RONDEL
Les ferviteuiis aubmis à robsemoifeoe, Quoyque Boinrent il leur toume à greysnee De non avoir leur plaisir à toute beure, Toutew>is Dîea soubs qui rien ne demeura.
Autels servans ne fist onc décevance.
Mains il convient par contrainte eslevance Qu'honneur^ fortune ou amour les avance
* Ce rondeau se trouve dans la reeœil des poésies du duo Charles d^Orléans, Bibl. imp. de Paris, f. fr. 1104, f" 91. 11 fût vraisemblablement adressé à ce prince lere de la visite qoe Chastellaln et Olivier de la Marche loi firent en 1448, et ponr mieux en expliquer le sens, J*ins6rend ici les deux rondeaux qui le précèdent.
RONDEL DS OLIVISR DE LA MAECBB.
Pour amour des dames de France, Je suis entré en Tobservance Bu très-renommé saint François, Pour cuider trouver une fois La douce voye d'alégeance.
Saint suis de corde de souffrance, Soubs haire d'aigre désirance, Plus qu^nmon Dieu ne me congnois.
Pour amour des dames de France, Je suis entré en robservance Du très-renommé saint François.
Soubrement vis de ma plaisance Bt June ce que désir pense, Mandiant partout où je vois.
Je YCille à conter par mes dois
i32 RONDEL.
En quelque endroit et au besoing seoeure Les serviteurs submis à robservance, Quoyque souvent il leur tourne à grevance De non avoir leur plaisir à toute heure.
De long souffrir en pénible estrivanoe Naist aux souffrans haute et riche observance Finablement qtii les paye et honneure.
Après Faigret trouve-on la doulce meure Qui radoucit en leur propre savance Les serviteurs submis & robservanoe« Quoyque souvent il leur tourne à grevanoe De non avoir leur plaisir à toute heure.
Les maolx que m'a flEût espérance.
Ponr amour des dames de Francét Je sois entré en Tobservance Du trèa^renommé saint François.