‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 192 sur 379 · S'en sont moques. Voyez le Lexique · texte numérisé non relu

S'en sont moques. Voyez le Lexique

7. c Ce n*est point le sage qui dit cela, c'est le fourbe, et même le fourbe impudent. » (Champoet.) — Mais n'oublions pas que souvent, dans la Fontaine, comme dans la langue usuelle, stige ne signifie pas •aire cbose que prudent, bien ayisë.

i44 FABLES. [r. vi

FABLE VL

l'oiseau BLBSsi D^uNi FLion.

ÉK>pe, ùh. i33, 'AtT6c (Coray, p. 74 tt yS*). — AphthoiiMi, lab. 3s, FahmU Sagittmrii^ pimrimms m suis ipsUts fropriis nui£ÊS wiah tari astsiulêtu, — Haudent, i** partie, fab. 107, sPmm JigU st im Chassêw,

Mjrtkoiagia sfsopiem Neveleti^ p. 196, p. 347 « P* ^^« G>rroMt, an imméeo 34 àe son recueil d*emblèmet intitalé IMwtongrmpkie (Parit, iS43), développe Tidée de cette fiJde en TÎagthuit Tert, qui commencent par ce quatrain :

L'Oye se fiûct tort et dommage, Car la légère plume porte Dont on faict au traict son pennage, Qui naure TOye et la rend morte.

Camerarius {FabUs ésopi^ues^ p. 144) cite, d*après TbéodoRt, Fallusion que Tempereur Julien faisait à cette fiible, pour readre raison de Fédît par lequel il roulait interdire aux chrétiens Pétode des lettres proûmes. Voici les paroles mêmes que Théodoret (i!i(toirê ecclésiastique^ lirre III, chapitre rr) prête à Julien : c Noo sommes, comme dit le prorerbe, percés avec nos propres pissa (toTc o{xt(ot(.... irrtpot^, xotà TJjv 9C«poi(&rav, PaXX6|a0a). On nouifiût la guerre en s'armant de nos écriu. »

Mortellement atteint d'une flèche empennée ',

Un Oiseau déploroit sa triste destinée,

Et disoit, en souffiant un surcrmt de douleur :

I. Coray donne cette fable ésopique sous cinq formes direncf, dont Tune, d*aprèsle scoliaste d'Aristophane {Oiseams^ ren 807}, cit un fragment d*£scbyle.

3. Empennée, garnie de plumes. Le mot est firéquenunent eaplojf^ par nos anciens auteurs arec ou sans régime, et au propre ou «o figuré.

Googk

F. Ti] LIVRE II, i4S

« Fant-3 contribuer à son propre malheur!

Cruels humains ! vous tirez de nos ailes 5

De quoi faire voler ces machines mortelles*. Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié : Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre. Des enfants de Japet ^ toujours une moitié

Fournira des armes à Tautre. » xo

3. L'une des fables grecques (la seconde de Coray) rend le même Kns iTec one élégante précision : tb ^^(s.... hm^ta^w xoTç ohtioiÇ

4* Dans Horace (lifre I, ode ni, vers 37), aiuiax Japeti genus ne l'appUqœ qa*à Prométhée; les enfants de Japet désignent ici toute la nce humaine. On peut se demander si la Fontaine emploie ces mots ^ à denein, pour faire allusion à Thomme fabriqué par Prométbée, et <)oiiDCT à entendre que nous sommes dignes de celui qui déroba le feu da ciel, et de qui sont venus tous les maux. — Voltaire, dans l'endroit déjà cité deux fois (ci-dessus, p. 79, note 6, et p. 108, Mte 10), rapporte ces deux vers comme une des belles maximes du Uwliste.

J. Dm Là FomAim. 1

i46 FABLES. [r. n

FABLE VIL

Pbèdre, liTre I, &b. 19» CanU paHmriêmt, — RonndiUt iim I, fiib. 9» mime titre, — Marie de France, fab. 8» iTwm Iàsu fà vd^t ckaaUr,

Mjthologia mopica NepeUti^ p. 400, p. 49 >•

Voyez la xin« leçon de M. Saint-Marc Girardin (tome I, p. 433- 435). D cite on trait mordant de satire ajouté à la fable par no poète dn seizième siècle, Weiss, qm a pnblié ses &bles latines sons le bob de Pantaleo Candidns (fab. 10 1, Delieim poetariim germanommfînB^ fort, 161 s) : la Chienne cbassée Ta se plaindre an juge, qui, ne toslant pas se faire d'affaires, c permet à la plaignante de chasser à soi tonr, si elle le peut, son adTersaire, on de lui persuader de quiittr les lieux de bonne volonté. > — Justin , dans un pasMge <h Uttc XLIII, chapitre nr, que nous donnerons à VAffpenikty w^ cette fable dans la bouche d*un ligurien, qui s'oi sert pour en^igff les Gaulois i chasser les Massiliens nourdlement établis en GtoW • — On lit dans Camerarius (p. aSi) une fable de même nonle, mais dont les personnages sont différents. C*est un Hérisson qo, après avoir re^ l'hospitalité d'un Serpent, le chasse de son tns* Haudent(&b. i3o de la a* partie), Benscrade (quatnuB xn^m de l'édition de 1677, et Lxxn de celle de 1678), et le Noble, dsu mo tiope (1691), comédie accommodée a» théâtre italien (actel, scène n)' ont adopté le même cadre. — M. Benfey (tome I, p. 353) nfproche de notre £d>le un apologue oriental d'intention analogue.

Une Lice étant sur son terme, Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant *, Fait si bien qu*à la fin sa Compagne consent De lui prêter sa hutte , où la Lice s'enferme.

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