CHAPITRE VII
RAIS079S SUR LESQUELLES SE FONDE l'OBLIGATION DE SATISFAIRE.
La satisfaction est nécessaire ponr faire cesser le mal du premier ordre, pour re'tablir les choses dans Tétât où elles claient avant le délit , pour remettre Thomme qui a souffert dans la condition lc(;itime où il serait si la loi n*avait pas clé riolce.
La satisfaction est encore plus nécessaire pour faire cesser le mal du second ordre. Li eine seule ne suffirait pas à cet effet. Elle tend ieo sans doute à diminuer le nombre des dclin«p)ants, mais ce nombre, quoique diminué, ne saurait être considéré comme nul. Les exemples de délits commis, plus ou moins publics, excitent plus ou moins d appréhension. Chaque observateur y voit une chance de souffrir à son tour. Veut-on faire évanouir ce sentiment de crainte, il fiut que le délit soit aussi constamment suivi de la satisfaction que de la peine.
S'il était snivi de la peine sans satisfaction, autant de coupables punis, autant de prenves que la peine est inefficace : par conséquent autant d'alarme qui pèse sur la société.
Mais faisons ici une observation essentielle. Pour ôter Talarroe il suffit que la satisfaction soilcomplèteauxyeux des observateurs, quand même elle ne serait pas telle à ceux des personnes intéressées. Comment ju(;cr si la satisfaction est parfaite pour celui qui la re^^oit?La balance entre les mainsde la passion pencherait toujours du côté de Tinlérèt. A Tavare, on n'aurait jamais donné assex. Au vindicatif, l'humiliation de son adversaire ne paraîtrait jamais assez {pande. Il faut doue supposer un observateur impartial, et re{>arder comme suffisante la satisfaction qui Int ferait penser qu’à ce prix U aurait peu de regret à subir un tel mal.