‹ Œuvres de Frédéric le GrandChapitre 112 sur 115 · Article de gazette · texte numérisé non relu

Article de gazette

Jean • François La Harpe, dans sa Correspondance littéraire adressée à Son Altesse Impériale M^^ le Grand -Duc, aujourd'hui Empereur de Russie, A Paris, 1801, t. 111, p. ii4— 116, attribue à Frédéric un article de gazette renfermant la relation du service solennel que le Roi avait fait célébrer en Tbonneur de Voltaire , dans Téglise catbolique de sa capitale, le 3o mai 1780. Cet article n*est pas Touvrage de Frédéric, mais de M. Thiébault, qui l'a aussi inséré dans ses Souvenirs de vingt ans de séjour à Berlin, i, V, p. 298 et 399 , quatrième édition. La pièce y est précédée de ces mots : • De retour (de la cérémonie) cbex moi, j'expédiai pour le Roi, pour les gazetiers de la ville , pour le Courrier du Bas-Rhin et quelques joarnaux étrangers , des copies toutes préparées d'avance de la relation qui suit. • Voyez notre t. XXV, p. i54.

33. Mémoires sur la civilisation des différentes nations de l'Europe.

M. Cbristian Bartholmèss, mort en i856, s'exprime en ces termes dans son Histoire philosophique de l'Académie de Prusse depuis Leibniz jusqu'à Schelling, particulièrement sous Frédéric-le-Orand , Paris. i85o, t. I, p. 3aa : «Après avoir décrit les phases que parcourut la

• philosophie de Frédéric , nous pouvons conclure qu'elle fut tou-

• jours non-seulement l'image de son caractère et le reflet de sa vie ,

• mais l'écho de son temps. Nous pourrions soutenir aussi qu'à tout

• âge elle manqua d'originalité , et souvent même de vérité. Ordi- •nairement élève ou émule de Voltaire et de d'Alembert, Frédéric

• s'exagéra sa valeur philosophique , quand il dit de l'ensemble de •sa carrière : «Je crois qu'en pesant les voix, les travaux du philo- ■ sophe seront jugés supérieurs à ceux du militaire. • M. Bartholmèss ajoute en note sous le texte : • Voyez les Mémoires sur la civilisation des différentes nations de V Europe, •

M. Quérard, dans La France littéraire, t. 111, p. ao3, article Frédéric y attribue aussi à ce prince les Mémoires historiques et critiques sur la civilisation de l'Europe aux XVIP et XVIIP siècles (publiés par J.-A. Borrelly*), Paris, 1807, in-8.

« Voyez notre t. XXIV, p. 578 et 579.

iGa II. CATALOGUE RAISONNE

Cet OQTrage D*esi pas de Frédéric. Cependant les paroles citées par M. Bariholraèss sont réellement du Roi, et se trouvent dans sa célèbre lettre à d*Âlembert, du ao novembre 1780. Mais elles ont été écrites dans un tout autre sens que celui que M. Bartholmèss leur donne; en effet, Frédéric parle, non de ses travaux philosophiques , mais de ceux de d'Alembert, qu*il met modestement au-dessus de ses propres travaux militaires. *

Les Mémoires sur la civilisation ne sont pas le seul ouvrage prêté à Frédéric dans La France liUe'raire; voici ce qn*on y lit, 1. 1, p. 4iS • article Borrelly : • J.-Alex. Borrelly est éditeur de deux ouvrages du

• grand Frédéric : les Caractères des personnages Us plus marquants , •etc., et les Mémoires historiques, politiques et militaires du comtr

• de Uordt, • ^ M. Quérard est plus près de la vérité , t. III , p. aoa , lorsqu'il mentionne le premier de ces écrits sous le titre de : « Ca-

• ractère des personnages les plus marquants dans les différentes cours •de l'Europe, eartrait des Œuvres de Frédéric » le -Orand (par J. -A. •Borrelly). Paris, 1808, deux volumes in- 8.» Quant aux Mémoires du comte de Hordt , dont M. Borrelly est bien Féditeur, leur titre exact est : Mémoires d*un gentilhomme suédois écrits par lui -même dans sa retraite, l* année 1784^ A Berlin, chea S. Pitra, libraire du Roi, 1788, gr. in.8.

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