lUflâxioms sur la poésU, chapitre xn, ConelusUm
^UR LA FONTAINE. »in
« peirt-ître plus que nous tons. » Ce n'est, au fondy qne la confiraialioQ du récit de d'Olivet ; et il n'ëtait pas, ce semble, très- Béoessaire de rectifier sa version de la parole de Molière : eomme eQe est plos vive que celle de Lonis Racine , nous la croirions volontiers la plus exacte. Yrâci l'anecdote du souper dans V Histoire de I* Académie françoise^ : « Un jour Molière soupoît avec Racine, Desprëaux, la Fontaine et Descoteaux, fimieax joueur de flûte. Di Fontame Àoit ce jour-là, encore plus qu'à son ordinaire, pl(mgë dans ses distractions. Racine et Desprëanx, pour le tirer de sa léthargie, se mirent à le railler, et si vivement qu'à la fin Molière trouva que c'ëtoit pasMr les bornes. Au sortir de table, il poussa Descoteaux dans l'embrasure d'une fenêtre, et lui parlant de l'abondance du cœur : « Nos beaux esprits, dit-il, ont beau se trémousser, ils « n'effaceront pas le Bonhomme. » Qu'on se sonviemae de la Fontaîœ jugeant Molière après Us Fâcheux *. Qui s'étonnera de cette sympathie entre les deux génies?£lle a inspiré la Fontaine lorsque, ayant perdu son ami en 1673, il lui fit la bdie ^Htaphe qm commence par ces vers :
Sont c« tombeau gisent Plaate et Tërence, Et cependant le seul Molière y gît.
La manière dont nous avons proposé de comprendre le signe £ût à k Fontaine d'approcher de la Chambre du sublime n'est pas la seule vraisemblable. H se peut aussi qne l'on espérât lui Cure eutendre qu'il n'avait, pour y arriver plus vite, qi^à laisaer là ses contes, qui l'dbligeaient à ûmre cparantakie, maïs il ne poBvait se décider à y renoncer. Nous avons dit que ceux qui lurent puMiés en 1674 et 1676 suscitèrent un orage, n semMe l'avoir pressenti, puisqu'il les fit paraître sous la rubrique de Mons, quoique probablement imprimés à Paris. Une sentence rendue, le 5 avril 1675, par le lieutenant de po-> lioe, la Reynie, en interdit la vente, non-seulement parce que le livre avait âé imprimé sans privilège ni permission, mais parce qu'il « se trouve rempli de termes indiscrets et malhonnêtes, et dont la lecture ne peut avoir d'autre efiet que celui