‹ uvres de GressetChapitre 102 sur 215 · FLORISE, GÉRONTE · texte numérisé non relu

FLORISE, GÉRONTE

I r. ORÏ8 E.

Je ne sais ce que j'ai, tout m'excède aujourd'hui : Aussi c'est vous... hier...

GÉROSTE.

Quoi donc?

Oui , tout L'ennui

iii LE MÉCHANT.

Que vous m'avez causé sur ce beau mariage , Dont je ne vois pas bien l'important avantage, Tous vos propos sans fin m'ont occupé l'esprit Au point que j'ai passé la plus mauvaise nuit.

GÉBOKTI,

Mais, ma sœur, ce parti...

FLORISE

Finissons-li , de grâce :

Allez-vous m'en parler? je vous cède la place.

GÉRONTE

Un moment : je ne veux. . .

FLORISE

Tenez, j'ai de l'humeur, Et je vous répondrois peut-être avec aigreur. Vous savez que je n'ai de désirs que les vôtres : Mais, s'il faut quelquefois prendre l'avis des autres, Je crois que c'est sur-tout dans cette occasion. Eh bien ! sur cette affaire entretenez Cléon : C'ert un ami sensé, qui voit bien, qui vous aime. S'il approuve ce choix, j'y souscrirai moi-même. Mais je ne pense pas, à parler sans détours, Qu'il soit de votre avis, comme il en est toujours. D'ailleurs, qui vous a fait hâter cette promesse? Tout bien considéré, je ne vois rien qui presse. Oh ! mais, me dites-vous , on nous chicanera : Ce seront des procès ! Eh bien ! on plaidera. Faut-il qu'un intérêt d'argent, une misère , Nous fasse ainsi brusquer une importante affaire? Cessez de m'en parler, cela m'excède.

GÉRONTE

Moi!

Je ne dis rien, c'est vous...

FLORISE

Belle alliance !

GÉHOltTE.

Eh! quoi...

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