‹ uvres de GressetChapitre 137 sur 215 · ACTE III, SCENE IV. 1G · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV. 1G

Il s'agît île soupçons , que je puis voir détruits : Comme je crois le mal le plus tard que je puis, Je n'ai rien dit encor ; mais aux yeux de Géronte Je démasque le traître et le couvre de honte, Si je puis avérer le tour le plus sanglant Dont je l'ai soupçonné, grâces à son talent.

Le soupçonner ! comment c'est là que vous en êtes? Ma foi, c'est trop d'honneur, monsieur, que vous

lui faites; Croyez d'avance, et tout...

ARISTE

Il s'en est peu fallu Que pour ce mariage on ne m'ait pas revu : Sans toutes mes raisons, qui l'ont hien ramenée La mère de Valere etoit déterminée A les remercier.

LISETTE

Pourquoi?

ARISTE

C'est une horreur Dont je veux dévoiler et confondre l'auteur ; Et tu m'y serviras.

LISETTE

A propos de Valere , Où croyez'vous qu'il soit ?

ARISTE

Peut-être chez, sa mère An moment où j'en parle ; à toute heure on l'attend,

LISETTE

Bon! il est ici.

A.RISTE.

Lui ?

Lui, le fait est constant.

ioa LE MÉCHANT.

A RIST E

Mais quelle étourderie !

LISETTE

Oh ! tontes ses mesures Sembloient,pourlecackier,bienpriseset biensùres : Il n'a vu que Cléon ; et , l'oracle entendu , Dans le hois près d'ici Yalere s'est perdu . Et je l'y crois encor : comptez que c'est lui même , Je le sais de Frontin.

ARISTE

Quel embarras extrême !

Que faire? L'aller voir, on sauroit tout ici : Lui uiandei mes conseiis est le meilleur parti. Donne-moi ce qu'il faut; bâte-toi, que j 'écrive.

LISETTE

J'y vais... J'entends, je crois, quelqu'un qui nous arrive.

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