‹ uvres de GressetChapitre 58 sur 215 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

EDOUARD, AL Z ON DE, VORCESTRE, ARONDEL, GL ASTON, gardes.

En croira i-je mes yeux? c'est elle-même...

iLZOSDE,

Arrête.

Je te connois, je vois 1 orage qui s'apprête ;

Mais , lasse de la vie , et lasse de forfaits , J'éclaircirai sans toi mes funestes secrets.

( à Edouard. ) Toi qui fais ma disgrâce et ma douleur profonde , Respecte ton égale, et reconnois Alzonde.

Alzonde !

ALZOX D E.

A tes malheurs tu la reconnoîtras :

Mon nom est , je le sais , l'arrêt de mon trépas ; Mais quand toute espérance à mon ame est ravie , Que craindre ? tu ne peux que m'enlever la vie : Tu perdras davantage, et j'aurai la douceur De te voir en mourani survivre à ton malheur ; De mes ressentiments je te laisse ce gage... Mais trop long-temps ici je contrains mon courage. Alzonde , toujours i'eine au milieu des revers, Inconnue à tes yeux , fut libre dans tes fers ; Et dans l'instant fatal ou tu peux me connoître Je sais domme un grand cœur doit fuir l'aspect d'un maitre.

ÉD O.U ARD

Gardes , suivez ses pas.

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