Dans Phèdre (vers 4 et
.... Ubipernicitas IfotOf inquit, illa est? Qmd itm eessarunt peies?
'-~ Dans Neckam (vers 9) :
QuUl prodest eitrsu poitieres mquasse?
— Dans Ysopet 11^ la raillerie sur la vitesse est longueneat développée :
Tu estois ia saillant,
Et léger et courant
Ansû comme un oisel :
Or «s cy attrapé.
Et honni et maté,
F. xvu] LITRE V. 419
Bfais la pauvrette ^^ avoit compté a 5
Sans Tautour aux serres cruelles.
Et y lairras la pel (peau).
Que t'ont râla tes aaat.
Tes tours? etc.
II. f La Perdrix, dit Nodier, a joué un r61e odieux dans cette faUe, mais le malheur réconcilie la Fontaine arec elle, et ce retour est extrêmement touchant. H a fait la même chose à la fabU xti du UyrelV:
On assomma la pauTre héte,
dit-il en parlant du Loup, car rinfortnnc même d'an méchant a sa pitié, et un loup que Ton tue est aussi une pauvre héte, > — Dans les febles de Phèdre et de Neckam, le Lierre mourant se console en exprimant à la Perdrix la joie que lui cause le juste châtiment de sa dureté.
4ao FA.BLES. [i. zvnt
FABLE XVIII
l'aiglb et le hibou.
Abstemins, bh, i\^^ de Buhone tUcente Âquilm filiassuos < w'utm fiH'u esse formosiores : même mondité, mêmes penoomgei; mâifl U feble ett conçue aatrement. — Verdizotti, fab. 4, delt J^mU e 7 Guffo.
Mftkoiogia ttsopiem Nepeleti, p. 583.
La £ible 56 de Babriac, Zebç xa^ nCOi^xoç {Jupiter ei U S'mge), la i4* d'Arianus, Suma et Jupiter^ et la 7« d^Yscpet'AçiomHet, dtée par Robert (tome I, p. 352-354), et intitulée : du S'mge qui disûiifusês Singios estaient U plus biaux^ enseignent toutes trois la mèmt yénSé que celle de U Fontaine, mais les circonstances du récit et, coouBe on le Toit, les personnages sont tout autres. Ce sujet du S'mge et Jw piter a été traité également par Camerarius, sous le titre de «Suais (Leipzig, i564, p. ao8); par Pantaleo Candidns (Weiss), &b. i; par Haudent, i^* partie, fab. 179, de luppiter et eTun Simge; et par le Noble, conte 17, du Singe et de ses Petits, Veamomr de se* omreges. La fid>le 74 de Marie de France, où est peinte la Simgesse qoi
.... aleit mustrant A tûtes bestes sun enfant,
partit découler de la même source; mais le cadre est librement modifié. ^ Robert (p. 348-35 a) cite encore un extrait de Regnmrd le Co»trefait^ où Faction est à peu près semblable à celle de la Fontaine; seulement le Renard est substitué à 1* Aigle, et le Corbean an ffiboo. — Voyez ce que M. Taine (p. 193 et 194) dit du caractère du Hibon diei notre fidraliste.
L^ Aigle et le Chat-huant leurs querelles* cessèrent.
I . Cest un fait connu que Tantipatbie des rapaces on oiaeanx de proie dinmet pour les nocturnes. Wagner (ITifforûi mmtmratis Behetk airiosa^ p, 195) raconte qu'il TÎt, aux enTirons de Zurtcb, le 4
F. xvui] LIVRE V. 4ai
Et firent tant qu'ils s'embrassèrent.
L'un jura foi de roi, l'autre foi de hibou, Qu'ils ne se goberoient leurs petits peu ni prou*. « Connoissex-vous les miens? dit l'oiseau de Minerre*. '^ Non, dit l'Aigle. — Tant pis, reprit le triste Oiseau :
Je crains en ce cas pour leur peau :
C'est hasard si je les conserve.
Comme vous êtes roi, vous ne considérez Qui ni quoi^ : rois et dieux mettent, quoi qu'on leur die,
Tout en même catégorie*.
Adieu mes nourrissons, si vous les rencontrez.
d'un aigle et d*iiii grand-dac, dans lequel Taigle fat vaiDen et tué. Yoyei le Dietiormaire ^histoire naturelle de Ch. d^Orbigny, à Tarticle Chouette^ tome m, p. 63 a et 634.
1. Prouy beaucoup, f Peu ni prou, i locution familière, qui équi* vaut à c pas du tout, en aucune façon, b
3. PaÛadU mies, comme dit Oride, au lirre II des Fastes (yen 89). La cbouette est parfois représentée sur le casque de Minenre, parfob sur sa main. Pbidias Payait aussi donnée pour attribut à la Déesse, ayec le serpent. Voyez Otfried MûUer, Manuel de f Archéologie de Pari^ 3« partie, I, A, § 371, 9; et le Dictionnaire ^ déjà cité, de Cb. d'Orbigny, tome III, p. 636 et 637.
4. Sur les coupes de yers de la Fontaine, imitant la liberté et la hardiesse de la conyersation familière, yoyes M. Taine, p. 3iiet3ii.
5. « N*est*il pas plaisant de supposer que ce soit un effet nécessaire et une suite naturelle de la royauté, de n*ayoir d*égard ni pour les choses ni pour les personnes ? Ce tour est très satirique , et sa simplicité même ajoute à ce qu'il a de piquant. » (CHAMFoaT.) — c Sonyent, dit M. Saint-Marc Girardin dans sa xnr* leçon (tome II, p. 3), il y a plusieurs débuts ou plusieurs bommes raillés sous la figure d*un seul animal : le Lion on l'Aigle, par exemple, suffit à peindre toutes les sortes d'orgueils, de fiertés, de duretés insdnctiyes et presque inyolontaires qui sont propres aux princes. Quelle définition de l'égoisme des rois que ces roots adressés à l'Aigle par le Hibou! B — M. Taine (p. 193 et 194) m place à un autre point de yoe et fait remarquer, au sujet de ce passage , que le Chat-bnant c n'est pas assez respectueux ayec les puissances. Il parle à l'Aigle comme ferait un bomme de l'opposition, d'un air aigre, ayec les sentences maussades et le ton trivial d'un plébéien opprimé. >
i^a!i FABLES. [r.
— Peignezrlet-moi, dit TAi^e, oa bien me les montrez;
Je n'y toucherai de ma vie. »
Le Hibon repartit : « Mes petits s<mt mignons, i ^
Beaux, bien £uts, et jolis sur tous leurs compagnons : Vous les reconnoltrea sans peine à cette marque*. ITallez pas Toublier; retenez-la si bien
Que chez moi la maudite Parque
N'entre point par votre moyen. » «•
n avint qu'au Hibou Dieu donna génitnre : De façon qu'un beau soir qu'il écoit en pâture,
Notre Aigle aperçut d'aventure,
Dans les coins d'une roche dure.
Ou dans les trous d^une masure ^ « s
(Je ne sais pas lequel des deux).
De petits monstres fort hideux.
Rechignes, un air triste, une voix de Mégère*.