ACTE II, SCENE. IV. au
L'univers vous attend, et vos premiers travaux
De ce siècle déjà vous ont fait le héros.
Soumettez les deux mers aux lois de l'Angleterre,
Allez, sovez l'arbitre et l'amour de la terre;
Je rendrai grâce an ciel quand le bruit de vos faits
Viendra dans la retraite où je fuis pour jamais.
É DOUAR D
Ah ! cruelle, arrêtez: vous avez dû m'entendre ; Tont vous a dit l'ardeur de l'amant le plus tendre ; Et pour prix de mes feux vous luiriez des climats Que je veux avec moi soumettre à vos appas ! Ne me dérobez point le seul bien où j'aspire; Je ne commencerai de compler mon empire , D'être , d'aimer mon sort , que du moment heureux Où vous partagerez ma couronne et mes feux... Mais non... ce sombre accueil m'apprend que je
m'abuse; Et ce n'est point vous seule ici que j'en accuse.
EUGENIE.
Ne soupçonnez que moi ; sur mon devoir, seigneur, Je ne connois jamais de maître que mon cœur.