‹ Œuvres de J. Delille (volume 2)Chapitre 16 sur 17 · DU LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

DU LIVRE DEUXIÈME

Viens, Bacchus, tout ici célèbre tes louanges : L'Automne a sur son front tressé tes pampres verts; L'ambre de tes raisins embaume au loin les airs.

De tant d'arbres divers, les uns, nés sans culture. Couvrent au loin les champs , bordent une onde pure ; Tels sont l'humble genêt , le pâle peupliei', Et le saule verdâtre, et le pliant osier.

Et le chêne, qui rend les oracles des dieux.

Plusieui'S sont entourés de rejetons sans nombre: L'ormeau voit ses enfants s'élever sous son ombre ; Des forêts d'arbrisseaux naissent du cerisier ; Et du tronc maternel sort le jeune laurier.

Telles furent d'abord les lois de la nature : Bientôt l'expérience étendit la culture ; Et l'art industrieux, par d'utiles secrets. Enrichit les vergers et peupla les forêts. Là, ce jeune arbrisseau qu'on arrache à son père Va recevoir ailleurs une sève étrangère.

Connois donc chaque plant, et quel soin lui convient:

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