‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 5)Chapitre 10 sur 81 · LA REINE ÉLISABETH SA FEMME · texte numérisé non relu

LA REINE ÉLISABETH SA FEMME

(i3 JUIN 17^9 - 1786.)

i. A LA PRINCESSE ROYALE.

(Ruppin) ce i3 (juin 1739).

Madame,

Je vous ai mille obligations de toutes les bonnes nouvelles que vous me faites le plaisir de m apprendre. J'espère de pouvoir vous en donner un jour de bonnes de mon côte. Quant à vos chevaux, j'ai fait ce que j'ai pu pour en trouver deux qui s'accordent avec les vôtres, mais inutilement; ainsi ayez la bonté de dire au grand écuyer d'en chercher deux qui s'accordent avec 1rs vôtres, et je les payerai d'abord.

M. Luiscius * est extrêmement fou de s'être coupé la gorge ; c'est une sottise qu'il ne se faut point presser de commettre. Je suis charmé de ce que l'envoyé de Suède h est un joli homme ; il nous en faudrait toujours de semblables.

La pauvre Brandtc et la pauvre Morriend seront bien, à ce qu'il parait, encore longtemps l'objet vexatif de la critique du Roi; il faut qu'elles s'en consolent.

Il y a ici une bande de marionnettes auxquelles Chasot « applaudit beaucoup, et principalement au Hanswurst, comme il l'appelle, qu'il dit excellent acteur.

Voilà toutes mes nouvelles épuisées. Dès que j'aurai mis ordre ici à une infinité de bagatelles, j'irai pour quelques jours à Rerausberg vaquer à mes affaires. Je vous prie de me croire du reste tout à vous.

Federic.

• Voyet t. XMI, p. 3i.

I* Le comte de Kudenskjold, arrive n Berlin le 9 juin 17^9

Voye* t. XV I, p. i5o et i58.

J Voyei t. XIII. p. 8.

* Voyex t. XX V, p. xi— xiii. et p. 387—2911.

Ruppin, ao juin 1739.

Madame,

Je vous rends mille grâces de l'exactitude avec laquelle vous daignez vous acquitter des petites commissions que j'ai pris la liberté de vous donner. Oserais -je vous prier encore de rendre cette lettre à Truchs?» Le jeune Lovenorn est arrivé ici, et il ira demain avec moi à Remusberg; je lui ferai passer le temps le plus agréablement qu'il me sera possible, et j'espère de le renvoyer content.1» Knobelsdorff c et moi, nous avons pris toutes les mesures pour le changement des chambres , et je me flatte que vous en serez satisfaite à votre retour.

Adieu; je vous souhaite bien du plaisir, vous priant de me croire tout a vous.

Ce a6 (juin 173g).

Madame,

Mille grâces de votre lettre. Voici la réponse à la Reine, avec une incluse pour Truchs. Le Roi sera mardi à Berlin , à ce qu'il m'a dit. N'en dites rien, s'il vous plaît. J'ai été à la Horst pour lui faire ma cour, ce qui m'a paru lui avoir fait plaisir. S'il vous demande, à Berlin, quand je viendrai, vous pouvez lui dire que, selon ses ordres, je ne manquerai pas de lui faire ma cour le a de juillet à midi. Adieu, madame; je vous prie de me croire tout à vous.

• Le comte de Trucliscss-WaldhourR. Voycx t 11 , p. 112; L III, p. 116; t. XVI. p. 8a; t. XMI, p. 60; et t. XVIII, p. ,39. b Voyei t. XX , p. 111.

e Voycx t. VU, p. 3a -36.

Gumbionen, 1 8 juillet 1739*

Madame,

INous sommes tous arrivés ici en bonne santé, mais sans avoir reçu la moindre nouvelle de Berlin. Nous irons dimanche à Ragnit, où campent les régiments de Môllcndorff et de Finck, mardi à Mcmel, et de mercredi en huit à Konigsbcrg. Je compte que nous serons de retour le 12 ou le i3 à Berlin. Je ferai mon possible pour vous joindre aussitôt qu'il dépendra de moi. Voulez -vous bien faire mes respects à la Reine, et l'assurer que jusqu'ici tout s'est très-bien passé ? Dieu veuille que cela continue ! Le Roi est de la meilleure humeur du monde. Notre voyage s'est passé sans aventure, chose assez rare; j'espère qu'il finira de même. Faitesmoi avoir, si vous pouvez, quelque chose que je puisse donner au Roi pour son jour de naissance;* je souhaiterais beaucoup que ce fût quelque chose qui concerne la chasse.

Si j'écris confusément, j'espère bien que vous me le pardonnerez, car je n'ai pas infiniment de temps de reste. Dès que nous serons à Kônigsberg, cela sera différent. Soyez persuadée que je suis et serai toujours tout à vous.

Pêtersdorf, a3 (juillet 1739).

Madame,

Je vous marque en deux mots que nous sommes arrivés ici sains et saufs, harassés de la poussière, absorbés par la chaleur, et exténués par des veilles continuelles; je vous laisse à juger si, dans ces dispositions, on est en état d'écrire de longues lettres. Eu

• Le i5 août. Vovcx t. I. |>. ia3.

deux mots comme en cent, tout va bien ici, tout se porte bien, et je suis tout à vous.

l'ctersdorf, 37 juillet 1739.

Madame,

Ayez la bonté de rendre cette lettre à la Reine, en me mettant à ses pieds. Nous sommes toujours emportés par ce torrent d'événements qui s'enchaînent tous, et qui, à vrai dire, n'aboutissent à rien. Nous ne donnons point les nuits, pour veiller, et nous sommes debout toute la journée, pour ne nous point reposer. * Le terme prescrit à notre vie ambulante tire vers sa fin. Je me réjouis beaucoup sur Rheinsbcrg, et encore plus sur le plaisir de vous embrasser. Je suis d'ailleurs tranquille , grâce à Dieu , et je ne saurais assez me louer du Roi; il est, en vérité, tel que Je puis le souhaiter, et que j'ai toujours désiré qu'il lut envers moi. Vous savez combien je suis sensible à ses grâces; ainsi vous jugerez facilement de ma satisfaction. Dieu vous conserve, madame! Ne m'oubliez point, je vous prie, et souffrez que je vous embrasse de tout mon cœur.

Kcini^sbci^, 3o (juillet 1739).

Madame ,

J'ai reçu la dernière que vous me faites le plaisir de m'écrire. Tout va bien ici. Le Roi a été incommodé; mais il est tout à fait remis. J'espère pour sûr d'être le 17 à Berlin, et de vous cm-

« Frédéric parle de la vie qu'il meuait au camp de manœuvres de Pcter»dorf.

brasser. Mette/. -moi aux pieds de la Reine, et rendez -lui cette lettre. Adieu ; je suis tout ù vous.

Koniç*l>crç, It aoiU (1739).

Madamk .

Ayez la bonté de rendre cette lettre entre les mains de la Reine. J'ai reçu votre lettre avec bien du plaisir, et j'ai celui de vous assurer que notre voyage se passe le plus joliment du monde jusqu'à présent; j'en souhaite la continuation. Je serai le lundi (d'aujourd'hui en quinze) à Berlin; je compte d'y arriver le matin. Comme le Roi arrivera plus tôt que moi, ayez la bonté de lui présenter en mon nom le chien, ou ce que vous aurez pu trouver pour lui donner, en me mettant à ses pieds.

Vous apprendrez par toutes les nouvelles du jour les avancements qui se sont faits ici, et d'ailleurs je suis porté à croire que vous n'y prenez pas grand intérêt; ainsi je vous renvoie aux nouvelles publiques, vous priant de me croire tout à vous.

Kunipbcrg, 8 août 17^9.

Madamk.

Voici deux lettres que je vous prie de rendre à leurs adresses. Je vous rends grâce de la vôtre, et je vous prie de vouloir m'excuser auprès de votre mère, car il m'est impossible de lui répondre. Je serai le 17 infailliblement à Berlin, car je pars incessamment pour les haras; je ne pourrai plus vous écrire, et j'attends avec

grande impatience le moment de vous embrasser et de vous assurer que je suis tout à vous.

(Haras de Prusse) ce 19 (10 août 1739).

Madame ,

Je ne vous dirai qu'en deux mots que tout va très -bien ici. Le Roi et toute la suite sont en parfaite santé. Le Roi , très-gracieux , m'a donné toute l'économie de ses haras, ce qui rapporte magnifiquement; c'est un très -beau présent, et fait de la meilleure grâce du monde. a Ayez la bonté d'en témoigner au Roi ma reconnaissance respectueuse à son retour, D car ces haras m'arrêteront ici cinq jours plus longtemps que le Roi. Adieu; je suis si accablé d'un mal de tête effroyable, qu'il m'est impossible de vous en dire davantage. Ayez la bonté d'avoir soin des incluses, et soyez persuadée que je suis tout à vous.

Haras de Prusse , 1 o août 1 j'ig.

Madame,

]Ne dites point, s'il vous plaît, que je vous écris cette fois, parce que je n'écris point à la Reine. J'ai cru avoir le plaisir de vous revoir d'aujourd'hui en huit, mais cela ne se pourra que mardi

* Voyci t. XVI, p. i65, 166, a.'ig, *4o et 3;4; et t. XVII, p. 5G.

b Voyez la lettre de la Princesse royale au roi Frédéric-Guillaume I", dan» l'ouvrage de M. de Hahnkc, Elisabeth Christine, Kônigin von Prcusscn. Bine Biographie, p. 3qi et 3g3 , n° 9.

au soir. Je compte être à huit heures du soir à Berlin ; mais je n'ai pas grande envie d'aller au château, car lorsqu'on voyage quatre jours de suite sans dormir, vous comprenez bien qu'on est harassé au possible, et qu'on ne pense guère qu'à se reposer. Le Roi arrivera vers midi à Berlin ; vous voudrez bien lui donner le chien , en me mettant à ses pieds.

Ayez la bonté de faire faire mes compliments à madame de Rocoulle , * et de lui envoyer des soupes confortatives ; voulezvous bien aussi faire mes compliments à Truchs?

J'espère donc avoir le plaisir de vous revoir mardi au soir en bonne santé, vous priant de me croire sans réserve, madame, votre très -Adèle serviteur.

(Automne 1739.)

J'ai reçu votre lettre avec bien du plaisir, et je vous suis trèsobligé des belles camisoles que vous avez eu la bonté de ra'envoyer. Je vous prie de vouloir bien rendre toutes ces incluses à leurs adresses. Je vous plains, c'est tout ce que je puis faire. J'attendrai les nouvelles de mercredi, sur lesquelles je réglerai mon départ. Je crains fort de trouver tout à Berlin à peu près où je l'avais laissé : tantôt la goutte aux genoux, tantôt des oppressions sur la poitrine ; enfin je prévois que nous passerons un triste hiver. Patience, c'est l'unique chose dont nous ayons besoin.

Je serai, si tout reste de même, samedi à Berlin, et j'aurai le plaisir de vous embrasser; mais si le Roi prend la goutte, je trai* nerai mon départ jusqu'à mardi.

Adieu, madame; je vous prie de me croire tout à vous.

Vous avez fort bien fait de parler au Roi sur le ton que vous

• Voyez t. XVI, p. xx, et p. 185—191.

io I. CORRESPONDANCE DE FRÉDÉRIC

l'avez pris. Si l'occasion s'en présente, vous pouvez seulement lui dire qu'il ne nous trouverait jamais eu défaut envers lui, et que l'intérêt et l'ambition ne nous feraient jamais extravaguer jusqu'au point d'oublier notre devoir et les sentiments de la nature. Si vous pouvez le lui dire d'un ton ferme, vous verrez que cela fera un très -bon effet.

Mes compliments à Pôllnitz.» Dites- lui seulement que je lui suis oblige de la peine qu'il avait prise de m'écrire.

Ruppin, aâ janvier 174».

Votre lettre m'a donné la peur tout du long. J'ai parlé a Fcldmann et au chirurgien- major, qui disent tous les deux qu'il est impossible que le Roi en revienne, et qu'on a beaucoup à craindre une suffocation ou quelque accident imprévu. J'attends les lettres de ce soir; si cela va mieux, je resterai ici jusqu'il samedi; sinon, je serai mercredi à cinq ou six heures à Berlin. Je vous rends mille grâces de la peine que vous vous donnez de m'infornier de tout ce qui se passe ; je serais sans cela dans mille incertitudes , quoique je ne saurais m'imaginer que le danger soit si pressant.

Enfin quelques mois nous éclairciront de ce qui arrivera, car il est presque impossible que les choses restent dans la situation où elles sont présentement. 11 faut avoir patience, et se résigner à la volonté de la Providence, qui dirigera tout comme bon lui semblera. Je ne souhaite point la mort de mon père, Dieu m'en préserve! et je crois que je serai plus affligé de sa mort que beaucoup d'autres, qui affectent de l'idolâtrie pendant sa vie; la voix de la nature est un instinct trop puissant en moi,t> et je ne suis pas assez farouche pour l'étouffer.

a Voye» t. XX , p. xm et xiv, et p. 73— io5. Le baron de Pôllnitz envoyait à Frédéric des rapport» suivi* sur la maladie du Roi. I» Voyez t. XXI, p. 354 et 355.

Faites, s'il vous plait, les assurances de mes très - humbles respects au Roi et à la Reine , mes amitiés à mes chers frères et à mes jolies sœurs, et soyez persuadée que je suis à vous avec l'estime la plus parfaite.

La première lettre que je recevrai de vous décidera de mon départ. Adieu.

i4- A LA MÊME.

Kuppin, 17 mai 1740.

Le mésentendu est certain avec votre frère, » II pense que l'on veut avoir un régiment formé, habillé et armé; ce n'est point mon intention; il ne s'agit que du nombre d'hommes qui composent un régiment, que j'habillerai, et dont je prendrai tous les autres frais sur moi. De cette façon-là , il comprendra facilement que cela ne peut pas tant coûter qu'il s'imagine, et que, ayant une quantité de monde dans son pays, et des régiments tout formés, ce serait une grande bagatelle que d'en amasser treize cents pour me les céder.

J'ai tout réglé à Remusberg pour l'enterrement de Wolden,1* de façon qu'il se fera d'une manière fort succincte, et je pense que tout sera Gni vers le vendredi. Adieu, madame; on me mande de Potsdam que les choses y empirent journellement, mais que mon frère est entièrement hors d'affaire. c Je vous prie de ne me point oublier, et d'être persuadée que je suis votre très-humble serviteur.

Vous plait- il de faire mes compliments aux dames?

■ Charles , duc régnant de Brunswic.

I* Gustave -Henri de Wolden mourut le 17 mai 1740. dans sa cinquanteseptième année. Voyc* t. XVI, p. 16 , 46 , 80, 90 et 91, où Frédéric le nomme par plaisanterie M. le Grand et le sieur Stlva.

c Ces deux nouvelles se trouvent dans la lettre inédite du baron de Pollniti à Frédéric, de Potsdam, le 16 mai 1740.

■ a I. CORRESPONDANCE DE FRÉDÉRIC

i5. A LA REINE.

(Potsdam) ce 3i (mai 1740).

Madame ,

Dieu « vient de disposer du Roi cette après - midi à trois heures et demie. Il a pense à vous, et nous a tiré à tous de véritables larmes de compassion. Vous ne sauriez croire avec quelle fermeté il est mort. D Vous viendrez, s'il vous plaît, mercredi ou jeudi à Berlin. KnobelsdorfT doit s'y rendre incessamment. Nous logerons dans notre vieille maison. c Dès que vous arriverez , il faut commencer par rendre vos devoirs à la Reine, et de là vous viendrez à Charlottcnbourg , en cas que j'y sois. Je n'ai pas le temps de vous en dire davantage. Adieu.

Berlin, 1" juin 1740-

Madame ,

Lorsque vous serez arrivée, vous irez d'abord chez la Reine pour lui témoigner vos respects, et vous tâcherez d'en faire encore plus qu'autrefois; ensuite de quoi vous pouvez ^encore rester ici, votre présence étant nécessaire , jusqu'à ce que je vous écrive. Voyez peu ou point de monde. Demain je réglerai le deuil des dames, et je vous l'enverrai. Adieu; j'espère avoir le plaisir de vous revoir en bonne santé.

» Frédéric avait d'abord écrit: • Le Roi vient de,* etc.; mai* ensuite il a fait une surcharge, et remplacé l«s mots lt Roi par le mot Dieu. Voyez t. 1, p. 174» et t. XXII, p. ta.

r Cette maison, qui est vis- à - vis de l'Arsenal , a été habitée depuis 179,3 par S. M. Frédéric-Guillaume III , et appartient maintenant à S. A. R. le prince Frédéric -Guillaume de Prusse.

AVEC LA REINE SA FEMME. i3

(Rheinsberg) ce 8 (août 1740).

Madame,

Je vous rends grâce de l'intérêt que vous prenez à ma santé. Je suis toujours fiévreux, et, la dernière fois, l'accès a été assez fort. J'attends ce soir à six heures le sort de ce jour-ci. Je vous envoie, en attendant, un papier qu'il vous faut pour Schonhausen, vous souhaitant mille plaisirs et satisfactions pendant que vous en jouirez. Vous serez contente de moi Tannée qui vient, et je ferai ce que je pourrai pour que vous puissiez l'embellir selon votre plaisir. *

Ituppin, 10 août 1740.

Madame,

Je pars pour Baireuth, et de là pour Wésel. J'espère avoir le plaisir de vous revoir en bonne santé. Si je ne vous écris pas souvent, ce ne sera pas ma faute, car on a peu de temps en voyage.

V otre frère est parti d'ici fort content, autant que j'en ai pu juger. J'espère qu'il persistera dans les bonnes intentions où il est présentement.

Je suis avec bien de l'estime, etc.

• La Reine habita di-s Ion» le château de Schonhauscn pendant la belle «aisoo.

i4 I. CORRESPONDANCE DE FRÉDÉRIC

Happin. 11 août 1740.

Madame,

J'ai eu le plaisir de recevoir votre lettre , et j'espère que celle - ci vous trouvera en parfaite sauté. Dieu veuille conserver la santé de la Reine, et la rétablir tout à fait!

Quant aux matériaux, je crois que nous sommes trop avancés dans l'année pour y penser, et que cela vaudra mieux pour l'année qui vient; et il faut d'ailleurs faire premièrement une taxe du bà tissage, et nombrer la quantité de pierres dont on peut avoir besoin.

Adieu, madame; je pars dimanche, et je suis avec bien de l'estime, etc.

Le i3 août 1740-

Maoamk.

\ ous pouvez prendre les dames d'honneur du 1" de septembre. Adieu; je pars demain, vous priant de ne me point oublier.

Le baron Mûller sera un des ehainbellans. et Kiant l'aulre.

ai. A LA MÊME.

Bftireath. 17 août 174°-

Madame ,

J'ai reçu votre lettre sur mon départ, et je réglerai tout à mon retour, touchant les matériaux que vous me demandez, charmé de pouvoir vous faire plaisir.

Ma sœur se porte, Dieu merci, fort Lien, et j'espère qu'elle ne nous donnera plus de frayeurs avec ses indispositions. Je pars après-demain pour Strasbourg,* et de là pour Wésel. Adieu, madame; j'espère vous retrouver en bonne santé, et que vous ne m'oubliez pas.

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