Peines inefficaces
J’appelle inefficaces les peines qui ne pourraient produire aucun effet sur la volonté, qui
Sar conséquent ne serviraient pointa prévenir es actes semblables.
Les peines sont inefficaces lorsqu’elles s*a|>pliquent à des individus qui n'ont pas pu ct>nnaitre la loi, qui ont a{p sans intention, qui ont fait le mal mnocemmont , dans une supposition erronée ou par une contrainte irrésistible. Des enfants, des imb«'>cilles , des fous, quoiqu'on puisselcs iiicncrjus<|u*à un certain point par des
récompenses et des menaces , ii'ont pas assez d*idéc de l’avcnirpourélre retenus par des peines futures. La loi serait sans efficace à leur é(*ard.
Si un homme était déterminé par une crainte supérieure à la plus (p-ande peine légale , ou par l’espoir d’un bien prépondérant, il est clair que la loiaiiraitpeu d’efficace. On a vu les lois contre le duel méprisées, parce que l'homme d’honneur craignait la honte plu.s que le supplice. Les peines décernées contre tel ou tel culte, manqueiiL géuéralemcnl leur effet, parce que l'idée U une récompense étemelle l’emporte snr la crainte des éenafauds. Mais comme ces opinions ont plus ou moins d'influence , 1a peine est aussi plus ou moins efficace.
in. Peines superflues.
Les peines seraient superflues dans les cas où l’on pourrait atteindre le meme but par des moyens plus doux, rinstnictioii, l’exemple, les invitations, les délais, les rc<:om|>enses. Tu homme a répandu des opinions pernicieuses : le magistrat s’annera-l-il du glaive pour le punir? Non , s’il est de l’intérêt d'un individu de répandre de mauvaises maximes , il sera ile l’intérêt de mille auU'cs de les réfuter.