‹ Œuvres de J. DelilleChapitre 7 sur 10 · I ....... Il part, Tolc, arriTc; l'eniiuî · texte numérisé non relu

I ....... Il part, Tolc, arriTc; l'eniiuî

Le reçoit à la grille , et se traîne avec lai.

* (a) Nous citons ici les vers d'Horace y dont ceux-ci sont rimitation.

« lidem eadem possunt horam dnrare probantes? » NuUns in orbe sinus Baiis praelucet amœnis, » Si dixit dives , lacns et mare sentit amorem M Fcstinanti» hcvi, cni si yitiosa libido » Feceiit aii«piciam« eras ferramenta Theanum » Tolletia, fabri. Lectus gcnialis in anla est? M Nil ait esse prius, melius nil cœlibc vit?. : H Si non est, jurat bene soUs esse maritis.

.. Quo teneam vultus mutantem Protea nodo ? »

HoRAt* Epistolamm, lib. T, cp. i, ▼. Sa.

■ Quel i>euple est par nos rois menacé d'être libre ?

Allusion aux sept cents rois de la Convention , et aux étranges bienfaits de la liberté, dont ils menaçaient en effet les peuples.

s Ou le brochet glouton qni dépeuple les eaux?

* Quelques uns de ces vers sont imités de la Forêt de Windsor y par Pope , ainsi que quelques autres vers de la description de la cliasse le sont du poète Denham.

4 De ses assassins même attendrissent les coeurs.

On trouve des descriptions de la chasse dans le neuvième chant des Mois , de Roucher ; dans le seizième livre du Prœdium rusticum, de Vanière, et dans les Saisons, de Saint-Lambert et de Thomson , chant de V Automne,

s Amusent leur exil, et chantent leur retour

* Ces ver» furent récités à TAcadémie ie jour où M. de Maies-

(a) I^es Dote^ qui appartiennent à Delille sont désignées par un astérisqn«f «t les autres sont des premiers éditeurs.

herbes, reçu dans ce corps, et M. de Choiscul , qui assistait k cctle réception, paraissaient, après leur exil, en public pour la première fois. Le public les nomma tous deux par ses applaudissemens.

A Son meuble accoutumé, ses livres favoris.

* On sait avec quelle grâce et quelle attention le roi de Pologne, Stanislas Poniatowsky, reçut la célèbre madame Geoffrin. Elle retrouva, en arrivant dans Tappartement qui lui était destiné, les mêmes meubles , les mêmes tableaux, les mêmes livres qu'elle avait laissés dans son appartement à Paris , et l'amitié attentive qui avait présidé à cet arrangement et l'étonnement agréable qu'il lui causa, ne fut pas un des moindres plaisirs qu'elle goûta dans ce voyage.

7 L'Ame de son ami dans l'odeur d*uoe rose.

"* Cette idée est tirée d'un voyage de Suisse; et, qu<Mqu'eUe ait été déjà employée plusieurs fois, elle est si intéressante et si doucement mélancolique, que l'auleur a cru devoir la reproduire. « Autour de » l'église (dit M. Robert, Foycige dans les treize cantons suisses y » tome II, page 231), des tombes couvertes d'œillets cultivés par » les mains d'une fille, d'un frère, d'un fils, d'une épouse, ou par » celles d'un ami , me peignaient d'une manière attendrissante la sen- » sibilité des cœurs qui ne sont point émoussés par des jouissances » factices, ni dégradés par de mauvaises institutions. Le temps des M œillets est-il passé, on y substitue d'autres fleurs, suivant la sai- » son, et tous les villages du canton montrent le même attachement » pour leurs proches. »

* L*écho redit mon nom , mon hommage et mes vers.

* Pour l'intelligence de ce passage, nous plaçons ici deux lettres déjà imprimées, il y a plusieurs années dans différens journaux.

LETTRE DE MADAME LA PRINCESSE CZARTORINSKA A M. l'aBBÉ

« Pardonnez , monsieur, si j'interromps vos loisirs : prenez-vous- » en à votre réputation et à vos ouvrages si une société entière s'a- » dresse à vous pour remplir son attente. Rassemblés dans un petit » hameau, où nous faisons notre principal séjour, l'amitié, Finch- M nation, le sang et les convenances nous lient; tout se rassemble » pour nous faire espérer que nous ne serons jamais sépai^és.

DU CHANT î. 287

M II est tout simple que nous désirions d'embellir notre retraite : » le poème des Jardins nous a éclairés sur la manière; la sensibi- V lité , le souvenir et la reconnaissance nous guident , et tout le faa- » meau, dans ce moment, y est occupé à élever un monument à » tousles auteurs qui ont si souvent rempli nos jours d'instruction,. » d'attendrissement et d'agrément. Ils seront marqués, selon leur • rang, sur les quatre faces d'une pyramide de marbre : d'un côté, » Pope , Milton , Young , Sterne , Shakespeare , Racine et Rousseau ;. » de l'autre, Pétrarque, Anacréon, Métastase, le Tasse, La Fon- » taine; sur le troisième , madame de Sévigné, madame Riccoboni, » madame de La Fayette , madame Deshoulières et Sapho ; sur le » quatrième enfin , Virgile , Gessner, Gresset et l'abbé Delille. Ce» » quatre faces seront accompagnées d'arbres, d'arbustes et de fleurs.

» Les roses, le jasmin , le lilas, des paquets de violettes et de » pensées seront du côté des femmes; Pétrarque, Anacréon et Mé> » tastase auront le myrte; le laurier sera pour le Tasse; le saule » pleureur, le triste cyprès , les ifs accompagneront Shakespeare , » Young et Racine ; pour le quatrième coté , le hameau choisira ce » que les vergers , les bois , les prairies peuvent offrir de plus agréa- » ble , et chaque habitant plantera un arbre ou un arbuste pour » éterniser des auteurs qui leur ont donné le goût de la vie cfaam- » pêtre , et qui ont par-là même contribué à leur bonheur.

» Il ne leur manque qu'une inscription pour rendre leur idée et » la faire passer à la postérité ; elle sera gravée au pied du monu- » ment, et tout le hameau, d'un seul cri , a décidé que vous en se- » riez l'auteur. Nous la demandons autant à votre cœur qu'à votre » esprit. Cet hommage , simple et vrai , sera bien rendu par l'auteur » du poème des Jardins , par le traducteur de Virgile , et surtout » par un homme sensible.

» Nous vous prions de croire aux sentimens distingués avec les- 1) quels nous sommes , monsieur, les plus grands admirateurs de voa » ouvrages , etc. »

Page 1