‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 119 sur 524 · DES CAS OU L ALARME EST NULLE · texte numérisé non relu

DES CAS OU L ALARME EST NULLE

Dans (pelles limites poorrait-on resserrer ce moyen d atténuation ? Il semble qu’une limite raisonnable estrépoque où l’on présume assez de la maturité deThomme pour le faire sortir de tutelle et le rendre maître de lui-même. Avant ce terme y on n’eapere pas assez de sa raison pour lui laisser l’administration de scs propres affaires. Pourquoi le désespoir de la loi cotnraen<;erait-il plus tôt que son espérance?

Ce n’est pas à dire que pour tout délit commis avant la majorité on doive nécessairement diminuer la peine ordinaire. Cette diminution doit dépendre de l’ensemble des circonstances. Mais c^ veut dire <pie, passé cette époque, il ne sera plus (pière permis de diminuer la peine à ce titre.

A raison de la minorité d'Â(je, on remettra principalement les peines infamantes. Celui qui

n’aurait pas l'espoir de renaître à l’honnenr renaîtrait difficilement à la vertu.

Quand je parle de la majorité, je n’entends pas la majorité romaine fixée à vùqjt-cinq ans, parce que c’est une injustice et uue folie de retarder si lonq-temps la liberté de l’homme, et de le retenir dans les liens de l'enfance après le plein développement de ses facultés. Le terme que j’avais en vue est l’époque an^;laisc de vingt-un ans accomplis. Avant cet âge, Pompée avait conquis des provinces, et Pline le jeune soutenait avec gloire au barreau les in> terêts des citoyens. Nous avons vu la Grande» Bretagne long-temps gouvernée par un ministre qui gérait avec éclat le système infiniment compliqué de ses finances, bien avant l’àge où dans le reste de l'Europe il aurait eu le droit de vendre un arpent de terre.

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