‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 4)Chapitre 10 sur 104 · AU BARON DE PÔLLNITZ · texte numérisé non relu

AU BARON DE PÔLLNITZ

SUR SA CONVAI^SCENCE. 1 "

Ah! vous voilà, mon vieux baron, De retour des bords du Cocyte Et du redoutable Àchéron, D'où le nocher du noir Pluton Renvoya votre ombre maudite, En contrebande, au doux canton Que votre serviteur habite.

Vous fîtes frissonner Caron ; Il craignit tout pour Proserpine, Femme de réputation, Qui n'aime point qu'on la badine.

Il sait que vous avez le don De turlupiner du bon ton Amis, parents, voisin, voisine.

Tout l'enfer était attentif, Comme il apprit votre venue; Tisiphone en fut éperdue, Minos même en parut craintif.

» Voye* t. XI, p. ii.

i> On trouvera pins loin une autre EpUre au baron de Pollnitz, sur le même sujet, envoyée à Voltaire le 4 avril 1773, avec la nouvelle positive du rétablissement du vieux baron. La traduction allemande des Œuvres posthumes (Nouvelle édition. A Berlin, 1789) contient aussi, t. VII, p. 56— S9, et p. 77—83, ces deux Épîlres au baron de Pollnitz.

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