‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 95 sur 379 · IV · texte numérisé non relu

IV

ozL NOTICE BIOGHAPBIQUE

de tes fid>l6tS a Bommë à oAtë de FfaStoiUe. Û j tu dans ces ooiirtes scèses de Galatég, qb bien joH oonpl^ cekd qoi finit ainsi :

Deux rois sont au monde, Pluton et l'Amour;

et quelques haireux souvenirs de Théocrite et de Virgile.

En dëpit de la dëoonv^ue de Daphné^ la Fontaine tait à sentir en lui une veine de chants lyriques. L'illusion, s'il y en avait une, n'ëtait pas là; mais il y a lyrique et lyrique; et où il se trompait, c'était en ne reconnaissant pas que la poësie du vieil opéra français ëtait un genre fiiuz, dontBoîlean a raiiy justement les « hëros à voix luxurieuse » et les « lieux communs de morale lubrique * ». Quinault, il est vrai, y a excelle et beaucoup surpasse la Fontaine, peut-£tre parce qu'il n'était pas comme lui un grand poète, mais un très-ingénieax versificateur.

Lorsque la Fontaine fit, de ce cAtë, sa dehûère tentative, il était d'un âge qui la rendrait singulière, si l'on ne savait que, jusqu'à l'heure des cilices, qui se fit attendre, il ne laissa pas la vieillesse lin imposer sa respectable, mais attristante gravité. L'opéra de l'Jstrée^ le seul avec lequel il lui lut permis d'aborder le théâtre, fut représenté à l'Académie royale de musique le aS novend>re 1691. Dès sa jeunesse, nous Pavons dit, il avait beaucoup aimé d'Urfé. Vieux, il eut sans doute grand jdaisir à tirer de son roman une tragédie lyrique. GeDed n'est pas sans mérite poétique; et peut-£tre ces amours des rives du Lignon n'auraient pas déplu, si Lulli les avait réchauffés de sa musique'. On a Ûeu de soupçcmner que cdie de S(m élève Golasse les refiroidit. Le succès fut très-médiocre. On a raconté que la Fontaine, assistant à la représentation, trouva la pièce mauvaise, et qu'ayant demandé quel en âait

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