Elle fut insérée dans le Mermurt de janvier
SUR LA FOnTÀINB. cxxtu
la FoDlaine; il a proods d'itre sage^. » Le 24, on passa ao second scrutin, qui devait rendre définitive l'élection du satirique; il n'y eut pas non plus une seule boule noire : il est doux de voir qu'on a rêvé quand on s'est cru des ennemis. Le Roi ayant cessé de refuser son agrément à la Fontaine, il fut à son tour nommé, et il n'y avait plus qu'à recevoir les deux ëlua. Gonune l'élection de Boileau avait été ratifiée la première, nous pensons que peut-être sa réception aurait l^écédé celle de la.Fontaine, sans un voyage où Thistoriographe avait accompagné le Roi *, et qui la fit difiîérer jusqu'au i*' juillet'. La Fontaine, qui, ce jour-là, lut une fable à la fin de la séance^, avait lui-même été reçu deux mois avant, le mardi a mai 1684. Quoique sa harangue, avec l'éloge de ses coofirères, du Roi, de Richelieu, et celui de Colbert, qu'il ne fit pas long, ne sorte pas du moule oà étaient alors jetés tous ces compliments, on y peut relever quelques traits. « Vous TOjez, Messieurs, dit-il dans son exorde, par mon ingénuité et par le peu d'art dont j'accompagne ce que je dis, que c'est le cœur qui vous remercie, et non pas l'esprit. » lï acceptait très-bien sa réputation d'homme simple, ingénu; et, modestie à part, il avait sans doute conscience qu'il prononçait en bonhomme son petit morceau d'éloquence. Dans une aUusicm qu'il fit au relus d'approbation que le Roi avait quelque temps opposé à son élection, il y a peut-être moins d'humilité que die finesse. Cest le plus joli passage de son discours : a Notre
I. D'Oliret, BUtmre de P Académie^ p. 33. ». OÊmwres de Boiiêou (éditioB de Berriat-Saint-Prii), tome I, p. GIT, à la note i.