VIII NOTICE BIOGRAPHIQUE
verta et les usages des fontaines de Fougues », objet d'un de ses traites. Parmi ses savants travaux, il avait quelque commerce avec les Muses. Il eut un fils, François Pidouz, mëdedn aussi, se mêlant de même de faire des vers ^. Gelui-dy qui mourut en i66a, à l'âge de soixante-dix-huit ans, avait été maire de Poitiers. On peut voir, dans V Histoire du Poitou de Thibaudeau *, que la mairie de Poitiers était, depuis Tan 1 575, comme hërëditaire dans cette famille. Ces Pidoux étaient une forte race, d'une rare longévité, la Fontaine en a fait la remarque*, et elle se trouve confirmée par Thibaudeau^ dans une Uste historique des maires de Poitiers *.
La Fontaine savait que les Pidoux de Poitiers étaient ses parents; il les connaissait peu, se souvenant seulement de l'un d'entre eux, son cousin germain, qui l'avait « plaidé * ». Dans son voyage de Paris en Limousin (i663), il rencontra un Pidoux à Châtellerault. Il y en avait eu un, du prénom de Pierre (nous ne savons si c'est le même), qui avait été lieutenant général au siège royal de cette viUe *. Ce que la Fontaine nous dit du parent dont il fit la connaissance n'est pas sans intérêt. C'était un vigoureux octogénaire, qui se plaisait encore aux violents exercices de corps et savait écrire; « l'homme le plus gai..., et qui songe le moins aux afiairés, excepté celles de son plaisir.... Il y a ainsi d'heureuses vieillesses, à qui les plaisirs, l'amour et les grâces tiennent compagnie jusqu'au bout^ ». Quand il faisait ce portrait anacréontique, pouvait-^l ne pas se dire : a J'ai de qui tenir »? Il a laissé à sa correspondante le soin de noter la ressemblance. Bfais il en avait