Le Noble dit à peu près de même
Et clochant sur trois pieds Tinrent cahin-caha.
Chez lui, comme chez la Fontaine, tout a lieu en terre ferme; mais il a donné à toute la fiible un tour fort ridicule, et £atit de la ren^ contre des deux marmites un duel en champ clos.
10. Hoquet^ a obstacle, empêchement, » d*après du Cange (Toyez son Ghisahre^ au mot Hoquetus) \ ou bien plutôt c accroc », en rattachant le mot au picard hoc^ hoket, a croc, accroc, » d*où koker, ahoker^ « accrocher. »
11. La morale est ainsi rendue dans Arianus (tcts i 5 et 16) :
Pauperîar caveat tese tocîarê potenti; Namquefides ilU cumpartli melion
Dans Faëme (rers i5 et 16) :
Potent'torum semper est vicinitas Vitanda tmuioribus.
Le Noble tire de la fable une morale un peu différente :
Sous le fort le foible succombe *, Sous le mauvais périt le bon.
— Cest dans le sens du premier de ces deux vers que Charles le Téméraire dit aux envoyés des quatre membres de Flandre qui viennent réclamer contre rétablissement d*un impôt considérable : a Je vous montrerai ce que tous ne pouvez ni ne devez foire. Ce sera la querelle du pot et du verre : si le verre se heurte au pot, il est bientôt rompa« » Voyez V Histoire des dues de Bourgogne du baron de Ba* rante, tome IX, p. i3o (Paris, 1829, in-S"»).
372 FABLES. [r. m
FABLE III
LE PETIT POISSON ET LE PâcHBUR.
Étope, £ib. ia4, !AXteb(xa\ lyjo^l^ (Coray, p. 67» p. 3a6). -»Babriiis, fab. 6, 'AXisbc xa\ M^B^iov. — Arianiis, fid>. m>, Pmmêtr §i Pisés. — Bandent, i** partie, lab. ao, tTmm Pesekemr ei émm p§tk Poisson, — Le NoUe, conte 68, du Péckew €t du pêiU Pottêm, U rtfus indiscret,
Mfthologia suopiem HêpeUtiy p. 187, p. 469.
Cette ûJ[)le a été reproduite dans le ReciuU de poésies ckréiiêÊumsi diçerses^ tome III, p. 36 1 (par erreur, pour p. 365).
La fable 70 de Corrozet, dn Âossignol ei de VOiseleur^ déTi^oppe la même idée, arec d'autres personnages ; elle a fourni à la Fontuae le vers de sa morale (royez la note 8). — Dans une chrooiqne ea prose française, du treizième siècle, la Chromique de RaâmSy publiée par M. Louis Paris, TarcheTèque de Rouen, Riganld, raconte à suât Louis un apologue qui a beaucoup d'analogie arec cehd de Gotrocet; M. Éd. du Méril Ta cité en entier dans V Introduction de tes Peiiiss inédites du moyen dge^ p. i44~'i46 • line mésange, priae par aa paysan, le persuade de la laisser aller parce qu*eUe est c une petite cose [chose) ^ i> et après s'être enrôlée, elle lui conseille de garder «Dt autre fois ce qu'il tiendra. — Cbez le Noble, le Pêcheur prend an premier poisson, qu'il lâche; puis un second, qu'il garde, înstnit qu'il est par l'expérience.
Petit poisson deviendra grand, Pourvu que Dieu lui prête vie; Mais le lâcher en attendant.
Je tiens pour moi que c'est folie :
Car de le rattraper il ^ n'est pas trop certain. S
Un Carpeau *, qui n'étoit encore que fretin,