‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 2)Chapitre 32 sur 51 · NOMS 1)KS · texte numérisé non relu

NOMS 1)KS

RÉGIMENTS

ESCA- DRONS.

(*arde blanche ....

Gardes

Régiment du Roi . . .

Margrave Albert . . .

Margrave Louis ....

Anhalt

Ilolstein

Lottum

Dobna

Prince de Hesse . . .

Jeune Dobna

Arnitn

DiinbofT

Finck

Yarenne

Du Troussel

Grumbkow

Tnichsess

Heiden

Margrave Henri ....

Anhalt - Zerbsl

Total de l'infanterie

ClIRASSIERS.

Gardes du corps . . .

Gendarmes

Régiment du corps . .

Prince royal

Margrave Frédéric . .

VV artensleben

Heiden

Schlippcnhach

Baireulh

Katte

Dragons.

Régiment du corps . .

Margrave Albert . . .

Anshach

Derfflinger

l'aumvitz

Von der Albe

Total de la cavalerie

Compagnies de garnisons 18.

Le total de cette armée pouvait faire trente mille combattants. Au commencement de ce siècle, l'usage des piques fut aboli, et on y substitua des chevaux de frise. Ces piques n'étaient utiles

SOUS LE ROI FRÉDÉRIC I er . 187

que pour défendre les gens de pied contre lu cavalerie; dans des sièges, dans des retranchements et dans cent autres occasions pareilles, les piquiers n'étaient d'aucun usage. Les vieux officiers eurent bien de la peine à quitter celte arme, pour laquelle ils avaient les préjugés d'une longue habitude: mais comme la guerre perfectionne la guerre, on se défit encore des mousquets, à cause que les mèches s'éteignaient souvent par la pluie, et on les remplaça par les fusils.

Sous le règne de Frédéric 1 er , la discipline s'affermit dans les troupes ; elles s'aguerrirent tant en Flandre qu'en Italie. Les officiers qui servirent en Flandre apprirent leur métier des Hollandais: ils furent alors nos maîtres, et l'on imita la grande propreté dont les troupes anglaises donnaient l'exemple.

Le margrave Philippe, grand maître tic l'artillerie, fut le premier qui rechercha la taille des hommes ; les compagnies de grenadiers de son régiment étaient exhaussées au-dessus de la taille ordinaire. Le prince d'Anhalt suivit cet exemple, et le Prince royal l'imita de même; depuis il s'introduisit parmi les officiers un esprit de choix pour l'espèce d'hommes qu'ils employaient pour soldats, et on ne prit plus que des gens grands, forts et robustes.

Toutes les troupes avaient des habits d'ordonnance : ceux qui voulaient servir dans la Ccivalerie, payaient, à la vérité, pour être reçus, mais ils étaient armés et habillés aux dépens de la couronne.

Les fantassins étaient prodigieusement chargés en campagne : ils portaient, outre leurs armes et leur manteau, leur tente, leur havre-sac et des chevaux de frise : et ils combattaient encore sur quatre files.

Le prince d'Anhalt, qui avait fait la guerre avec le prince Eugène tant dans l'Empire qu'en Italie et en Flandre, avait fait une étude profonde du métier des armes. Il commanda souvent les troupes auxiliaires des Prussiens , comme on l'a pu voir dans l'Histoire. Ce prince leur fit observer une discipline rigoureuse; et sévère observateur de la subordination, il la poussa à ce grand point d'obéissance qui fait la plus grande force d'une armée; mais comme ses attentions se bornaient à l'infanterie, la cavalerie fut beaucoup négligée.

DU MILITAIRE

Tant d'officiers qui taisaient la guerre dans les pays tics places fortes, où l'on ne fait qu'assiéger et défendre des villes, nous enrichirent enfin de l'art de la fortification: beaucoup acquirent assez d'intelligence pour conduire les attaques et les tranchées, ou pour défendre une forteresse assiégée.

Frédéric I" lit fortifier Magdebourg et Wésel selon la méthode de Vauban et de Coehorn; il avait à son service le général Schoning,» commandant de Magdebourg, qui entendait bien cette partie du militaire, et Bodt, qu'on accusa cependant d'être plus habile maçon que savant ingénieur.

Les guerres de Flandre, du Rhin et d'Italie avaient formé chez les Prussiens beaucoup d'officiers de réputation. Le margrave Charles, qui mourut en Italie, se couvrit de gloire à la bataille de Nerwinde. Le général Lottum fut très-estimé; il commanda des détachements de l'armée de Flandre, et fut enfin tué à la bataille de Malplaquct." Dans cette même bataille, le comte de Finck donna des marques de sa capacité : il emporta le retranchement français, et s'y maintint quoique la cavalerie impériale en fût rechassée par trois fois. A la bataille d'Oudenarde, le général Natzmer, à la tète des grands mousquetaires, c perça trois lignes de la cavalerie française, et y fit des prodiges de valeur.

Au-dessus de tous ceux-là s'élevait le prince. d'Anhalt; il avait par devers lui les actions les plus brillantes et la confiance générale des troupes : ce fut lut qui sauva l'armée de Styrum, à llochstàdt, par une belle retraite dont nous avons parlé en son lieu; ce fut lui qui contribua beaucoup au gain de la seconde bataille de llochstàdt, si funeste aux Français; et ce fut lui que le prince Eugène reconnut comme l'auteur principal de la victoire

* Liidccke-Ernest de Schouing , général -major et commandant île ta garde à pied depuis 1689, fut à la vérité nommé gouverneur de Magdebourg le 2,'i mai (a juin) 1691, mais il n'est jamais entré en (onctions: nu lieu de se rendre à Magdebourg. il suivit son cousin Hans-Adam de Scboning, en qualité de lieutenant-général, au service de l'électeur de Saxe, après la campagne du Kbin de 169a.

1» Philippe - (-bar les comte de Wylich et I.oltum, promu au grade de fcldmaréchal en 171 H, ne mourut qu'en 1719 : c'est le général - major Daniel de Tctlau qui fut tué à la bataille de Malplaquet.

r A la tëtc des gendarmes.

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