‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 4)Chapitre 93 sur 104 · VIII. ÉPITRE A D'ALEMBERT · texte numérisé non relu

VIII. ÉPITRE A D'ALEMBERT

Vos découvertes immortelles ; Tandis que leur audace excite les enfers, Et qu'à son tribunal l'idiot vous assigne,

Par un sort plus noble et plus digne,

Vous éclairerez l'univers.

APPENDICE

le triste hiver précipite ses pas, Il fuit, enveloppé de ses sombres frimas; Le soleil reparaît au sommet des montagnes, Ses rayons renaissants ont fondu les glaçons, Les torrents argentins tombent dans les vallons , Et coulent humecter les arides campagnes.

Dans les antres du Nord les fougueux aquilons , Les autans et Borée ont cherché leur asile; L'approche du printemps, le soufile des zéphyrs Rend le sein de la terre abondant et fertile, Et ramène aux mortels la saison des plaisirs; Et la nature décrépite, Que l'hiver a pendant cinq mois Engourdi sous ses froides lois, Du sommeil du tombeau triomphe et ressuscite,

Ainsi que le ver chrysalide Ressort de son cocon plus brillant qu'autrefois. La jeune, la charmante Flore, Dans ces jours doux, clairs et sereins, Incessamment va faire éclore Ses fleurs, l'ornement des jardins.

L'air rempli de parfums, la chaleur, tout conspire • Vovcit. XII, p. i5o— i5a.

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