Le Roi de Prusse a M. Rousseau
Voye* le Mémoire sur le roi de Prusse Frédéric le Grand, par Msgr, le P.deL..., A Berlin, 1789, p. 5.
DES ECRITS ATTRIBUES A FREDERIC. iSg
20. Matinées royales , ou Entretiens sur Fart de régner, (sans lieu d'Impression) 1766, 60 pages în-8.
Les éditions et les manuscrits de cette mauvaise satire contre Frédéric qui datent d'avant 1770 ne renferment que cinq Matinées : Origine de noire maison; — De la Religion; — De la Justice : — De la Politique; — De la Politique d*Etat, Plus tard , les éditeurs ont ajouté les deux Matinées Du Militaire et De la Finance, et intitulé l'ouvrage : Les Matinées du roi de Prusse, adressées à son neveu*
Les Archives de la Maison royale conservent trois manuscrits de l'ouvrage en question, dont deux portent des notes de la main de M. de Catt, lecteur de Frédéric. On lit sur l'un, composé de cinq Matinées : « Envoi de M. Grimm de Paris pour en rendre compte au Roi;» et sur l'autre, de sept Matinées: «Envoi de Bl Grimm pour montrer au Roi ou lui en faire part •
M. P.-R. Âuguis a reproduit six Matinées sous le titre de : Les Conseils du trône, donnés par Frédéric II, dit le Grand, aux rois et aux peuples de r Europe. Paris, 1828.
M. Techener parle de Touvrage qui nous occupe dans son Bulletin du bibliophile, Paris, i843, in -8, p. 17a et 178; voici ce qu'il en dit:
• Ces Matinées royales n'ont pu être composées que par un des en-
• nemis de Frédéric. 11 ne faut pour s'en convaincre que lire dans •la quatrième Matinée, au paragraphe Sur les Plaisirs, la manière
• dont on lui fait faire l'aveu de la plus avilissante faiblesse. • Thiébault, dans ses Souvenirs, quatrième édition, t. IV, p. 181 — 1 83,
attribue les Matinées à un officier français qu'il ne nomme pas , « mais qu'il désigne comme ayant accompagné le maréchal de Saxe en qualité d'aide de camp ; il ajoute que cet officier, s'étant hasardé à reparaître dans les Etats de Frédéric , après avoir fait paraître en Hollande cet ouvrage apocryphe , fut arrêté et conduit à Spandow, où il fut enfermé pour le reste de ses jours et où il mourut en effet/ Ce fait prouve que ce n'est ni à Voltaire, comme l'a prétendu M. Jouyneau des Loges , ni au baron Patono , ainsi que l'a avancé Tabbé Denina , que l'on doit imputer les Matinées royales. On peut enfin consulter Barbier, Dictionnaire des Anonpnes, t. II, p. 335 et 336, article Matinées, et la notice littéraire que nous avons insérée dans la Slaatszeitung , Berlin, i845, aGjuin, n** lyS, p. 85a, lorsque le Constitutionnel avait reproduit les Matinées royales, qui ont aussi paru sous le titre de : Entreliens sur Varl de régner, divisés en cinq soirées, (sans lieu d'impression) 1766, a4 pages in-8.