et pourquoi eljçs paraissent plus souvent que lui autour de la lune y et même se voient autour des étoiles, 291

Pourquoi d'ordinaire elles ne paroissent que toutes blanches, ibid.

Pourquoi elles ne peuvent paroitreen des goiittes d'eau ^ ainsi que Farc-en-ciel. 29a

Quelle est 1^ cause des couronnes q^'op voit quelquefois autour des ^am}>eaiui:. ' fi&Âqf.

D'où vient qu'on y voit ajussi de gr^ds r^typns qui s'étendent çà et là en ligues droites. ^g3

Pourquoi ces couronnes sont ordinairement rouges en dehors, et bleues p\L blanches en dedans, au contraire de celles qu'on voit autour des astres. 294

Pourquoi les réfractions de Toeil ne nous fonf point |:oujours voir des couleurs. ibid.

DE l'apparition DE PLUSIEURS SOLEII.S.

Comment se forment }esf nue$ qui font p^roître ^lusîe^^ soleils. * %g6

Qu'il se fait comm^ un am^iiu de glacp autour de ce§ nues y dont la super^cie est as^ex polie. 1197

Que cette glace est ordinaireipept plus épaisse yers \p cpt^ du soleil que vers (es a^ti'es, Ofi^L

Que c'est qui la soutient au haut de Tair. fbid.

Que c'est qui fait paroitr^ quelquefois d^iur >P cw\ un grand efifck \Af^ç qui n'a aucup i^st^e pQur spf^ centre, ikfd.

Comment on peut voir jus(|ues à ^\x soleils dans ce cercle

DES HÉTiORES. 5^7

blanc : h prenûer directement , les deux suivants par réfraction 9 et les trois autres par réfleiyiQii. D98

Pourquoi ceu:^ qu'on voit par réfraction OQt d'un côté leurs bords peints de rouge , et de l'autre de blçu. ièid.

Pourquoi les trois autres ne sont que blancs et ont peu d'éclat. ÎI99

D'où vient qu'on p'en voit quelquefois que cinq, et quelquefois que quatre , et quelquefois que trois. ibid.

Pourquoi, lorsqu'on n'en voit que trois, il ne paroît quelquefois, au lieu du cercle blanc, qu'une barre blanche qui les traverse. ibid.

Que le soleil , étant plus haut ou plus bas que ce cercle blanc , ne laisse pas de paroître à même hauteur. 3oo

Que cela le peut faire voir après l'heure qu'il est couché, et avancer ou reculer de beaucoup l'ombre des horloges. ibid.

Comment on peut voir un septième soleil au-dessus ou au-dessous des six précédents. 3oi

Comment on peut aussi en voir trois l'un sur l'autre, et pourquoi alors on n'a point coutume d'en voir d'autres à côté. ibid.

Explication de quelques exemples de ces apparitions, et entre autres de l'observation des cinq soleils qui ont paru à Rome le 20 mars 1629. 3o2'

Pourquoi le sixième soleil n'a point paru en cette observation. 3o4

Pourquoi la partie du cercle blanc la plus éloignée ^u soleil y est représentée plus grande qu'elle n'a pu être. 3o5

D'où vient que l'un de ces soleils avoit une grosse queue de feu qui changeoit souvent de figure. ibid.

D'où vient qu'il paroissoit deux couronnes autour du principal de ces soleils , et d'où vient qu'il n'en paroit pas toujours de telles. 3o6i

Que le lieu de ces couronnes n'a rien de commun avec le lieu des soleils qu'on voit à côté du principal. 3o6

Que le soleil n'est pas toujours exactement le centre de ces couronnes , et qu'il peut y en avoir deux l'une autour de l'autre qui aient divers centres. 3o7

Quelles peuvent être les causes de toutes les autres apparitions extjraordinaires qui appartiennent aux météores, iffid.

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