DU ROT CHARLES YIL
JOACHOC fiOAULT*'.
Soubs le dompteur de la fierté angloise, Soubs Texpulseur de vieille tiraonie»
Sbubs le soleil de la clarté françoise, Soubs Taccueilleur de noble baronniev Soubs le myroer dliumanité courtoise, J*ay esté sours, moy et ma progénie»
Dont à tous jours, tant que monde se croisse, Luy diray gloire et louenge infime.
Si je suys mis en cestuy digne nombre,
CTest sans mérite et à peu de déserte.
Et m^est grand peur que llionneur ne m'encombre,.
Et qu'en mon front n'en tourne honte apporte.
Mon fait est nul, mon personnage est sombre,.
Et ma vertu est mal dèro et couverte.
Donc, de la gloire au siège où je prens ombre.
C'est comme indigne : à Dieu soit-elle offerte !
£*ackur imP-ey, pour inciter France et exhorter à son devoir envers Dieu, pour luy démonstrer Us causes pourquoy avec la dignité des personnes ; T admoneste éTen faire recordation^ glorieuse et solempnité possible.
l'actkdb a franob.
France, entens cy, prens garde à oeste histoiis Fondée en choix et en fleur de personnes. Par qui haulx faits, comme il est tout notoire. Tu as esté afihinchie en tes bonnes',
I Joaohim Rouault, seigneur de Bois-Ménard, maréclial de France, sénéchal de Poitoa et de Beaucaire. Il se signala dans tontes les campagnes contre les Anglais en Normandie et en Guyenne, et épioava dans sa vieillesse l'ingratitude de Louis XI dent il avait été le premiet écuyer.
» Bonnes, frontières.
Remise en paix, en règne et en victoire. Donnant splendeur à dix-sept couronnes, Mesmes crémeur & payen territoire Et jusque au bout des nations félonnes.
Bens gioire à Dieu, multiplie tes grâces^ Pleure en louant du parfont des entrailles. Fais retentir tes hympnes et préfaces Jusque au palais des divines oreilles, ÂfBn que Dieu préserve des flammaces D*enfer, ton roy, le gprand roy des merveilles. Joins .avec luy ces ving^ et quatre faces* Dont en ton trosne en gloire' n*as pareilles.
Fay souidre en air ymages et statues, Marbre plomber comme jadis en Rome ; Fay gergonner* murailles revestues De Charles mort que le YII* on nomme.
Par luy tu es essourse jusque aux nues, Bondie* en rond comme une entière pomme : Donc et afin qu*encore en plus profiues, Gbobobs en fait Tadvertance à tout homme»
Tousjours des bons se fait la démonstrance. Contentez-vous, vous tous, nobles de France, Contentez-vous sans chéoir en mprmure Sur ces seigneurs dont la haute nature Les a fait mettre au plus haut de la brance *•
> Les vingt-quatre héros qui Tiennent de parler, et auxquels Chastellain souhaite également la gloire céleste.
* Var. en clarté.
• Gergonner, réaoxmer?
♦ Var. remUe,
* Il y eut probablement quelque jalousie à ce sujet, et nous voyons que le nom du sire d*B8touteville a été intercalé dans le manuscrit de La Haye.
DU ROT ClUBLES YII. 457
Ce vous est titre et miroer d'espérance D'avoir par temps semblable recouvrance ; Soit-on sur terre ou clos en sépulture, Tousjours des bons se fait la remonstranoe.
Ayez, vous pry, d'autruy honneur souffrance ; Vous n'estes pas laissés par ignorance, Âins expectans claire ailleurs couverture. Et là où lettre et nouvelle peinture Espoir* donront de vos faits remembrance : Contentez-vous de ceste remonstranoe*.
• i?fpM>, peut-être.
* Dans le ms. de Florence, les quinze derniers vers sont remplacés par les deux strophes suivantes :
Contentez-vous, vous tous princes de France, Contentez-vous de ceste ramembrance D'un roj deffunct d'excellente nature, Et non prenans sur ces seigneurs murmure. De leur honneur vous plaise avoir souffhtnce. Si vos haulx noms ne sont à ceste brance, N'est dit pour tant qu'il en soit ygnorance ; Impossible est de tout mettre en peinture Contentez- vous, vous tous princes de France.
Ce vous est titre et miroer d'espérance D'avoir par temps semblable recouvrance , Lors quant vos corps girront en sépulture. Toudis cler homme a clère couverture, Et a toujours son fait, la rembnstrance : Contentez-vous, vous tous nobles de France.