C. IU>ii88aLST. — FaAHÇom CoNTiata
CGTi NOTICE SUR LA FONTÀINB,
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AMê de bmpiêmê de Uamo. BàucàMr ^/êmmâ dm pottê {êstrmii dês ngistrts d« U pmroùgé de Smut'Faast^ à la FwU'MilùtC^
Le TiBgt «UcBM tTril mil lU eent trente-trois • eeté beptlt^ Marie, file de noble homme Loai« Herieart, Heotenant-eriminel à le Ferté-Milon et demoT- •elle Agnès Petit. Ler^ tor lee fbntt par noUe homme Glande Langloia, etenjer, seigneur de Cherigni et damojseUe Marie Methe>, veoiVe de fim Charles Petit, proenrenr dn Roj an siège rojal de Chastillon.
(^igA«) P. N. COUBTBT.
I. Ce nom, mal éerit sur 1^ registre, doit être In Mmiê Moit: elle kait pand*mire de MBe de U Fontaine. En eCEst, Agnès Petit ètaitillede Chetks Pedt, proenrenr dn Hoi aux eaox et forêts de Qiitillon-eor-Mame, qni était cheralter, seigneur d^rtebiae et de Bailleuz; et de Marie Mo<t, ille de Jaeqnm Moét, ècujer, seigneur de la Bretaocbe.
Noos tirons ees renseignements de notes qui nous ont Mé communiquées ds la Fertè-Milon par M. Huard, curé de Saint-Nicolas, paroisse de eette TÎUe. Yoiei ce que ees mêmes notes nous ont fait savoir de la famille paternelle de la femme de la Fontaine. Nous y joignons entre croehets quelques antres indieations qui nous ont été fbnrmes par M. Médéric Leeomte, djjà dté aiUean par nous.
Louis Hérieart, pèrs de Mlle de la Fontaine, était fik de Guillanme Hérieart, lieutenant de bailliage à la Ferté-MUon, de 1618 à 1648. [Ce GniUaame HMeart, lieutenant eiril et criminel et assesseur à la Perté-Bfilon, vécut dans de grands sentiments de piété. Il mourut le ai décembre 1648. à l*âge ds soixante-diz-hnit ans. Dans son testament dn a4 octobre préoédent, il m
S lace sous la protection de Monsieur Saint-Vaast et de Monsieur Satattuillanme, son ange gardien.] Sa flemme était Nieole Cocault, d'une honorable famille de tabelliotts et procureurs de la Ferté-Milon. Ils laissèrent deux enfents : Marie Hérieart, flemme de Jacques Jannart, laquelle devint dame de Thury par Taequisition que fit son mari de ee domaine vers i657 * ; et Louis Hérieart, né en iSgS, qui exerça, de i6a5 à 164 1, année de sa mort, l'olfîee de Uenlsnant crinunel, assesseur dvil, que son p^ résigna en sa Cireur, se contentant pour lui-même de eeini de lieutenant eivil. Il porta, à partir de 1629, le titre de seigneur d*Oignj (village près de la Ferté-Milon), ayant acquis cette terre le a8 juillet de la même année. Marié, comme nous
* Le second fils de Jacques Jannart et de Marie Hérieart, étant mort saas postérité en 1712, laissa tons ses biens à Sébastien Hérieart, petit-nevea de Mlle de la Fontaine. Depuis ce temps les terres et le château de Thurj tout dans la famille Hérieart de Thary. Ce chAteau est tel encore anjourd*hai, mnf les réparations devenues nécessaires, qa*il était au temps de Jannart. le substitut du procureur général. On y conserve les portraits de la Fontaine et de sa femme, qne M. le vicomte de Thnry a permis de reproduire par la gra- Twe pour notre AUmm.
PliCES JUSTIFICATIVES. cctii
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Aca iê bgptimt de OnxLtM db Uk, Fortauti, Jîli àtu poite {extraii dm registre de la paroitse de Saint'Cripin, à Ckâteau^Thierry),
U trnte oetobra «t m qae àmen» (i653) a eité baptiaé par moj prettivft cvé dt cetu égKM toobfifAé, im fils Charl«. Son père Jehan de la Fontaine^ ■■iifre des eaax et ibréU, ta mare Marie Hirieart. La pailn M. François é» Moeroix, chanoine de Pegliae cathédrale de Rhelms, la marine GenarieCre Har belia, Ceaune de M. Jehan Jo«e, arocat an Parlement.
(Signé) DnouAmT. GnHaviivn HÈnBBUif. '— F. Mauomiz.
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LMre (iiMiU) k MademmselU de la Fontaine^ h Châîêom^Tkierry,
« Ma chère Mtut^ j'arriverai à ChAteao-Thierry, jeodt an eoir. Je para par k coehe de JoioTÎUe ; la Toiture répond bien pea à réiéganee de mon papier, n w cendoira à la Ferté, et d« là je prendrai de» eheTau. Mon rojage na len pat long. Les premiers joors du mois prochain, je compte être à Livry
PavMs TQ, à Agnès Petit, il eat ponr fils Louis Héricart, et Marie Héricart, kmmt de la Fontaine. Louis Hèricart, bean-frère de notre poète, eut, à son Iser, l'offiee de K-entanant de bailliage, conserré, de père en fils, dans cette fiwile, depois i4i8 jasqa*en 1703. [Un acte de Tente du 16 mai 1696 lam apprrâd qu'il vivait encore à oette date. Il était ne en 16:19, qoatra BU avant Marie Héricart, sa scsor.]
La bnaîUe Héricart était ane des plus anciennes de la Ferté-Milon, et des plas notables. [Denis Héricart était, en iSSg, gouvemeor du château de oette ville, et paya de sa Tie sa fidélité au service du Roi. Il fut jeté par les habitanU da haut des nraraiBes dans les fossés. Cinq ans après, en i594» son neveu, loerdaia Héricart, fut aussi gouvemenr du château ; mais pour les ligueurs.) I^-U de ces sages qui crient, selon las temps : Vive le Roi, tItc la Ligue? Au Mde précédent, on antre Jourdain Héricart, qui rivait vers 1476, avait épousé ■ae Colette Drooart. Nous notons cette alliance avec nne famille de gentils- ^«■aies, seigneora de Norroj et autres lieux, parce que Mlle de la Fontaine, ^Meeadaate de eea Dronarto, se trouvait par eux parente de Jean Racine : vojcs ërdessns, p. i.xx, et ci-après, p. ociz.
CGTtii NOTICE SUR LÀ PONTAINB.
oi Ton m'atteikU Je tou aanonce oae BoaTsUe affireoM : Hfadanobelle R*gnand «t ma eompagne ds Toyage; eUe aip^ logor cha vont, ck paataat, jasqii*à la in de Mt a£biret; tel est ton projet. Ainiiy d romê me ponces me douMT im Ht, faitet moi le plaiiir d^en faire demaader k M. nûenioa de ma part. Je compte être quelques jourt & Neûlly ; anaai je terai trèa-pea ineoaamode.
« M. le doc de BoinlloB m*a promis que je troaTeroit à Châtaaa-Tliierry dee ordres pour les bois. Dlen le Teuille ! £a tous eas, Toici Vètk^ et aoes arooe le temps de les attendre. M. DesCbst^ m*a joré qa'on ne &isoit pas plus de diKfencs pour loi qne pov rowê. Mon papier toos paroltra Cm ; je rom écrie ds ehea Mme de Montboisner, oè je n*en tnmve pasd*antra. Mes respects à am Aètt mère. Yoiei k qmttaaae de Delabaire. Je Tons embrasse de to«t mes esMT etsab
« Di ijk FoHTÂan.
■ Ce mardi an soir. »
— Toid Texplication des mots « Téléganoe de mon papier » et de ceaz-ci « Mon papier' TOOS paroltra foa ». Ce papier a ans bordure de ieors peintes I la ^oache ; en tête de la lettre, «ne petite figore de femme, et à la fia, eotn « et sais » et la signatore, on gentilhomme en habit rooge, Tépée aa cAlê. Les costumes de ces deux personnages nous ont paru plutôt dn ifJT hnirirmci siècle que dn dix-eeptième. Sans oser nous prononcer absolument sur Facriture, nous dirons que celle de notre poète a quelques caractères tfue nous m*STons pu ratrouTer dans k lettre. Ni les personnes, ni les liens que k kttrs nomme ne nous sont familiers dans lliistoire de k Fontaine. La ■**-*^«*» de k mère encore TiTante, et sans qu*il soit questiom du père, eat loin d*êlrs sans dif&eultès. Nous trouvons nne bien plus grande objection eneece dans k passage sur le duc de Bouillon, qui, si l'on suppose k lettre écrite pir notre Jean de la Fontaine, donne des ordres pour des distributions de bois à C hAteau-Huerry, bien longtemps STsnt rechange qui lui en fit poaaéder k duché. Nous croyons donc plutôt le petit billet écrit par k petit-fib de b Fontaine, Charks-Lonis, à l'une des trois sœurs nées, eomme lui, de Cbaries de la Fontaine et de Françoise-Jeanne du Trembk j. Les petites figuras, peintes ft la gouache, représentent asses probablement Mme et IL de Montboisner. Celui-ci, arec son habît rouge, pourrait être ce Montboissier-BeauCort, vicomte de Canillae, qui servit , avec grande distinction, dans les mousquetaires, de 171S ft 1751. La lettre aurait été écrite par Charlea-Louû de k Fontaine à une date assez voisine de 1740. Né en 1718, il avait perdu son père en 17^2. Ss mère ne mourut qu'en 1763.