‹ uvres de GressetChapitre 4 sur 215 · AMÉLIE · texte numérisé non relu

AMÉLIE

Ah ! madame , arrêtez ; que prétendez-vous faire ? Le conseil du courroux est toujours téméraire : Dissimulez encore , assurez vos projets , Et ne quittez ces lienx qu'à l'instant du succès.

Votre dégn ita ras ignominie:

Depuis le |oiir fatal ou la Botte ennemie,

Détruisant votre i ipoii . 1 1 .iln.i dans < et rlim.it» Le vaisseau qni devoit voua rendre ■> voa étals; Prise p.ir vos vainqnenra sans • a • tre i onnue, Sans honte vous pouvez vous montrer à leur vue. "Vous auriez .1 i . - i.i vissenrs ,

Voyant aMzondeeu v .. u s. v. y oient tous vos malheurs; Mais du secret i ai "r vont êtes assurée, Et U honte n'est rien quat.

Vont parles en esclave : un ro-nr né pour r D'un jong même ignoré m peu! trop s'él Ne dût-on jamais trois la chaîne qui l'atts Pour en être flétrit est assez qn'il le sache.

Le secret ne peut pi ont excuser nos erreurs,

El notre premier juge est .ni fond de nos < œUIS.

Dans l'affreux désespoii "n mon destin me jette Crois-tu donc que pour moi la paix si.it si Condamnée aux fureurs, née nu se m «les exploits. Et des maux que produit l'.un lition àt - Fugitive an bercean, quand mon malheureux père, Au glaive d'un vainqueur j>rt tendant me sonatraiii . Au prince de Norvège abandonna mon son . U' éloigna des états que me 1;\ mit s.i mort ; Pensoit-il qu'unissant tant de titres de haine. Dev.oit poursun ce on jour sa r engeance et la mienne. Héritière des cois, élevé des ht cos.

Je perdrois un instant dans un làcht Dans l'asile étranger qni cacha mon enfance J'ai pu sans m'avilir suspendrt ni.i m ngeance . La sacrifier même à l'espoir de la | Tandis qu'on m'a flattée ainsi que nos - Qu'Edouard, pour finir les malheurs de la guerre Pour unir à jamais l'Ecosse et l \ i gleterre , Alloit m'offrir sa main, et par ce juste et

Page 1