‹ Œuvres de J. Delille (volume 3)Chapitre 31 sur 36 · QUATORZIÈME TABLEAU · texte numérisé non relu

QUATORZIÈME TABLEAU

Una omnes ruete, ac totum spumare, reductis Convoisuni remis, rostrisque tridcntibus acquor, etc

Tous s'élancent ensemble, et l'airain des vaisscc^ux, Et les' bras des rarqeurs font bouillonuer-Ks eaux. La mer à leur fureur ouvre un théâtre immense, etc.

Tout ce tableau est magnifique dans le poëte : mais la multitude d'objets qui le composent, en rendroit l'exécution prodigieusement difficile pour le peintre. Il faut qu'il se renferme dans la description d'un combat général sur mer, dans lequel cependant ou doit pouvoir distinguer plusieurs détails. La figure principale et la plus rapprochée du spectateur, doit , je pense, être Cléopâtre frappant son sisU'e, pour animer ses soldats : les deux serpents sont déjà eulacés dans son voile, qui flotte au gré des vents. Les dieux déclarés pour Auguste, Neptune, Vénus, et Minerve;

les monstres de TEgypte , qui protègent Cléopâtre , seront placés au milieu des vaisseaux: tous seront armés de leurs lances et dans Tattitude de combattants. Au centre , Mars , la Discorde , et Bellone : les Furies planeront dans les airs. Il faut que Ton distingue sur quelques vaisseaux au moins , les tours dont parle Virgile : turritis puvpibus instant. Le peintre pourroit même placer Minerve et Vénus sur les tours de Tun de ces vaisseaux, et nous montrer sur le devant du tableau, Neptune sortant des ondes , et menaçant Tennemi de son tiident.

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