TABLEAU DES RÈGLEMENTS
Quand on a établi de bonnes règles, il reste encore à prendre des arrangements pour en faciliter l’exécution , pour les rendre notoires ; car une loi ne peut avoir d'effet qu'autant qu’elle est connue.
Le règlement de l’assemblée , rédigé en forme de tableau et lisible de toutes les parties de la salle, doit être placé à côté du président.
S’il y a trop de matière , il faut multiplier les tableaux : mais tous les points essentiels doi*> vent être réunis dans le tableau principal.
Dans toute grande assemblée politique, rien de plus fréquent que l’appel aux règlements , soit pour attaquer, soit pour se défendre. I.a contravention consume du temps, la correction en consume encore. Les règles sont toujours pour une partie de l’assemblée comme si elles n'étaient pas. I^es membres novicesles connaissent mal, et les vétérans les plus exercés ne les ont pas toujours présentes à l’esprit. Tel est, du moins, l’état des choses dans le parlement britannique ; et cela ne peut pas être autrement, parce que les règlements , loin d'ètre exposés aux yeux, n’existent mie ^ar tradition et ne sont confiés qu'à la garde d ime mémoire trompeuse.
Un Uibleau en petitnerépondraitpasaubut. Un tableau en grand est un objet d’étude dans tous les moments où l’attention est vacante. La
moinilrc contravention devient sensible , et par cela même , les fautes deviennent rares ; car ou ne mampie point aux règles quand on ne peut pas y manquer impunément, quand on a devant les yeux la loi qui vous condamne , et un tribunal qui vous juge au moment même. On ne scrapasplus tenté de la violer que de manier du fer rouge. La procédure qui se Irainc à pas de tortue daiisles autres routes, est dans celleci rapide comme l’éclair.
Les lois générale.s , quelque soin qu’on prenne pour les promulguer, ne sont jamais susceptibles d’une notoriété universelle. Mais les lois particulières , faites pour une assemblée, peuvent être constamment en évideuce dans son enceinte. Le moyen en est sî facile et St connu I En Angleterre il n'y a pas de club qui n’ait son règlement affiché dans sa salle : même prévoyance dans des maisons de jeu. Mais une réflexion amère et qui revient souvent, c'est que la sagesse dans la conduite des affaires humaines est souvent en raison inverse de leur importance. Les gouvernements ont de progrès à faire avant d’avoir atteint, dlnàs le maniement des choses publiques, à la prudence qu'on apporte communcmeataiix affaires privées. La cause du mal est facile à indiquer; le remède ne l’est pas.
DF. l’Édifice convenable pocr une nombreuse assemblée.