‹ uvres de GilbertChapitre 18 sur 43 · ODE IMITEE DE PLUSIEURS PSAUMES · texte numérisé non relu

ODE IMITEE DE PLUSIEURS PSAUMES

Celui que tu nourris court vendre ton image , Noire de sa méchanceté.

Mais Dieu t'entend gémir, Dieu vers qui te ramène Un yrai remords né des douleurs ;

Dieu qui pardonne enfin à la nature humaine D'être faible dans les malheurs.

J'éveillerai pour toi la pitié, la justice

De l'incorruptible avenir; Eux-mêmes épureront, par leur long artifice,

Ton honneur qu'ils pensent ternir.

Soyez béni, mon Dieu, vous qui daignez me rendre L'innocence et son noble orgueil ;

Vous qui, pour protéger le repos de ma cendre, Veillerez près de mon cercueil !

Au banquet de la vie, infortuné convive,

J'apparus un jour, et je meurs :

Je meurs, et sur ma tombe, où lentement j'arrive,

Nul ne viendra verser des pleurs.

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