A L'IMPRIMERIE IMPÉRIAL
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L'Optique supérieure était une des études de prédilection de Verdet, et la plupart de ses travaux personnels roulent sur cette branche de la physique. A plusieurs reprises, dans son cours de troisième année à l'Ecole Normale, il a traité, avec cette ampleur et cette puissance de critique qui caractérisaient son enseignement, quelques-unes des nombreuses questions qui forment le domaine de l'Optique physique. 11 se proposait de coordonner les matériaux qu'il avait ainsi préparés et d'exposer, aussi complètement que le permettrait l'étal de la science, la théorie des phénomènes optiques, dans la chaire de Physique mathématique qu'il occupait à la Sorbonne comme suppléant de M. Lamé. Ce cours devait durer trois ans; mais, au moment où il entreprenait cette tâche ardue, il portait déjà en lui le germe de la maladie qui devait le ravir si prématurément à la science, et il ne lui a été donné que d'en accomplir une partie.
Le cours professé à la Sorbonne pendant le premier semestre de l'année 1 865-66 , complété par quelques additions empruntées aux cours de l'Ecole Normale, forme la première section du premier volume. Pour le reste de l'ouvrage, il a été nécessaire de recourir aux leçons professées en troisième
année à l'École Normale, leçons qui toutes ont été précieusement recueillies par les élèves. On n'a pas eu la prétention de reconstituer ainsi un traité complet d'Optique physique : le maître seul pouvait suffire à une telle œuvre. On a cherché seulement à donner à chacune des questions qui sont traitées tous les développements qu'elle comporte, sans essayer de combler les lacunes qui devaient nécessairement subsister.
La lecture de l'ouvrage, à partir de la seconde section, suppose la connaissance des lois expérimentales de la double réfraction et de la polarisation ; on a cru pouvoir sans inconvénient supprimer l'exposé préalable de ces lois.
On a pensé être utile aux lecteurs en faisant suivre chacune des divisions importantes d'une notice bibliographique, qu'on s'est efforcé de rendre aussi complète que possible.
Si (on l'espère du moins) la pensée de Verdet s'est conservée intacte malgré les remaniements successifs qu'elle a subis, la forme a dû nécessairement éprouver des altérations dont la responsabilité ne doit pas lui être imputée. Cette œuvre est bien imparfaite sans doute, mais on a du moins la conscience que ce n'est pas faute d'avoir été inspirée par un sentiment de profonde gratitude envers la mémoire du maître.
Le premier volume se compose de trois parties. La première, comme on l'a dit plus haut, n'est que la reproduction des leçons professées à la Sorbonne pendant le premier semestre de Tannée 1865-66, leçons qui ont été recueillies par M. Prudlion. ('e cours a été comjdété en plusieurs points
par des emprunts faits aux leçons sur la diffraction qui ont formé l'objet du cours de troisième année à l'Ecole Normale, en 1 869 , et au cours de seconde année rédigé par M. Darboux.
La seconde et la troisième partie comprennent les leçons sur la constitution des vibrations lumineuses et sur la théorie de la double réfraction professées dans le cours de troisième année à l'Ecole Normale, en 1 867, et rédigées par M. Gernez.
On s'est aidé d'ailleurs, pour toutes les parties de l'ouvrage, de notes manuscrites de Verdet, de résumés faits par lui d'un certain nombre de mémoires, et des sommaires de ses leçons.
A. LEVISTAL.