A MADEMOISELLE DE KNESEBECK
SUK
LE SAUT QU'ELLE FIT DE SON CARROSSE LORSQUE SES CHEVAUX PRIRENT LE MORS AUX DENTS.
(,)ui m'aurait dit qu'un jour sur ma guitare,
Dont les accords sont peu mélodieux,
Je chanterais, à l'envi de Pindare,
Des Prussiens les exploits glorieux,
Non ces combats qui renversent les trônes,
Mais les hauts faits d'illustres amazones,
Plus beaux , plus grands et plus merveilleux ?
Viens, Calliope, il faut que tu m'inspires Pour bien chanter ces exploits étonnants.
* Wilhelmine de Kncscbeck , fille de Jean - Christophe de Kncsebeck, qui, à sa mort, arrivée le aa février 1739, était lieutenant - colonel dans le régiment des grenadiers, en garnison à Potsdam. Fort jeune encore, elle fut nommée dame d'honneur de la reine Sophie - Dorothée. Ses fonctions l'appelèrent deux fois en Suède : elle y accompagna la princesse Ulrique en 1 744 , et y fit plus tard un second voyage. Mademoiselle de Knesebeck mourut à Berlin le 1 a juin i8oa, âgée de près de soixante - dix - huit ans et très -estimée de la famille royale pour ses talents et ses vertus. On trouve une lettre de cette dame au marquis de Valori, en date du 10 juin 1750, dans les Mémoires de Valori, t. II, p. 3 1 5— 317. Voyez plus haut, p. 16 ; et Lettres familières et autres de M. le baron de Bielfeld. A la Haye, 1763, t. Il, p. 16a.