AZIMUT
DE
LA TEINTE DE PASSAGE
i84*/io'
i84*38' i86°/io'
Moyenne.. . . 18/1*39' 10"
AZIMUT APRES L'INVERSION Dt T COI R* NT.
Moyenne.. . . 189° 16' 45"
ACTION MAGNÉTIQUE
Moyenne 1 12,7 5
Rotation double : 4° 37' 3o" ; action magnétique moyenne : 1 1 2,87 ; rap i.W.
entre les armatures : 62 millimètres; 6 éléments de Bunsen.
ACTION MAGNÉTIQUE
H»jeDne 9^^
É'VELOPPKES PAR L'ACTION Dl MAr.NÊTJSME. 145
AZIMl T DR LA TEINTE DE PASSAGE.
Moyenne.... i85° o' hW
AZIMl T APRES 1/IN VERSION Ht OOIRANT,
Moyenne i88°55'/i5'
ACTION MAGNETIQUE.
Moyenne 9/1,95
>n double : 3° 55'; action magnétique moyenne : 9/1.19; rapport.
ce entre les armniiires : 90 millimètres: ti éléments de Bunsen.
ACTION MAGNÉTIQUE
Moyenne (V8,5
AZIMI'T DE LA TEINTE DE PASSAGE
i85°a8' i8ft*3i' 1 85* 39'
loi) .10 Moyenne.... i85°«>9'3o"
et, I. — Mémoires. i o
AZIMUT APRKS L'INVERSION DU COURANT
i88°aa' i88°a3' 1 88**5' i88°aV
Moyenne. . . . i88N3'.'Èo"
ICTIOX HAC.NKTIQIK.
Moyenne (>().!)
Rotation double : *>°f>V: action mognétiqw» moyenne : 69,0; rapport
On peut juger, par ces détails, do l'exactitude des cxpérienees. On voit, en particulier, que chaque observation de la teinte de passape doit être exacte, comme je l'ai dit plus haut, à deux ou troh minutes près, et que par conséquent la mesure des rotations ne comporte pas d'erreur supérieure à cinq ou six minutes; l'erreur probable de la mesure de l'action magnétique est d'une demi-division de l'échelle. Quelque faibles que soient ces incertitudes, on peut s'assurer qu'elles suffisent à rendre compte des différences qu'on trouve entre les diverses valeurs du rapport de la rotation à l'action magnétique déterminées dans une môme série d'observations.
Il est important de remarquer que la proportionnalité de la rotation et de l'action magnétique se vérifie avec la même exactitude, soit que la distance des centres magnétiques à la substance transparente» vienne à changer, soit que la quantité de magnétisme libre accumulée en ces divers centres éprouve une \ariation. (lotte loi de proportionnalité est démontrée par nos expériencos pour des corp> transparents de dimensions finies dont toutes les parties sont également affectées par Télectro-aimant; elle est donc vraie pour toutes les tranches infiniment petites dans lesquelles on peut eonccxoir le corps transparent décomposé. H résulte do là que la loi élémentaire
les phénomènes peut se formuler de la manière suivante : Le pouvoir rotatoire développé par l'action d'un centre magnétique dans une ranche infiniment mince d'une substance monoréfringente varie proportiontellement à faction magnétique, c'est-à-dire en raison directe de la quantité de magnétisme accumulée en ce centre, et en raison inverse du carré le la distance.
M. Wiedemann a démontré que le pouvoir rotatoire développé jar l'action directe des courants électriques est proportionnel à l'intensité de ces courants. Il n'a pas fait d'expériences sur l'influence ju'exerce la situation relative des courants électriques et des subsances transparentes; mais si l'on compare les résultats de M. Wiedemann avec les miens, si de plus on tient compte de l'identité générale des propriétés des aimants et des systèmes de courants fermés, il paraitra assez évident que le pouvoir rotatoire développé par un système de courants fermés dans une tranche infiniment mince d'une substance transparente doit être proportionnel à l'action qu'exercerait le système sur une molécule de fluide magnétique.
Je me trouve en contradiction complète avec la loi formulée par M. Berlin, d'après laquelle la rotation du plan de polarisation due à l'influence d'un seul pôle magnétique décroîtrait en progression géométrique, lorsque la distance de la substance transparente au pôle croîtrait en progression arithmétique. L'explication de ce désaccord n'est pas difficile à donner. M. Bertin considère comme pôle la surface terminale du fer doux d'une des branches de l'éloctro-aimant de M. Buhmkoriï. Or, cette surface ne saurait être regardée connue un pôle, du moins si l'on attribue à cette expression le sens précis qu'on doit lui donner : c'est un système de centres magnétiques distribués sur une assez grande étendue, et dont l'action ne peut $tre assimilée à celle d'un centre unique. Il n'y a donc pas à chercher de loi élémentaire qui fasse dépendre la rotation du plan de polarisation de la distance de la substance transparente à cette surr ace polaire : on ne peut trouver qu'une formule empirique, qui devra îhanger lorsqu'on changera d'électro-aimant, ou même lorsqu'on •hangera simplement les armatures terminales d'un même électroûmant. Mais si la loi que j'ai établie dans ce mémoire est vraie, la r ormule empirique qui représente le cfécroissement des rotations h
IM SI. H LES IMIOPHIKTKS Ol'TIOlKS
di\ erses distances de la surface polaire devra aussi représenter \c décaissement de l'action magnétique, puisque ces deux quantité" sont toujours proportionnelles: par conséquent, dans l'appareil de M. Bertin, les actions magnétiques devaient décroître en progression géométrique, lorsque les distances à la surface polaire croissaient en progression arithmétique.
Des expériences directes ont complètement vérifié cette conclusion. Jj appareil dont je faisais usage, et qui appartient au cabinet de PKcole normale supérieure, était précisément relui dont M. Berlin s'était servi dans ses recherches. J'ai enlevé Tune des branches île l'électro-aimant, et à l'extrémité de la branche unique que j'ai conservée j'ai vissé, au lieu de la grosse armature de mes expérience, la petite armature octogone que M. RuhmkorH' dispose ordinairement dans ses appareils, et dont M. Berlin s'était lui-même servi. J'ai déterminé par la méthode indiquer plus haut la grandeur de l'action magnétique à diverses distances de la surface terminale de cette armature (,J , et j'ai observé un décaissement Irès-lent qui peut se représenter passablement par une progression géométrique décroissante, bien qu'il soit en réalité un peu moins rapide. On en jugera par le tableau suivant :
HAPPOKr
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m i moi v.
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1 M "SI nrtCK l'OLAlRl..
\M<,>moi K ? .
piikckdem-i:.