‹ uvres de GressetChapitre 124 sur 215 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

VALER.E, en habit de campagne, CLÉOK

va.lere, embrassant Clcon.

Eh ! boa jour , cher Cléoa ! je suis comblé , ravi De retrouver enfin mon plus fidèle ami. Je suis au désespoir des soins dont vous accable Ce mariage affreux : vous êtes adorable ! Comment reconnoîtrai-je !...

Ah! point de compliments; Quand on peut être utile, et qu'on aime les gens, On est payé d'avance... Eh bien ! quelles nouvelles A Paris ?

T.UEKS,

Oh ! cent mille , et toutes des plus belles : Paris est ravissant, et je crois que jamais Les plaisirs n'ont été si nombreux, si parfaits, Les talents plus féconds , les esprits plus aimables : Le goût fait chaque jour des progrès incroyables ; Chaque jour le génie et la diversité Viennent nous enrichir de quelque nouveauté.

CLÉOS,

Toutvvous paroît charmant, c'est le sort de votre âge ;

Quelqu'un pourtant m'écrit (et j'en crois son suffrage )

Que de tout ce qu'on voit on est fort ennuyé ;

Que les arts, les plaisirs, les esprits font pitié;

Qu'il ne nous reste plus que des superficies ,

Des pointes, du jargon, de tristes facéties;

Et qu'à force d'esprit et de petits talents,

Daus peu nous pourrions bien n'avoir plus le bon seus.

Comment, vous qui voyez si bien les ridicules s

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